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Le petit monde de So et de Fi
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4 juin 2017

Le psy, le caniche... et moi

Présentation de l’éditeur

UN MARI PSY QUI LA TROMPE... nie farouchement l'évidence et n'applique aucun des principes qu'il conseille à ses patients. UN FILS ADO MANIAQUE DE LA PROPRETÉ... dont la consommation d'eau et de savon rivalisent ceux d'une blanchisserie. UNE VIEILLE TANTE DÉJANTÉE... sur le point d'être chassée de sa maison de convalescence pour cause de soirées karaoké. ÉGALEMENT : une Charlotte bien décidée à surmonter les embûches... par le RIRE. Avec le soutien de deux amies et celui, inattendu, d'un vieux client qui confond retraite avec nouvelle jeunesse. Entre assassinat de smartphone, pancakes aux myrtilles et course-poursuite dans un palace s'ensuit une comédie gaie, vitaminée, aux personnages attachants en proie à de multiples rebondissements.

J’ai bien aimé. Le style est facile (par contre, il y a des fautes d’orthographe, des mots manquants -voire carrément des fins de phrase !-, de mot pour un autre, … soit un gros problème de relecture) et dynamique. On aime les personnages bien campés et on suit leurs aventures avec plaisir. C’est divertissant et donc un bon moment de lecture. L'auteure est en train d'écrire la suite...

Je classe ce livre en 70ème position et lui donne 3 étoiles.

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31 mai 2017

Bertrand et Lola

Présentation de l’éditeur

L'histoire de Bertrand et Lola, c'est l'histoire des choix qu'on effectue pour de bonnes raisons, et qui nous enferment à jamais. Ainsi, Bertrand et Lola pensaient tout contrôler. Mais l'amour ne se laisse pas faire ! Pourquoi Lola a-t-elle sonné à cette porte ? Pourquoi Bertrand a-t-il ouvert ? Comment peut-on tomber amoureux en dix secondes ? Durant quelques heures d'un bonheur insoupçonné, Bertrand et Lola vont s'aimer et tout oublier. Lui, qu'il est photographe, épris de liberté. Elle, qu'elle est hôtesse de l'air, sur le point de se marier. Pourtant, ensemble, ils prennent la plus sage et la pire des décisions : poursuivre leur chemin et leurs carrières respectives. Mais quand on est envahi par un si grand amour, tout devient plus fort, l'absence, le manque, l'attente, le besoin, le remords. Piégés dans leur propre vie, comment Bertrand et Lola pourront-ils se libérer ?

C’est le troisième livre que je lis d’Angélique Barberat. J’avais adoré « l’instant précis où les destins s’entremêlent » (classé en 41ème position avec 3 étoiles) plein de finesse et de justesse dans la description de l’enfer vécu par une femme maltraitée par son mari et la rencontre avec un homme sensible qui détecte immédiatement sa situation car identique à celle que sa mère à lui a vécu. J’avais moins aimé « la vie enfouie de Martha K » que j’avais trouvé plus confus (classé en 195ème position avec une étoile).

J’ai malheureusement retrouvé cette confusion dans ce livre « Bertrand et Lola ». Je sais qu’il y a une suite et j’ai failli acheter les deux en même temps (pour la modique réduction de 2 euros !) mais j’ai été prudente en me disant que je n’allais peut-être pas apprécier le premier. J’ai bien fait, je ne lirai pas le tome 2 (j’imagine, à tort sûrement, qu’on resigne pour un tour, ils se reperdent de vue tout le livre pour se retrouver à la fin).

Le style est lourd et pompeux. On ne sait jamais qui parle, il faut revenir en arrière pour deviner quel protagoniste a parlé. Les idées s’enchaînent de façon farfelue parfois et désoriente la lectrice que je suis. Il y a beaucoup trop de longueurs.

J’ai le sentiment qu’à vouloir trop bien écrire, l’auteure en perd le fil et toute fluidité. C’est tout à fait cela, pour moi, rien n’est fluide dans ce roman. Je me suis ennuyée (10 jours pour en venir à bout !).

Souvent je me prends de sympathie pour les personnages. Ici, je ne m’y suis pas attachée, je suis restée insensible aux malheurs de Bertrand et de Lola. Tout aurait été tellement plus simple s’ils avaient échangé leurs coordonnées dès le départ ! Cela aurait évité 591 pages de lamentations.

Je classe ce livre en 351ème place et ne lui donne pas d’étoile.

