Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le petit monde de So et de Fi
Publicité
23 octobre 2016

6ème leçon de natation

Aujourd'hui, JP a eu sa 6ème leçon de natation.

Il y a retrouvé Sophie, malade la semaine dernière, faisant également sa 6ème leçon (elle a commencé une semaine avant JP) et Gosselin qui venait pour sa deuxième leçon.

Nouvel exercice du jour : partir assis sur l'escalier et mettre la tête sous l'eau et les bras en avant, un exploit dans le grand bain :

 

 

Ils ont terminé par des sauts à 1m80 de profondeur où il fallait revenir vers le bord tout seul.

 

Publicité
17 octobre 2016

La belle vie d'Anna

Présentation de l’éditeur

Près de la fenêtre, sur son antique fauteuil à bascule qui vient d'Amérique, Anna chante une berceuse à son petit-fils Pierre. La même berceuse que lui chantait jadis sa propre grand-mère. Lentement les minutes s'enlisent, les contours deviennent flous. Anna se laisse envahir par une " douce torpeur " qui l'emmène loin, très loin en arrière... Elle a maintenant quatre ans et lance des copeaux dans le feu de la cheminée. Là commencent ses souvenirs. Là débute son histoire. L'histoire d'une femme simple et sereine, avec ses joies et ses peines.

Bon, j’ai trouvé ce livre trop long avec beaucoup trop de personnages (même si d’habitude j’arrive à suivre). Malgré l’arbre généalogique en début de livre, j’étais régulièrement perdue dans l’histoire à me rappeler de qui on parlait. J’ai préféré le début  que j'ai trouvé plus intéressant que la fin de l’histoire. J’ai eu du mal à venir à bout de ce livre de Michelle Lavarenne (13 jours pour lire 370 pages, pouf, pouf, …)

Je classe ce livre en 307ème position et ne lui donne pas d’étoile.

5 novembre 2016

Mémoires d'un médecin de campagne

Médecin de campagne, médecin de famille, médecin d'une cité ouvrière pendant près de quarante ans, Vladimir Guiheneuf raconte ses aventures et celles de ses patients. Il témoigne d'une époque que les praticiens des temps modernes ne connaîtront peut-être jamais plus : celle où le médecin était à la fois écouté comme un oracle et gardien des secrets de famille. Mais il révèle aussi comment ce métier a évolué. L'auteur croque le portrait de personnages attachants, drôles, pittoresques, pathétiques, dans le cadre nostalgique d'un village picard attaché à la terre mais peu à peu traversé par le progrès. Avec humour et sagesse, il montre à la fois la petitesse et la grandeur de l'âme humaine. Un récit qui nous plonge dans cette campagne française que nous aimons tant.

Ce livre est un témoignage des conditions de vie dans les campagnes picardes dans les années 1950 et leur évolution jusqu’à la fin des années 1980 vues par un médecin. Il est donc un peu daté et c’est le seul point qui m’aie un peu déçue. Chaque chapitre est une petite histoire sur un patient particulier et le livre se lit facilement.

Je classe ce livre en 209ème position et lui donne une étoile.

23 septembre 2016

Les amoureux

Présentation de l’éditeur

Un été, sur une petite île de l'Atlantique illuminée par ses roses trémières, ses maisons blanches, ourlée de ses longues plages de sable blond, les vacanciers se prélassent dans une bulle de plaisir où ils oublient tout _ sauf l'amour! Les tout jeunes, Jean-Marc et Cécile, sont dans la verdeur de leurs premiers émois. Ils découvrent l'acuité de la jalousie, la torture des brouilles, le bonheur des retrouvailles...Les plus âgés, Jérôme et Marceline, forment un couple qui se croit enfin apaisé après bien des orages. Mais voici que le passé resurgit en la personne d'Antoine, ce bel homme d'âge mûr que Marceline a tant aimé... Que vient-il apporter? La déchirure ou la sagesse? Quant à la belle et solitaire Marianne, elle confie jour après jour à son cahier son amour frustré, douloureux, pour Michel, marié, père de famille, lequel la délaisse cruellement chaque été... Passe Fabrice, peintre, célibataire, amateur de femmes... S'abandonner à une aventure sensuelle parce que la chaleur et le bonheur physique y invitent, est-ce trahir Michel? A vrai dire, en cette brûlante saison, tous les élans voluptueux sont permis et aucun ne tire à conséquence, puisque les excès du corps et du coeur rentreront forcément dans l'ordre à la fin des vacances et avec le retour à la raison... Mais l'amour lâche-t-il si facilement sa proie?

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire (j'ai d'ailleurs mis une semaine à lire c'est quelques 300 pages !), ou plutôt les histoires, car même si cela se passe en un même lieu, une île, il s’agit d’histoires parallèles de personnes qui parfois se rencontrent. Le thème principal en est l’amour, la rencontre, la jalousie, les ruptures, les unions clandestines, … Certaines réflexions ont un peu vieillies (ce livre de Madeleine Chapsal date de 1997) mais le thème de l’amour lui reste immuable…

Je classe ce livre en 288ème position et ne lui donne pas d’étoile.

7 septembre 2016

Coeur à coeur

Présentation de l’éditeur

Il est le génie mondial de l’intelligence artificielle, sur le point de révolutionner la société avec sa création. Elle est la chanteuse la plus adulée au monde, vendeuse de 65 millions de disques. Il saute sans raison du haut du Golden Gate Bridge à San Francisco le soir même où elle subit un grave accident de voiture à New York. Il est devenu amnésique. Elle a perdu le contact avec ceux qui la protégeaient. Ils ont tous deux un incroyable secret… Et 7 jours pour reprendre le contrôle de leur vie.

Impression très mitigée sur ce livre de Folco Chevalier. L’idée de départ est super intéressante mais la fin est mal négociée, je trouve, ou tout au moins un peu trop rapide. On décolle de la réalité à plusieurs reprises et on frôle donc la science-fiction, qui n’est pas trop ma tasse de thé. Du coup, toutes les invraisemblances deviennent possibles...

Je classe ce livre en 273ème position et lui donne une étoile.

Publicité
4 septembre 2016

Coeur de cristal

Présentation de l'éditeur :

Il était une fois, dans un royaume lointain, un jeune prince est victime d'un terrible sort : son cœur, enveloppé d'une gangue de cristal, ne peut ni vibrer ni aimer. Seul un feu d'amour brûlant permettrait de faire fondre le cristal et de libérer son cœur. Alors qu'il est en âge de se marier, et malgré tous ses efforts, aucune femme ne lui inspire cet amour. C'est ainsi qu'il décide de partir sur les routes du monde, à la recherche de celle qui le délivrerait du maléfice. Semée de bien des obstacles, sa quête l'amène à méditer sur le sens de la vie, mais aussi à découvrir le redoutable secret qui pèse sur sa naissance.

Ce livre m’a été envoyé par Marie, avec qui j’ai sympathisé pendant l’expérience des Explorateurs de la rentrée littéraire de lecteurs.com. On a partagé le même sentiment sur le livre « le zeppelin », du coup on a regardé nos profils respectifs sur le site et on a commencé à discuter par mail.

Le cœur de cristal de Frédéric Lenoir est un conte philosophique. Il est plein de réflexions sur l’amour, l’amitié, le bonheur d’apprécier les choses simples. Il m’a fait penser un peu à « laisse-moi te raconter les chemins de la vie » de Jorge Bucay ou à « l’art d’écouter les battements du cœur » de Jan-Philip Sendker.

Je classe ce livre en 228ème position et lui donne une étoile.

1 septembre 2016

Un paquebot dans les arbres

Présentation de l’éditeur

À la fin des années 1950, Mathilde, adolescente, voit partir son père puis sa mère pour le sanatorium d’Aincourt. Commerçants, ils tenaient le café de La Roche-Guyon. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant laisse alors ses deux plus jeunes enfants dans la misère. Car à l’aube des années 1960, la Sécurité sociale ne protège que les salariés et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui, par insouciance, méconnaissance ou dénuement ne sont pas soignés à temps. Petite mère courage, Mathilde va se battre pour sortir ceux qu’elle aime du sanatorium, ce grand paquebot blanc niché dans les arbres, où se reposent et s’aiment ceux que l’enfance ne peut tolérer autrement qu’invincibles.

Si vous voulez vous divertir avec un livre léger, passez votre chemin ! On s’enfonce petit à petit avec Mathilde dans une situation de plus en plus difficile liée à la maladie de son père, puis de sa mère. Ils n’ont aucune couverture sociale et la famille tombe rapidement dans la pauvreté. Les parents se retrouvent au sanatorium tandis que Mathilde et Jacques sont placés en famille d’accueil. Mathilde porte la famille à bout de bras. Un parallèle est fait entre les événements de l'époque (la guerre en Algérie, l'OAS, le FNL) et la lutte de Mathilde contre le système, les assistantes sociales, ... J’ai préféré la fin du livre même s’il n’est pas plus gai…

Je classe ce livre en 326ème position et ne lui donne pas d’étoile.

30 août 2016

Au commencement du septième jour

Voici donc le quatrième et dernier livre reçu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire et commenté sur "lecteurs.com" :

Avis de la page 100

Camille, la femme de Thomas, devait rentrer à la maison vendredi soir après une semaine de travail loin de lui mais finalement elle l’appelle pour lui dire qu’elle ne reviendra que le samedi. Un coup de fil à 4 h du matin de la gendarmerie lui annonce que Camille vient d’avoir un grave accident de la route. Il se rend à l’hôpital, elle se trouve dans le coma. S’ensuit alors une recherche pour comprendre les circonstances, le lieu improbable, l’accident sur une route parfaitement droite, …

L’auteur, Luc Lang, nous communique l’incompréhension de Thomas et son stress latent. Il est ingénieur informaticien et donc extrêmement rationnel. Cet accident le déstabilise. Il a du mal à communiquer avec leurs enfants et va jusqu’à négliger certaines obligations professionnelles. On se retrouve à vouloir comprendre avec lui les raisons du drame et espérer comme lui le réveil de Camille.

Chronique :

L’histoire se poursuit sans que Thomas trouve la véritable explication de l’accident de sa femme alors que j’imaginais que ce serait l’objet principal du livre.

On perd quelque peu la trace de Camille car on retrouve Thomas en randonnée solitaire dans ses Pyrénées natales et on en comprend la raison plus tard (livre 2).

Viennent ensuite les retrouvailles avec sa sœur, médecin en mission humanitaire en Afrique où Thomas découvre les raisons de son exil et les racines d’un  secret de famille (livre 3).