2 juin 2017

Le dernier facteur

Présentation de l’éditeur

Valentin, jeune facteur, livre tous les mardis à un vieux monsieur, Pierre, une lettre parfumée et marquée de rouge à lèvres. Ce rendez-vous devient le seul bonheur de la vie monotone du jeune homme, et des liens se tissent entre les deux âmes solitaires sans qu'ils aient besoin de beaucoup parler. Lorsque Pierre meurt, les lettres continuent à arriver. Valentin, très affecté par la disparition de son ami, décide de retrouver la mystérieuse expéditrice pour lui annoncer la triste nouvelle.

Bof, bof. Nous voilà en 2027. Les facteurs ont été remplacés par des drones. Tous sauf un. Pourquoi le vieux monsieur est-il encore le seul à ne pas voir son courrier livré par un drone ? Mystère. Ensuite, le couplet sur la modernisation, les courriers numériques qui remplacent les courriers papiers et suppriment les contacts humains apportés par les facteurs nous est servis à maintes reprises. La détective privée qui arrive en deux jours à retrouver une personne dans une parfumerie parce qu’elle achète un certain parfum et un certain rouge à lèvres alors là chapeau (elle indique qu’elle ne peut fournir ses sources pour avoir cette information, et pour cause !). Personnellement, une bouteille de parfum me dure 6 mois, voire même un peu plus... Alors faire le planton et tomber directement sur la personne que l’on cherche parce qu’elle vient justement à la parfumerie ce jour-là, incredible ! Quant au facteur qui ne livre qu’une lettre par semaine et le reste du temps fait le ménage chez lui a tout de l’anti-héros. Bref, beaucoup d’approximations et d’incohérence dans ce roman.

Je classe ce livre en 379ème position et ne lui donne pas d’étoile.

20 avril 2017

Grand-mère se rebelle

Présentation de l'éditeur

À soixante-dix ans, Joséphine était loin d'imaginer que sa fille et sa petite-fille l'enverraient dans une maison de retraite, surtout qu'elle a encore toute sa tête, et de plus, est à 10 000 lieux d'être impotente. C'est donc avec la ferme intention de s'évader de cet établissement qu'elle surnomme elle-même " Prison nécrologique", qu'elle accepte de s'y rendre sans trop faire d'histoire. Entre rébellions, vocabulaire très « Joséphinaire » haut en couleur et joutes verbales, Joséphine ne laissera aucun répit à son « Très cher MONSIEUR BOMAN » le directeur aux yeux de lynx, de surcroît vraiment très très séduisant...

J’ai trouvé le début du livre de Chrystal Jones très agréable et facile à lire (surtout après les 3 tomes d’une amie prodigieuse d’Elena Ferrante !). Il y avait des passages assez drôles et une grand-mère dynamique qui ne s’en laissait pas conter. Mais au fil des pages, j’ai trouvé que les traits étaient un peu trop appuyés, que les mots inventés et les expressions étaient trop nombreuses et que presque on nous indiquait où il fallait rire même quand ce n’était pas drôle. Il y a beaucoup d'invraisemblances aussi. Joséphine sait en plus tout faire (danse de salon… en basket !, animation de groupes, cuisine, tricot, marieuse, médiateur, …). Et puis, il y a des fautes de d’orthographe et de grammaire… Bref, cela reste un moment de lecture léger mais un peu trop à l’eau de rose à la sauce séniors.

Je classe ce livre en 230ème position et lui donne une étoile.

24 novembre 2015

L'étranger

Présentation de l’éditeur

Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. On n'en tirera rien d'autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l'annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l'universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n'être sur la terre qu'en sursis, d'une mort qui, quoi qu'il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu'indifférent à tout après ça ?

Meursault est le type même de l’anti-héros. Rien ne le touche a priori, il n’a pas d’avis, pas d’ambition, pas de sentiment. On pourrait s’ennuyer mais c’est là que le style de Camus agit avec des phrases courtes et percutantes, une retranscription précise des pensées du héros. Les interprétations de cet ouvrage doivent être nombreuses. Pour ma part, j’imagine que Camus  critique la société qui se permet de juger sans vraiment savoir ou comprendre (ou vouloir comprendre). Quant à l’étranger, il l’est avant tout vis-à-vis des autres et envers lui-même mais se rend compte au final qu'il était heureux.

Je classe ce livre en 224ème position et lui donne une étoile.