J’ai bien aimé le fond de l’histoire mais beaucoup moins la forme. Les phrases sans fin sont amusantes au début mais deviennent rapidement agaçantes au fil des pages jusqu’à ternir la compréhension du lecteur, en tout cas la mienne. Cette prose au kilomètre est lourde, sans respiration aucune même lorsqu’il y a des dialogues, à tel point qu’on ne sait parfois plus qui parle.

L’auteur mélange régulièrement les souvenirs, les rêves, la réalité, les retours en arrière, ce qui entraîne une certaine confusion. Il aime poser une situation puis revenir en arrière pour expliquer le cheminement jusqu’à cette situation, ce qui fait que j’ai eu le sentiment à trois reprises d’avoir manqué une information ou d’avoir compris a posteriori mais c’est probablement volontaire (enfin j’espère !).

Je classe ce livre en 357ème position et lui donne un "moins".

 

29 mai 2016

La bibliothèque des coeurs cabossés

Présentation de l’éditeur

Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l'Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l'invite à venir passer des vacances chez elle. A son arrivée, une malheureuse surprise l'attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque... grâce aux livres, bien sûr.

J’ai beaucoup aimé ce livre de Katarina Bivald. Il m’a fait un peu penser à « l’épopée du perroquet » (classé en 8ème position) avec une héroïne qui se cherche et qui travaille dans une bibliothèque parce qu'elle aime lire. Comme l’auteure l’indique elle-même par le biais de son héroïne qui adore les livres, il s’agit d’une  « chick lit » (terme est utilisé pour désigner un roman écrit par les femmes pour le marché féminin). La fin est d’ailleurs un peu trop « à l’eau de rose » à mon goût mais les personnages sont réalistes et attachants, au point que l’on a du mal à les quitter… Après il y a aussi plein de suggestions de lectures...

Je classe ce livre en 25ème position (j’ai vraiment passé un bon moment de lecture surtout dans les 75 premiers pour cent du livre) et lui donne 3 étoiles.

2 avril 2016

Le vestibule des causes perdues

Présentation de l’éditeur

C'est l'histoire de Mara, de Robert, de Sept Lieues, d'Henrique, de Bruce, de Clotilde, de cet homme qu'on appelle Le Breton, de Flora et d'Árpád. Un retraité, un joueur de guitare, un cow-boy, un exégète de Claude Simon, une brunette maigrichonne, un taiseux, une grande bourgeoise fatiguée, un gars que la vie un jour a pris pour un punching-ball. L'histoire de gens qui n'avaient aucune chance de se croiser, mais qui tous, un jour, enfilent de grosses chaussures, un sac à dos et mettent le cap vers les confins de l'Espagne, le bout du monde, la fin de l'Europe : Saint-Jacques-de-Compostelle. Sans se douter que ce chemin emporte ceux qui l'arpentent bien plus loin que ce qu'ils pouvaient imaginer...

J’ai adoré me plonger dans cette histoire de Manon Moreau (ou plutôt ces histoires car chaque personnage est une histoire à lui tout seul) avec ce fameux paradoxe qui fait qu’on dévore un livre et qu’on voudrait aussi ne jamais le terminer tellement on y est bien. Le titre est magnifique tout comme les personnages que l’on découvre petit à petit. L’auteure décrit parfaitement la fatigue, les douleurs, les petits bobos, mais aussi les remises en question, les réflexions sur l'existence, sur ce qu’il faudrait changer... On  ressent le soulagement à l'approche des auberges le soir et l'envie de repartir de plus belle le lendemain matin... On n’a qu’une envie à la fin de la lecture, faire comme les personnages et boucler son sac afin de se lancer à son tour dans le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Je classe ce livre en 1ère position (et oui !!) et lui donne trois étoiles.

A lire absolument !

22 mars 2016

Demain, il fera beau

Présentation de l’éditeur

Depuis longtemps, Sarah rêve d’ouvrir un gîte en Normandie. Un jour, à quarante ans, elle saute le pas et décide de s’installer en famille près d’Etretat, entre mer et campagne. En famille ? C’est ce qu’elle croyait, mais la veille du déménagement, son mari lui annonce brusquement qu’il ne viendra pas. Bien obligée de se débrouiller seule, avec deux enfants, une maison à rénover, des voisins pas toujours charmants, une actrice à héberger le temps d’un tournage, Sarah doit changer radicalement de vie. Au fil des jours, à la poursuite du bonheur malgré les difficultés, des personnes qui étaient des inconnus deviennent des amis. L’horizon s’éclaire peu à peu et tout semble pouvoir recommencer…
Un délicieux roman sur les secondes chances de la vie. 

J’ai bien aimé ce livre de Cécile Rouillé. L’écriture est facile et agréable. Le titre est un peu « cucul » mais l’histoire est intéressante. Il y a tout de même trois petites choses qui m’ont gênée : le côté « les gentils » et « les méchants » un peu trop prononcé, les dons surnaturels de deux personnages et l’absence de décision tranchée de Sarah à la fin du livre (à se demander si un deuxième tome est en préparation ?). J’ai tout de même passé un très agréable moment de lecture.

Je classe ce livre en 87ème position et lui donne 2 étoiles.