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23 novembre 2015

Après le vent, le bonheur

Présentation de l’éditeur

Dans la campagne bretonne, un homme s’interpose dans une bagarre. Dans un ministère parisien, une jeune femme surprend une conversation intrigante.  Lui, Romain, a créé en Bretagne une entreprise de développement de sites internet et consacre beaucoup de temps à ses passions. Elle, Elsa, mène une brillante carrière de haut fonctionnaire. Sa vie parisienne trépidante lui permet d’occulter ses souffrances et ses doutes… Ils se sont connus au lycée et se sont perdus de vue depuis dix ans. Une fête organisée par leur ancien établissement scolaire les remet en présence. Un accident va bousculer leurs existences et les plonger au sein d’un trafic au prétexte écologique, dont les ramifications cachent des surprises et des dangers. Romain découvre que certains conflits liés à l'implantation d'un parc éolien ont leurs racines dans la Deuxième Guerre Mondiale. Que s'est-il passé pendant cette période troublée qui puisse justifier des haines aussi tenaces? Qui peut en vouloir à Elsa au point d'essayer de l'éliminer? Cette intrigue mêlant malversations nationales et luttes villageoises nous entraîne, par l’intermédiaire d’Elsa et de Romain, face aux choix professionnels, amoureux, familiaux et géographiques auxquels la jeune génération est confrontée. Leurs questionnements sont ceux auxquels nous devons tous faire face.

Je recherchais un roman léger et fluide après la peau de chagrin d’Honoré de Balzac. Je l’ai trouvé avec ce livre de Gabrielle Desabers. Les avis sur amazon étaient unanimes ( !). Il est facile à lire. Bon, il y a des fautes d’orthographe qui m’ont un peu gênée mais j’ai passé un gentil moment de lecture. Je dis « gentil » car j’ai trouvé que certains passages étaient naïfs notamment au niveau de l’enquête de police et de plusieurs dialogues un peu « nian-nian ». J’ai trouvé aussi que l’on retrouvait certainement les pensées et avis de l’auteur sur plusieurs sujets comme la religion (ici la foi catholique), la vie parisienne (pleine de bruits et de pollution), l’écologie (contre l’usage des éoliennes). On partage (ou pas !).

Je classe ce livre en 231ème position et lui donne une étoile.

 

13 octobre 2015

L'art d'écouter les battements du coeur

Orphelin originaire de Birmanie, Tin Win est un garçon hors du commun : il est capable de déchiffrer l'âme des gens en écoutant leurs battements de cœur. Grâce à ce don, il va connaître un amour immense, contrarié par bien des obstacles. C'est cette histoire fabuleuse que va découvrir, des années plus tard, sa fille Julia, jeune avocate à New York. Déterminée à percer le mystère qui entoure le passé de son père, Julia retourne en Birmanie dans le village où il a grandi et pénètre dans un univers dont elle ne soupçonnait pas la richesse. Une histoire d'amour exceptionnelle, empreinte de spiritualité orientale et digne d'un conte de fées. 

C’est un joli conte philosophique que nous livre ici Jan-Philipp Sendker. Il s’agit de la rencontre puis de l’amour indestructible entre un  aveugle et une jeune fille qui ne peut marcher. Leur amour persistera malgré une très, très longue séparation. Le décor se situe en Birmanie où Tin Win bénéficie des enseignements d’un vieux moine, aveugle comme lui, et où les destins des hommes se mêlent à toutes sortes de superstitions et en leur foi des astres. Ce livre met en avant l’importance de ressentir les choses plutôt que de les voir et les sens que développent Tin-Win lui permettent d’en savoir bien davantage sur les personnes qu’il rencontre.

En aparté, j’ai laissé de côté un autre livre avec lequel je m’ennuie particulièrement pour lire celui-ci qu’un collègue m’a prêté. Je vais retourner à ma lecture parce que je termine toujours un livre que j’ai commencé…

Je classe ce livre en 157ème position et lui donne une étole.

31 août 2015

Les enfants de Gayant

Présentation de l’éditeur

La Grande Guerre terminée, Hélène, infirmière au Val-de-Grâce, se rend au chevet de sa mère, qui lui confie dans un dernier soupir qu'elle n'est pas sa vraie génitrice. Son père, Joseph, lui relate alors l'aventure de sa naissance, d'une mère internée dans un asile et morte dans un incendie. Embauchée à l'hôpital de Douai, Hélène fait la rencontre de Stéphane Lacasse, un copain d'enfance, mineur et tout juste de retour du front : le coup de foudre est réciproque. Lors d'une réunion pour la reconstruction des géants de Douai, les Gayant, Hélène, accompagnée de Stéphane, effraie un homme, Auguste Bellecourt, généreux donateur, qui croit voir en la jeune femme une revenante. Piquée au vif après ces deux aventures troublantes, Hélène décide de mener l'enquête…