18 mars 2016

Une rivière sur la lune

Quatrième de couverture

Codi revient à Grace, petite ville (imaginaire) de l'Arizona, afin de soigner son père. Elle s'est donné un an, la durée du remplacement qu'elle a accepté d'assurer dans un lycée de la ville, pour prendre les dispositions nécessaires à son égard. Déprimée, indécise quant à son avenir, elle arrive dans cette ville, quittée depuis longtemps, où elle est confrontée à l'absence d'une sœur adorée partie en mission humanitaire au Nicaragua - alors en pleine guerre civile - et à un père que sa maladie dégénérative rend plus distant et plus étrange encore qu'autrefois. Les souvenirs de son enfance à Grace sont d'autant plus flous qu'un double drame personnel a contribué à en effacer les contours. Presque malgré elle, Codi est prise dans une vaste campagne menée par les femmes de la ville dans le but de contrecarrer les projets d'une société minière risquant de provoquer une catastrophe écologique majeure, qui entraînerait à plus ou moins brève échéance la mort de la région. Par le biais de cette action, Codi, qui doutait d'elle même et de ses capacités, se reconstruira peu à peu, en renouant à la fois avec ses origines, ses anciennes amours et un environnement magnifique que diverses tribus indiennes ont fortement marqué.

J’avais déjà lu 3 livres de Barbara Kingsolver que j’avais adorés : « L’arbre aux haricots » classé en 12ème position, « Les cochons au paradis » classé en 41ème position et « Un été prodigue », classé en 57ème position. Je n’ai pas retrouvé ici dans « une rivière sur la lune » cette même fluidité et cette facilité à m’embarquer dans son monde. J’ai dû me contraindre sur la première moitié du livre à avancer dans l’histoire (j'ai mis 11 jours pour lire ce livre de 384 pages !). La seconde moitié s’est mieux passée mais je suis un peu déçue car je reste sur sa faim sur l’origine de cette relation difficile entre un père et ses filles.

Je classe ce livre en 261ème position et lui donne une étoile.

24 mars 2017

La vie enfuie de Martha K

Présentation de l'éditeur

Un froid glacial la tire de l’inconscience. Autour d’elle, des parois métalliques et sales. La jeune femme ne sait pas comment elle est arrivée là, et pire, elle ne sait pas qui elle est. Après des semaines d’hôpital, elle apprend qu’elle se prénomme Martha, qu’elle est française, mariée et mère d’un petit garçon. Personne ne peut expliquer pourquoi elle se cachait dans la remorque de ce camion, à la frontière entre l’Allemagne et la Pologne. Elle moins que les autres, car son amnésie est totale. Et quand elle revient dans leur maison sur les bords du lac d’Annecy, elle découvre sa vie passée. Mais elle ne se reconnaît pas dans la femme qu’on lui décrit. Une part d’elle-même a disparu, Martha en est certaine. Alors elle va enquêter. Que faisait-elle sur cette route lointaine, un matin de janvier ? Est-ce qu’elle fuyait ? Pourquoi n’avait-elle sur elle qu’un tube de rouge à lèvres ? Pourquoi, surtout, le sentiment que quelque chose – ou quelqu’un – lui manque atrocement est-il aussi ancré en elle ?

C’est le second livre que je lis d’Angélique Barberat. J’avais classé "L’instant précis où les destins s’entremêlent" en 38ème position. Dans "la vie enfuie de Martha K", j’ai trouvé le premier tiers du livre un peu long (environ 135 pages) car aucun souvenir ne ressurgit de la mémoire de Martha. Puis, lorsque celui-ci survient, on plonge dans ce souvenir pendant un bon moment (environ une centaine de pages), à tel point qu’on ne sait plus ce qui se passe dans le présent et que l’on voudrait bien y revenir… A part ce problème de « timing », j’ai bien aimé ce livre. On a envie de connaître le dénouement (à ce moment là, j'aurais bien mis deux étoiles et un meilleur classement). Malgré tout, je suis un peu déçue par la fin qui se veut probablement surprenante. Il reste aussi des choses inexpliquées (le sac à mains introuvable). Enfin, le bond dans le futur futuriste n’était pas indispensable.

Je classe ce livre en 185ème position et lui donne une étoile.

 

19 décembre 2015

Hier encore, c'était l'été

Présentation de l’éditeur

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la claque est brutale. En une décennie, ceux que les intellectuels appellent la jeunesse perdue et désillusionnée vont devoir apprendre à se battre pour exister. La vie les perdra par endroits. À travers les drames, les fous rires et les joies subsiste alors l'amitié. Et l'amour qui les sauvera. Tendre portrait d’une génération et d’une époque, Hier encore, c'était l'été prend aux tripes pour ne plus vous lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines. C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.

Ce livre de Julie de Lestrange est très agréable, facile à lire. L’histoire de ces deux familles où les destins se croisent est simple et les personnages sont attachants. Bref, c’est une histoire sur la vie de gens ordinaires, toute pleine de tendresse. Ce livre est un bon moment de lecture. Juste une chose, le titre, qui ne veut pas dire grand-chose, mais comment résumer autrement le temps qui passe…

Je classe ce livre en 123ème position et lui donne 2 étoiles.

14 décembre 2015

Et soudain tout change

Présentation de l’éditeur

Camille et ses amis se connaissent depuis la maternelle. Leur dernière année de lycée les a enfin tous réunis dans la même classe. À quelques mois du bac, en compagnie de sa meilleure amie, Léa, d’Axel, Léo, et toute sa petite bande, la jeune fille découvre joyeusement la vie. Tous se demandent quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent encore que d’ici l’été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie. Du meilleur au pire, avec l’énergie de leur âge et leurs espoirs, entre convictions et doutes, entre illusions et réalité, ils vont expérimenter, échanger et affronter. Leur histoire est la nôtre. Bienvenue dans ce que nous partageons de plus beau et qui ne meurt jamais…

J’ai adoré. Au début, cela commence comme un roman pour adolescents mais c'est finalement beaucoup plus que cela. Ce livre de Gilles Legardinier est plein d’humour, de jolies réflexions sur la vie, sur la jeunesse, sur l'amitié, sur ce qui est vraiement important et il y a plein d’émotions aussi. Impossible de le lâcher une fois commencé, c'est beau et rempli de délicatesse. C’est le 6ème livre que je lis de cet auteur et je les ai tous aimés sauf un. Belle performance ! Je vous le conseille...