L’histoire débute en 1893 au sein d’un hôpital psychiatrique où les soins, au détriment des malades, ressemblent davantage à des expérimentations scientifiques. On fait alors un bon dans le temps et on se retrouve juste à la fin de la première guerre mondiale avec Stéphane, mineur, qui vient de passer 4 ans dans les tranchées et Hélène, infirmière, qui œuvre auprès des gueules cassées. L’auteur, Emmanuel Prost, nous décrit la vie des mineurs dans les corons, la coutume des géants du Nord et leur importance dans la ville de Douai. Il y a des rebondissements tout au long de l’histoire et les personnages sont bien campés. J’ai apprécié les chapitres courts où l’on passe d’un personnage à l’autre donnant envie de découvrir la suite. J'ai découvert aussi l'origine de certains mots que l'on emploie dans le Nord (la Goudale, la ducasse, les Cafougnettes, ...)

Je classe ce livre en 25ème position et lui donne 3 étoiles.

Merci Flo de me l’avoir fait découvrir.

19 juillet 2015

Ca peut pas rater !

Quatrième de couverture

"– J'en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J'en ai plus qu'assez de vos sales coups ! C'est votre tour de souffrir ! Ma voix résonne dans tout le quartier. Et là, trempée, titubante, épuisée, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. Je vais faire payer ce fumier. Chaque joueur doit vous donner mille baffes. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d'un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu'au fond des enfers. La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c'est la méchante Marie qui est aux commandes. À partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m'étouffe, la haine me consume."

C’est le quatrième livre que je lis de Gilles Legardinier. J’avais adoré « Complètement cramé » classé en 13ème position, j’avais aimé « demain j’arrête » classé en 29ème position, j’avais beaucoup moins apprécié « nous étions les hommes » classé en 234ème position. Son écriture est toujours aussi fluide et agréable.

« Ca peut pas rater » m’a fait penser à « demain j’arrête » car l’auteur se met de nouveau dans la peau d’une femme, ce qu’il réussit plutôt bien. Il y a beaucoup d’humour, de situations cocasses, de réflexions sur la vie en général, sur les différences de fonctionnement entre les hommes et les femmes et sur l’amour aussi bien sûr. J’ai passé un bon moment de lecture même si on se doute un peu de l’identité de l’auteur mystère des lettres que l’héroïne reçoit…

Je classe ce livre en 27ème position et lui donne trois étoiles.

9 mai 2015

La fourche à loup

Présentation de l’éditeur

Personne n'en est encore revenu. La petite Marie, neuf ans seulement, s'est battue avec un loup et a réussi à lui faire prendre la fuite ! À la ferme de la Colombière, la jeune bergère a ainsi gagné l'admiration de tous. Quel bouleversement pour cette fillette abandonnée là par son propre père. Un père trop lâche pour la protéger du mystère qui empoisonne leur famille... " Tu es gagée bergère dans une grosse métairie vers Vautebis : la Colombière. Le patron, Aimé Lhoumeau, a connu ton grand-père Jean Therville. C'est d'amitié et souvenir de lui qu'il te prend. Tu n'y seras pas malheureuse. - Mais, père, je ne veux pas vous quitter, je suis bien avec vous, je vous aime tant ! Et Louise, je ne veux pas non plus être loin d'elle ! - Va, ma pauvre enfant, je sais tout cela et tu peux croire que je t'aime aussi ! Tu es trop jeune pour que je t'explique mais regarde : est-ce que je peux accepter ? Elles te tueraient, un jour. "

6 jours pour lire ce bouquin de Michelle Clément-Mainard et j’avais l’impression que cela faisait 2 semaines… Des longueurs, des phrases alambiquées et en vieux français patoisant (un lexique à la fin du livre, pourquoi ne pas mettre la signification en bas de page, une fois sur deux je n’allais même plus voir !). Pourtant, je suis habituée aux romans français ou anglais du XIXè où les tournures de phrases ne me dérangent pas voire même que j'adore mais là, je ne sais pas, je n’ai pas accroché. Pourtant, il y a des personnages attachants et une histoire intéressante  mais beaucoup trop de détours pour y parvenir à mon goût.

Je le classe en 226ème position et ne lui donne pas d’étoile.

27 mars 2015

La fille de l'homme au piano

Quatrième de couverture

En 1939, peu avant qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Charlie Kilworth, jeune accordeur de pianos, interroge son passé. Qui fut son père ? Compte tenu des problèmes psychiques de sa mère, comment assumer de devenir à son tour père ? Il décide alors d'entreprendre une lente et douloureuse réappropriation de l'histoire de sa famille.Peu à peu, le personnage de sa mère, Lily Kilworth - femme sujette à des crises d'épilepsie qui étaient la terreur de son entourage, dans une famille qui dissimulait au grenier et dans sa mémoire les traces de la folie d'autres ancêtres, émigrés irlandais -, devient le centre du roman. Toutes les figures de l'intolérance familiale, de la marginalisation et de l'exclusion se succèdent.Progressivement, dans une fresque ample et admirablement construite, Timothy Findley brosse le portrait d'une famille canadienne de l'Ontario du début du siècle à la Seconde Guerre mondiale, hantée par la folie de Lily. 

"La fille de l'homme au piano" de Timothy Findley est une saga familiale et d’ordinaire j’adore cela. Ici, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de détours, retours et contours… qui font 764 pages.

Par contre, l’auteur décrit avec délicatesse la folie de l’héroïne principale, Lily. Il va au-delà de sa maladie et nous explique un monde différent vu par les yeux de son fils Charlie. Lily est à la fois fantasque, intelligente, drôle et parfois triste, habitée et dangereuse pour elle-même.

Je classe ce livre en 188ème position et lui donne une étoile.

2 novembre 2014

Sociologie des prénoms

Présentation de l’éditeur

Pour quelles raisons le prénom que l'on porte dit-il autant de choses sur nous-mêmes et sur les personnes qui nous l'ont donné ? Comment est-il choisi et utilisé ? Comment l'empire de la mode (c'est-à-dire des variations du goût socialement déterminé) a-t-il remplacé l'emprise de la parenté ? Pourquoi les Léa de maintenant seront-elles, demain, les Mauricette d'aujourd'hui ? En deux siècles, le prénom, outil étatique d'identification, est devenu support personnel d'identité : le prénom de l'état civil est de plus en plus perçu comme exprimant le moi profond. Et, en même temps, la ronde des prénoms obéit à la mode : certains prénoms sont propres à une époque ou à une classe sociale. Les sociologues s'en sont donc souvent servis : au niveau macrosocial, pour étudier l'affaiblissement des identités religieuses, la dilution de caractéristiques liées à la migration ou certaines formes de ségrégation ; au niveau microsocial, pour comprendre la répartition du pouvoir dans la famille ou le monde du travail à partir des usages quotidiens du prénom.

Dans le cadre de son cours de Sciences Economiques et Sociales, Antoine va lire «Sociologie des prénoms » de Baptiste Coulmont. J’ai donc eu envie de découvrir de quoi il retourne.

Avant cela, je me permets de faire une remarque sur la forme. C’est un petit livre de 125 pages (dont 17 sont consacrées à la bibliographie) où les caractères sont extrêmement petits. Pourquoi ne pas rajouter une vingtaine de pages et augmenter la taille de la police ? Ne serait-ce que cela, on n’a pas envie de se plonger dedans. Le summum ce sont les petits paragraphes écrits noirs sur fond gris (quelle bonne idée !!!).

Quant au contenu, je m’étonne que l’on fasse lire cela à des élèves de 15-16 ans. Antoine n’a pas encore regardé mais je pense qu’il va franchement s’ennuyer (à moins que l’analyse faite en cours change tout !!). Quand j'ai regardé les commentaires sur internet sur ce livre, j'ai trouvé qu'ils étaient très succincts. Est-ce le signe d'une certaine perplexité ?

C’est relativement compliqué (il faut parfois relire les paragraphes pour comprendre le sens), il faut s’armer d’un dictionnaire (exemple : tout le monde connaît la signification de « onomastique » et la différence avec « l’anthroponymie » ou  avec la « toponymie ») et les phrases sont parfois particulièrement longues. Je trouve que les spécialistes dans leur domaine de compétence ont beaucoup de mal à vulgariser leur science et la rendre plus accessible. Il devrait y avoir un lexique à la fin en plus du sommaire.

Sinon, qu’ai-je retenu de cet ouvrage ? Trop peu de choses, je pense :

-          Avant le prénom était enregistré lors du sacrement du baptême et le choix se cantonnait aux noms des saints. Avec la sécularisation et la déclaration auprès des services de l’état civil, le nombre des prénoms possibles a augmenté

-          Le prénom était souvent hérité de son père, il devient ensuite un élément de mode

-          La durée de vie d’un prénom est environ de 40 ans. Il apparaît généralement dans les classes sociales aisées puis passe dans le milieu des professions intermédiaires avant de se retrouver chez les artisans, les employés, les ouvriers, les agriculteurs et de disparaître dans le même ordre.

-          Les deuxième et troisième prénoms proviennent souvent de la parenté (grands-parents, oncles, tantes, parrain, marraine, …)

-          Certains prénoms sont abandonnés en fonction de l’opinion publique (abandon du prénom Adolphe) ou au contraire peuvent être patriotiques (Joffre, Joffrette, Joffrine).