Je classe ce livre en 15ème position et lui donne 3 étoiles.

1 février 2015

Par le feu

Quatrième de couverture

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi s'immolait par le feu. Ce geste radical fut le signal déclencheur de la Révolution de Jasmin en Tunisie. Tahar Ben Jelloun, dans une fiction brève, réaliste et poétique, reconstitue les jours qui ont précédé ce sacrifice. Un superbe hommage aux révolutions arabes et ces millions d'hommes et de femmes anonymes descendus dans les rues pour réclamer liberté et dignité dans leur pays.

Antoine doit lire « Par le feu » de Tahar ben Jelloun dans le cadre du cours de français. Je viens de le terminer. Il s’agit effectivement d’une reconstitution de la vie de pauvres gens qui essaient de s’en sortir dans un pays où la police est corrompue et où le racket est malheureusement monnaie courante. Il y est question de lutte des classes, de chômage, de pauvreté, d’inégalités et d’injustices quotidiennes.

L’auteur n’hésite pas à s’engager dans ses livres pour des causes telles que le racisme, la pauvreté, le totalitarisme, la révolution arabe, ...

« Par le feu » se lit très rapidement car il comporte en tout et pour tout 42 pages… Même si des élèves de 1ère vont se satisfaire de cette courte nouvelle, je trouve que le prix de 8,50 euros au vu du nombre de pages est un peu exagéré !

Le côté « engagé » de l’ouvrage m’a fait penser à une nouvelle qu’Antoine avait dû lire en 2nde. Il s’agissait de Matin brun et il était question d’un régime totalitaire qui prenait la décision arbitraire de mettre en prison tous les propriétaires de chiens bruns. C’était également plein de justesse et d’enseignements.

Je classe ce livre en 144ème position et lui donne une étoile

27 janvier 2015

Ce que je peux te dire d'elles

Présentation de l’éditeur

Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n'aime pas ça : les coups de fil au petit matin n'annoncent jamais rien de bon. Cette fois, pourtant, c'est une bonne nouvelle : Violette a accouché dans la nuit d'un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire... Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au cœur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où, remontant le temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu'elle peut lui dire d'elles. Mais Violette l'attend-elle encore au bout de ce chemin à la fois heureux et cabossé ? (…)

J’ai tout bonnement adoré ce livre. C’est une histoire de femmes comme je les aime, chacune d’elles avec son caractère et sa détermination dans les choix de la vie. L’auteure, Anne Icart, décrit particulièrement bien cette façon que l’on a de vouloir faire différemment de nos parents mais de reproduire malgré tout certains schémas avec nos enfants. 4 héroïnes principales : 3 sœurs-cousines, l’une ayant perdu l’homme de sa vie alors qu’elle était enceinte, l’autre, féministe, refusant délibérément d’avoir une relation durable avec un homme et d’avoir un enfant, la troisième séparée de son mari sans avoir assouvi son désir d’enfant et 1 fille-nièce décidant de faire un enfant toute seule…

A lire absolument si vous aimez les sagas familiales où les liens sont parfaitement décrits, sur fond d'émancipation et de liberté.

Je classe ce livre en 14ème position et lui donne 3 étoiles.

19 avril 2015

La cité de la joie

Petit résumé de mon cru (pas de quatrième de couverture et pas de résumé intéressant sur internet) :

Parmi beaucoup de personnages dans ce livre, il y a Hasari Pal et sa famille qui vivent à Bankuli, à 400 km de Calcutta. Ils sont paysans mais petit à petit ils n’arrivent plus à subsister car les mauvaises saisons se succèdent et ils sont obligés peu à peu de vendre leurs terres. Il décide alors de partir avec femme et enfants à Calcutta pour trouver un travail et permettre à ce qui restent de recevoir leur aide. Ils vivront tout d’abord sur un bout de trottoir avant qu’il ne trouve un travail très physique de tireur de rickshaws qui leur permettra d’habiter dans un slum (bidonville au nom de « cité de la joie »). Paul Lambert est un prêtre français souhaitant vivre parmi les pauvres pour les aider. Il y découvrira beaucoup de souffrances : la malnutrition, la maladie (le choléra, le paludisme, la lèpre, la fièvre rouge, …), l’insalubrité (surtout en période de mousson), les rats et les cloportes... Un comité d’entraide se crée avec des hommes et des femmes qui vivent aussi dans le bidonville (Margareta –chrétienne-, Santa et Ashish –jeune ménage hindou-, Aristote John –Anglo-indien chrétien-, Salladin –ouvrier musulman- et Bandona –jeune assamaise-). Viendra en renfort pendant un an, Max Loeb, jeune interne en chirurgie américain, qui stoppe ses études momentanément. Paul et Max constateront que cette communauté très pauvre, composée de personnes de religions et de castes différentes, est animée d’un esprit de solidarité incroyable et ceux qui ont si peu partagent ce qu’ils ont avec les plus démunis qu’eux. Il leur faut faire face également à la mafia qui « protège » mais surtout rackette pour un bout d’abri, à une administration très lourde (récupérer un colis de médicaments nécessite parfois plusieurs jours), à une police habituée aux bakchiches et particulièrement soupçonneuse par rapport aux étrangers venus pour aider (ne sont-ils pas plutôt à la solde de la CIA ?) et aux trafics en tout genre (dons du sang contre argent, achat du squelette avant une mort proche, ...).