-          Les prénoms choisis par les migrants pour leur fils proviennent à 80 % de leur culture mais tombent à 30 % pour les filles.

-          Les prénoms sont souvent un indicateur de sexe, d’appartenance religieuse, de race (aux Etats-Unis), de l’origine culturelle, …. C’est pour cela que sont apparus les CV anonymes pour éviter une certaine discrimination à l’embauche.

-          Le prénom permet une identification au niveau de l’état mais représente également une identification personnelle pour l’individu. Il reflète le choix des parents (opinion, valeur, orientation)

J'aurais bien aimé des exemples et des détails sur l'utilisation de certains prénoms, voire une explication plus précises de ce qui guide le choix des parents.

Je classe ce livre en 205ème position et ne lui donne pas d'étoile.

 

11 octobre 2014

Stoppé net dans son élan !

Depuis mon billet du 19/08, il ne s'est pas passé grand'chose au niveau des cours contre l'aquaphobie de JP.

Ou plutôt si, un événement imprévisible a eu lieu, la piscine a pris feu !!

Mon chéri était plutôt bien parti et motivé mais à présent, il voit un peu comme un signe du destin (!!) (ou pire comme une excuse ??) l'impraticabilité de ladite piscine.

Flo et Pat sont parties en éclaireur dans plusieurs piscines mais c'est compliqué de trouver la bonne.

En effet, JP ne se voit pas dans un grand bain où il n'aurait pas pied. Du coup, cela élimine un certain nombre de piscines qui ont un petit bain d'un côté où il n'est pas vraiment possible de nager et un grand bain de l'autre où la profondeur minimum est de 2 mètres.

Le second problème, c'est qu'il n'y a pas des cours contre l'aquaphobie partout. La méthode plaisait à JP car le maître-nageur venait avec les apprentis nageurs dans l'eau.

Hier soir, je suis allée à la piscine avec Pat et Flo. JP n'a pas voulu venir. Pourtant la configuration était la bonne. Un seul bain (de 25 m de long) avec d'un côté 1 m 10 de profondeur et 2 m 20 de l'autre...

J'espère qu'il va retrouver son envie et sa motivation, parce que s'il ne pratique pas bien vite, il aura perdu tout le bénéfice de ses leçons avec Philippe, et ce serait dommage, non ?

Patricia continue ses efforts et progresse vite, vite, vite.

 

12 septembre 2014

6 nuits à l’internat (suite)

N’ayant pas de nouvelle suite au courrier envoyé au Lycée ce lundi suite au fait que nos enfants ont cours le samedi et que cela entraîne 6 nuits sur 7 à l’internat, j’ai appelé aujourd’hui.

Comme l’assistante m’avait demandé d’adresser le courrier à la CPE (conseillère Principale d’Education) pour qu’elle transmette ensuite notre demande de RV au proviseur adjoint, j'ai donc appelé la CPE.

Elle m’a confirmé avoir bien reçu notre courrier. Je lui ai donc exprimé ma surprise de ne pas avoir été recontactée. Elle me transmet alors oralement la réponse qui lui a été faite le matin même par la Direction, à savoir que l’agenda ne sera pas modifié et le cours du samedi reste maintenu. Elle rajoute que si l'on obtient un courrier du club de judo comme quoi il y a entraînement le vendredi soir, nos enfants seraient exemptés des deux heures d’histoire du samedi matin ( !).

La semaine dernière, l’assistante m’expliquait qu’ils pouvaient être exemptés de tous les samedis où il y aurait compétition et là on passe à l’étape supérieure, à savoir tous les samedis !!!

Il faut donc penser que les 60 heures d’histoire n’ont donc pas trop d’importance malgré le coefficient 5 que cette matière représente au bac ES !!

Lui exprimant le fait que cette réponse ne me convenait pas, j’ai réexprimé ma demande de rendez vous avec le proviseur adjoint pour en discuter (objet de mon appel de samedi dernier et de notre courrier de lundi, …). Elle me répond que ce n’est pas elle qui prend les rendez-vous mais l’assistante (celle que j’ai eu samedi dernier… et qui m’a demandé de faire un courrier à la CPE pour obtenir le rendez-vous, vous suivez ???). Elle me la passe donc au téléphone.

Je réexplique l’objet de mon appel. L’assistante m’explique qu’elle va faire un mail au proviseur et proviseur adjoint comme quoi je réitère ma demande de rendez-vous… (Pourquoi n’a-t-elle pas commencé par cela la semaine dernière, mystère !). Elle me dit au passage que je ne suis pas du métier et que je ne peux pas comprendre qu’on ne change pas des plannings comme ça (pas de bol, je lui explique que je travaille moi aussi dans une école d'études supérieures et que je gère des plannings de profs, d’étudiants, de salles et de moyens informatiques à longueur d’année). Au pire, elle me dit que si on n’arrive pas à avoir rendez-vous, une réunion est prévue avec le Pôle espoir au Lycée la semaine prochaine où seront présents le proviseur et/ou le proviseur adjoint.

Juste après j’appelle le papa d’Aurélien. De son côté, il a eu une autre version (!!). La responsable du Pôle espoir de judo a rencontré le proviseur et proviseur adjoint cette semaine. Il lui a été proposé que le Lycée financerait des cours de rattrapage d’histoire pour les heures non effectuées pour cause de compétition…

Voilà où on en est. Je pense que le cours du samedi restera le samedi. Je trouve cependant inadmissible et irrespectueux que l’on nous ignore comme cela. La réunion de la semaine prochaine risque d’être animée…

A suivre.

 

16 août 2014

L'amour est un plaisir

Présentation de l’éditeur

Trois jeunes hommes et une jeune fille lancés, ivres d'amitié et de soleil, sur les routes provençales de juillet... et c'est l'éternel jeu de l'amour et du hasard qui renaît. Les trois garçons, Gilles, Jacques et Philippe, chacun à sa façon, sont amoureux de Bénédicte, riche, libre et belle. Elle ne tarde pas à savoir qui elle aime et, au cours d'une scène où l'eau, le sable et le soleil composent un tableau étincelant, se donne à l'un des trois amis. Mais on apprend vite que ces jeux font surgir une émotion plus poignante et plus vraie. Le bonheur de la jeunesse, c'est peut-être d'être heureux de souffrir. Chacun reviendra chez soi, se demandant si vraiment - à vingt ans - l'amour est un plaisir.

C’est le premier livre de Jean d’Ormesson et c’est la première fois que je lis un de ses ouvrages. J’ai bien aimé le changement d’un paragraphe à l’autre où il parle soit à la première personne en étant Philippe et soit comme un observateur extérieur qui parle des quatre personnages principaux.

Mais alors voilà, quand je regarde le nombre de pages total et que je fais régulièrement le calcul pour savoir combien il en reste d’ici la fin, ce n’est généralement pas bon signe. Je me suis effectivement un peu ennuyée. Quant à la fin, on pressent un peu trop à mon goût, le drame qui survient…

Cela dit, je pense que je retenterai l’expérience Jean d’Ormesson.

voici deux extraits :

page 81 : D’où viennent-ils, ces sourires, ces regards, ces idées qui jaillissent et don Dieu seul sait à quoi ils vont mener ? Quand on dit : Dieu seul, on veut dire que les choses ne s’expliquent qu’après coup, qu’on parlera après-demain de ce qui se passera demain, qu’on trouvera après-demain mille motifs plausibles à ce qui se sera passé demain, mais que personne, jamais, ne devinera aujourd’hui ce qui est pour demain. Et s’il n’y avait qu’un avenir et un passé, on serait au moins sûr de ce qui a déjà eu lieu. Mais le passé est un imparfait, hier n’a pas aujourd’hui le sens qu’il aura demain, et il ne s’expliquera que dans le futur. Il y a un temps terrible ; le futur antérieur.

page 110 : Il pensa que tout ce que chacun disait depuis une demi-heure avait un sens apparent, et puis un sens caché ; et que ce sens caché n’était que le sens apparent, mais dit par quelqu’un qui savait, écouté aussi par quelqu’un qui savait. Ce n’était pas un langage secret, et pourtant c’était un langage secret : c’étaient les langages du cœur, de l’amitié, de la déception, de l’espoir ou de la rancune, qui se servent des pauvres mots, du mot riz, du mot arbres, du mot soleil pour dire ce qui devait être dit.

Je le classe en 198ème position et ne lui donne pas d’étoile.

13 août 2014

Sous le signe du lien

Quatrième de couverture

A la lumière de ses études éthologiques, qui cherchent à observer le comportement des êtres vivants dans leur univers naturel, Boris Cyrulnik jette un regard nouveau sur le comportement amoureux des humains. La compréhension du monde animal et la biologie le conduisent à livrer de nouvelles interprétations sur les liens naturels qui unissent une famille. On découvre ainsi que l'histoire affective du bébé commence bien avant sa naissance la force des liens bébé-père-mère pèse sur l'individu dès la formation de la cellule embryonnaire et l'influence toute sa vif durant. Bons Cyrulnik nous offre ici la première histoire naturelle de l'attachement.