C’est un livre témoignage très fort sur la vie dans un bidonville de Calcutta où la souffrance est continuelle mais où la fraternité entre les hommes permet de garder l’espérance.

Comme je l’ai indiqué dans mon billet précédent, le livre et le film qui en a été tiré sont vraiment très différents. On retrouve certains personnages (et pas d’autres) et pas dans les mêmes circonstances. Paul Lambert n’est pas dans le film, par exemple, alors qu’il est le personnage central du livre (il est remplacé par une femme non religieuse qui s’occupe du dispensaire déjà crée dans le film à l’arrivée de Max).

J’avais adoré le film et même s’il est très différent, j’ai adoré le livre. Il faut le lire absolument !!!

Je le classe en 15ème position et lui donne 3 étoiles.

 

20 avril 2012

Des gens très bien

Alexandre Jardin nous parle de son grand-père appelé  « le Nain Jaune », qui  fut le directeur de Cabinet de Pierre Laval de mai 1942 à octobre 1943 ; autant dire que lors la rafle du Vél d’Hiv – à la mi-juillet 1942 – il était au cœur du pouvoir collaborateur.  Dans "Des gens très bien", Alexandre Jardin raconte les recherches qu'il a mené depuis l’âge de dix-sept ans, où il a commencé à comprendre ce que signifiaient les responsabilités de son grand-père, avant de s’interroger sur les chemins qui conduisent quelqu’un de bien à participer à l’horreur ; et à l’assumer sans jamais se renier.

C’est un livre inclassable. Alexandre Jardin ne supporte pas son hérédité et l’omerta de sa famille sur les actions de son grand-père lors de ses fonctions dans le gouvernement de Vichy. Il paraît entaché du rôle qu’a tenu son grand-père et semble expier tout au long du livre une faute qui n’est pas la sienne…

Alors qu’il apparaît comme ayant fait pas mal de recherches sur cette époque dramatique pour le sort de nombreux juifs, les 300 pages de ce livre comportent à mon sens, peu d'éléments sur les événements historiques en eux-mêmes et apparaît plutôt comme une longue lettre de commisération.

Inclassable mais tout de même classé en 83ème position et sans étoile. Il est d’ailleurs classé juste derrière « la femme gelée » et je leur trouve comme similitude un long apitoiement sur eux-mêmes même si leur sujet n’ont rien en commun.

10 septembre 2010

Faites du sport !

Le collège d’Antoine propose des activités sportives en plus des 3 heures d’EPS obligatoires. Elles peuvent être pratiquées le midi, le soir ou le mercredi en début d’après-midi. Je viens de recevoir le détail des activités de cette année : escalade, badminton, football, volley-ball et tennis de table mais il y a en plus un petit mot d’accompagnement des professeurs d’EPS nous rappelant que les adolescents sont de plus sédentaires.

Je trouve cela très bien que de telles activités soient proposées et l’année dernière Antoine s’était inscrit à l’escalade. Il devait y aller chaque mercredi de 12 h 30 à 14 h. Le problème c’est qu’il y a eu beaucoup de volontaires, ils ont donc divisé le groupe en 2 et de fait la fréquence à une semaine sur 2. Ensuite, il y avait très souvent des compétitions pour les élèves de 4ème ou 3ème et les séances alors étaient supprimées (Antoine se retrouvait alors à faire du badmington). Sur une année, Antoine a dû y aller en tout et pour tout à peine une dizaine de fois (sur 36 semaines que compte une année scolaire !).

Sans compter qu’Antoine fait du judo pour la 5ème année le mardi et le jeudi, soit 3 heures de sport et que la saison des compétitions va bientôt redémarrer…

6 décembre 2025

Identifiants, mots de passe et compagnie...

Petit mari a mal au pied de façon chronique.

Il est allé faire une radiographie le 30 octobre puis une échographie le 2 décembre.

Le centre d'examen à Orchies (car pas de place à Valenciennes) a changé de système informatique le 2 décembre (forcément, sinon ce n'est pas drôle !).

Quand on se connecte sur leur site pour avoir le résultat après avoir créé un compte, il est demandé si l'examen a eu lieu avant ou après le 2 décembre 😁. 

On a essayé en mettant avant, on a essayé en mettant après, on n'a rien obtenu 🤔.

La personne de l'accueil avait précisé à petit mari d'aller sur "mon espace santé" s'il avait des difficultés.

On a donc fait la démarche. Impossible de se connecter avec l'adresse mail ou le numéro de sécurité sociale (malgré des mails avec des numéros de sécurité à compléter ou des sms sur le téléphone).

On a fini par rentrer sur "mon espace santé" en passant par France Connect et nos identifiants du site des impôts !!

Tout ça pour quoi ? Pas de résultat de l'échographie 😂. Seulement la radiographie (que l'on avait déjà).

Je comprends qu'il faille sécuriser les sites en ligne mais là, ça devient du grand n'importe quoi. On a tourné en rond pendant plus d'un quart d'heure pour... rien !

22 mars 2024

Un chien à ma table

Présentation de l’éditeur :

C’est un roman dont Yes, une jeune chienne, est le personnage principal. Un soir, celle-ci, traînant une sale histoire avec sa chaîne brisée, surgit à la porte d’un vieux couple, Sophie une romancière et Grieg son compagnon. À partir de là, le destin de Yes va tenir à lui seul la narration. D’où vient-elle, qu’a-t-elle vécu ? Est-on à sa poursuite ? La chienne se révèlera la gardienne de ce qui caractérise l’humain. La gardienne du langage. Mais une gardienne menacée. On pourrait aussi voir dans ce roman l’histoire d’un duo féminin/animal. Il raconte en effet la grande affection qui lie Sophie, la narratrice, et Yes, la jeune chienne échappée de chez un zoophile. Chacune s’augmentant de l’autre. Chacune veillant aussi sur l’autre. Jusqu’au drame. Mais c’est également un roman d’amour entre deux êtres humains, interrogeant quelle sorte d’amour lie encore un vieux couple, Sophie qui aime les marches dans la forêt, et Grieg, déjà sorti du monde, dormant le jour et lisant la nuit, survivant grâce à la littérature. L’intrusion de Yes sera le révélateur de l’amour qui lie ce couple en passe de l’avoir oublié. Cependant, on peut aussi penser que le thème du roman, c’est la vieillesse. Celle du monde, celle d’un couple, celle d’une femme. Oui. Mais surtout le contraire de la vieillesse. Dans ce roman, on n’accepte pas encore la défaite. Grâce à l’irruption de Yes, il est une ode à la vie. On peut également penser qu’on se trouve dans un roman écoféministe dont l’enjeu est ce qui lie la nature menacée et le féminin révolté. Quoi qu’il en soit, on baigne dans des temps troublés. Bizarres. Inquiétants. Où va-t-on ? L’humanité, que deviendra-t-elle ? Que deviendront les bibliothèques, les librairies, les livres ? Mais comme il s’agit d’un livre qui prône l’extravagance, où les poètes de ces temps de détresse se sont réfugiés dans les champignons, merveilles d’un futur imprévisible, ce roman baigne dans un climat d’amour de la poésie. Son véritable enjeu climatique, c’est la poésie.

Le résumé de la quatrième de couverture avait tout pour me séduire : vivre de manière isolés dans la nature, accompagnés d’un chien qui s’est sauvé parce que maltraité, des marches en forêt, …

Sauf qu’on se rend compte rapidement qu’il n’y a pas vraiment d’histoires, que ce sont des notes mises bout à bout et où le chien n’apparaît même plus alors que c’est le titre du livre.

Alors, l’autrice, Claudie Hunzinger, est particulièrement cultivée, elle nous abreuve de références dont la plupart en anglais que je ne connais pas pour la plupart, j’ai découvert beaucoup de mots nouveaux dont je ne sais pas si je saurais les utiliser…

On a l’impression qu’elle a écrit ce livre parce qu’il fallait écrire un livre mais qu’en fait elle ne savait vraiment pas où elle allait et nous a perdu en cours de route. On espère qu’il va se passer quelque chose mais non, rien. Elle se décrit comme une écri-vaine mais on comprend finalement pourquoi.

Et puis et surtout ce pessimisme sur le monde. Oui, il y a le réchauffement climatique, oui, il y a des espèces qui disparaissent et d’autres qui sont en voie de disparition, oui, cela fait peur bien sûr, mais si vous n’avez pas le moral, ne lisez pas ce livre.

Je classe ce livre en 696ème position et ne lui donne pas d’étoile.

Quelques mots difficiles glanés au fil des pages :

Anachorète = ermite
Moraine = Amas de débris rocheux entraînés par le mouvement de glissement d'un glacier
Dystopie = contre-utopie (1984)
Incipit = premiers mots d’un livre, premières notes d’une partition
Parataxe = mode de juxtaposition de phrases sans mot de liaison expliquant leur relation
Vulnéraire = qui est propre à la guérison des plaies
Anthropocene = ère géologique actuelle dans laquelle l’homme modifie considérablement le milieu naturel
Potlach = Cérémonie amérindienne à caractère sacré qui consiste en un échange de dons.
Sicut palea = on s’en fout
Dosse = Première ou dernière planche sciée dans un tronc d'arbre, et dont la face non équarrie est recouverte d'écorce.
Déréliction = État de la personne qui se sent abandonnée, privée de tout secours.
Hiératique = Qui semble réglé, imposé par un rite, un cérémonial, une tradition.
Synesthésie = Trouble de la perception dans lequel une sensation supplémentaire est ressentie dans une autre région du corps que celle qui est perçue normalement.
Liber = Partie d'un arbre entre l'écorce et le bois.
Tissu végétal de cette partie, contenant des vaisseaux où circule la sève.
Cenitaphe = Tombeau élevé à la mémoire d'un mort et qui ne contient pas son corps.
Succube = Démon femelle qui vient la nuit s'unir à un homme.

 

Quelques extraits :
« J’avais un jour expliqué à un collégien sensible à la disparition des oiseaux et qui n’admettait pas qu’on lui fasse déchiffrer Lancelot du Lac de Chrétien de Troyes, ce qui l’embarrassait de mots oubliés qui ne lui serviraient à rien, je lui avais expliqué que les mots et les oiseaux, ou plus exactement le phrasé de nos mots et celui de leurs chants, étaient sans doute liés, invisiblement liés comme deux vases communicants abreuvés à la même nappe phréatique, issus du même fleuve Diversité, et soumis les uns et les autres à la même pression atmosphérique. Beaucoup d’espèces de mots, grande variété d’oiseaux. »

« Quand est-ce que tout avait commencé ? Sans doute bien avant qu’on s’en aperçoive. À quel moment tout s’était-il mis à foirer, visiblement ? Qu’est-ce qui s’était joué dans notre dos dont on avait ignoré les signaux lugubres ? »

« Souvent, la nuit, quand je me réveillais, je pensais à mon travail de sentinelle. Mets-toi une lampe sur le front, une frontale pour éclairer ce qui t’entoure, voilà ce que je me répétais. Éclairer ce que nous allons perdre. Éclairer la perte. Voilà le travail. Parce qu’il était incroyable, le défilé de la perte, et comme il était venu vite. Tout ce que la perte perdait, n’en finissait pas de perdre à toute allure, en accéléré. »

24 février 2024

La saga des Cazalet

Présentation de l’éditeur : 

Juillet 1937, Sussex. Dans la propriété de Home Place, la Duche, affairée avec ses domestiques, prépare l'arrivée de la famille au grand complet : ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, sont en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes. Entre pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone, les intrigues familiales se succèdent. Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes répond la toute-puissance - ou l'impuissance - des hommes. L'été regorge d'incertitudes mais, sans l'ombre d'un doute, une nouvelle guerre approche...

C’est la première fois que je tente un livre audio. Et je pense que le choix de ce livre en particulier n’était pas une bonne idée. 
En effet, il ne se passe rien dans ce livre d’Elizabeth Jane Howard. Ce n’est qu’une succession de descriptions de lieux, de toilettes des personnages, des repas, …

Quant aux dialogues, je ne sais pas si c’est le fait de la lectrice, mais je les ai trouvés très « cucul gnangnan ».

Il y a 5 tomes... Je m'arrête au premier.

Je classe ce livre en 750eme position et lui donne un @moins ».

15 mars 2024

La baie des baleines

Présentation de l’éditeur :

Liza ne peut échapper à son passé. Heureusement, les plages sauvages de Silver Bay, en Australie, et la communauté soudée qui vit là-bas, lui permettent d'assouvir sa soif de liberté et de prendre un nouveau départ avec sa fille, Hannah. L'arrivée de Mike dans l'hôtel de sa tante va mettre la Baie des baleines en effervescence. Cet Anglais élégant aux yeux doux pourrait anéantir tous les efforts qu'elle a déployés pour préserver l'entreprise familiale et les baleines qui peuplent la baie - et venir à bout de ses dernières défenses. Liza jure qu'elle ne se laissera plus prendre au jeu de l'amour, mais cet homme est peut-être celui qu'elle attendait depuis longtemps... 

J’ai beaucoup aimé ce livre de Jojo Moyes. On ne s’attend pas à la fin et c’est moins à l’eau de rose que pourrait le laisser supposer le résumé. Toutefois, il y a deux petites choses qui m’ont paru peu crédibles (ou que je n’ai pas comprises) :

  • A quoi aurait servi à Liza de retourner en Angleterre pour empêcher le projet immobilier ?
  • J’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup d’oppositions de l’ancien compagnon de Liza et que c’était un peu rapide et facile (je ne peux pas en dire plus sans risque de dévoiler la fin de l’histoire).

Je classe ce livre en 147ème position et lui donne 3 étoiles.

10 mars 2024

Fille en colère sur un banc de pierre

Présentation de l’éditeur :

« Elle aurait pu renoncer. Elle aurait dû renoncer. Elle se le répéta bien un million de fois toutes les années qui suivirent. Elle eut d'ailleurs une hésitation, peut-être valait-il mieux rester, se rallonger dans la chambrée, à écouter ses deux autres sœurs qui gesticulaient dans leur sommeil, pétaient et miaulaient sous leurs draps à cause de leurs rêves lascifs tout juste pubères. Peut-être valait-il mieux abdiquer, enrager, et se délecter de sa rage, puisqu'il y a un plaisir dans l'abdication, cela va sans dire, le plaisir tragique de la passivité et du dépit, le plaisir du drapage dans la dignité, on ne nous laisse jamais rien faire, on a juste le droit de se taire, on nous enferme, alors que les autres là-bas au loin s'amusent et se goinfrent, qu'est-ce que j'ai fait dans mes vies antérieures pour mériter ça, oh comme je suis malheureuse. Peut-être aussi que le jeu n'en valait pas la chandelle. Mais le jeu, n'est-ce pas, en vaut rarement la chandelle. Le jeu n'est désirable que parce qu'il est le jeu. »

Tout d’abord, dans la forme, ce roman de Véronique Ovaldé est un peu pénible à lire. Il n’y a pas d’espace entre les paragraphes, les dialogues sont tapés au kilomètre et comme les phrases s’enchaînent dans de nombreuses digressions, c’est lourd à lire.

Concernant le fond, ce n’est pas très réjouissant non plus. La famille Salvatore a connu un drame, la perte de leur quatrième fille. C’est raconté du point de vue de la troisième fille, celle à qui l’on a reproché le drame. La fin est surprenante et c’est le seul côté positif que je trouve à cette lecture.

Je classe ce livre en 682ème position et ne lui donne pas d’étoile.

Publicité
Le petit monde de So et de Fi
  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
Archives
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 224 676
Publicité