Boris Cyrulnik est neurologue et psychiatre. Il enseigne l’éthologie (l'étude du comportement des diverses espèces animales).

L’observation du monde animal permet de mieux comprendre les comportements humains. Il constate que l’inceste n’existe quasiment pas chez les animaux, car inhibé par le processus d’attachement (celui-ci se développe dans le temps). Il explique également « l’empreinte » filiale, période critique intervenant à un certain stade de développement, qui conditionne le lien et l’orientation sexuelle.

Il aborde la vie avant la naissance, le positionnement de la mère (la façon de prendre son bébé dans les bras diffèrera selon que c’est un garçon ou une fille) et la place du père qui le devient réellement au 6ème mois de l’enfant car l’enfant ne le distingue réellement qu’à partir de ce moment là.

Du fait de cette notion d’attachement, en cas de séparation après la naissance (enfant prématuré ou enfant abandonné), le développement de l’enfant ne se fait pas correctement (retard des postures, défaut de spatialisation, hypersensibilité au bruit, au toucher, anorexie, insomnie, …). Depuis cette constatation par les éthologues, les mères sont à présent autorisées à rester auprès de leur enfant prématuré dans les services de néo-natalité.

Boris Cyrulnik aborde bien d’autres sujets dans son livre :

-          Les pulsions sexuelles,

-          Comment l’histoire peut modifier les performances sexuelles,

-          La sexualisation des gestes des bébés,

-          L’enracinement du sentiment amoureux,

-          La façon de constituer un couple : de la parade nuptiale des animaux à celle des humains

-          Le manque d’attache des enfants abandonnés et ses conséquences

-          La notion d’attachement lorsque l’on vieillit

Tout comme avec le premier livre que j’ai lu de Boris Cyrulnik, « les nourritures attractives », je suis surprise par la quantité d’observations sur le monde des animaux et cette capacité d’analyse et de transposition au monde des humains.

Il faudrait lire ce livre avant la naissance de ses enfants car il est riche d'enseignements et d'explications mais en même temps à tout vouloir décortiquer, on finirait pas se demander à chaque geste si l’on fait correctement…

J’ai trouvé quelques répétitions (dans ce livre et également par rapport à l'autre livre), à moins que ce ne soit une volonté d'appuyer sur certaines notions… et malgré le fait que ce livre m’a paru plus facile que le premier, il me semble quand même fait pour des initiés à la psychologie (je me suis plongée régulièrement dans le dictionnaire cette fois encore).

Je classe ce livre en 171ème position et lui donne une étoile.

9 août 2014

A l'encre russe

Quatrième de couverture

Nicolas Duhamel découvre à plus de vingt ans qu'un troublant mystère entoure ses origines. Pourquoi sa famille a-t-elle délibérément rayé un pan de son histoire ? Son père, disparu au large de la côte basque alors qu'il était encore enfant, n'est plus là pour lui répondre. Affecté par l'onde de choc de ces révélations, le jeune homme se lance sur la piste de ses ancêtres, jusqu'à Saint-Pétersbourg.  De cette enquete découlera un roman qui rencontrera un succes phénoménal. Grace à ce livre, Nicolas pense en avoir fini avec les fantômes du passé. Pourtant, lors d'un séjour dans un hotel de rêve sur une île toscane, il verra s'accumuler orages et périls, défiler sa vie et se jouer son avenir.

Comme je l'avais indiqué à la fin de mon billet sur "Boomerang" que j'ai beaucoup aimé (et qui évoquait déjà un secret de famille), j'avais envie de découvrir un autre livre de Tatiana de Rosnay. J'ai trouvé "A l'encre russe" à la médiathèque, sans avoir vu auparavant les commentaires sur internet (j'aurais peut-être dû...).

Cette histoire parle de l'auteur d'un premier livre à succès, Nicolas, ayant du mal à retrouver l'inspiration pour un deuxième livre. Il a pris la grosse tête, passe son temps sur les réseaux sociaux pour voir si on parle de lui et a perdu tous ses amis. C'est alors que l'auteure nous raconte, par bribes, le sujet du premier roman du héros. Le problème, c'est qu'il y a plein de longueurs et de répétitions qui nous font penser que c'est en fait Tatiana de Rosnay qui n'a pas d'inspiration !!!

Le résumé en quatrième de couverture parle d'une quête du héros sur les terres russes de ses ancêtres, cette partie ne compte en fait qu'une vingtaine de pages à la fin et encore, on reste sur sa faim, à tel point que je me suis demandé s'il y avait un deuxième tome...

Il y a aussi un passage sur l'échouage du "Concordia" rebaptisé en "Sagamor" qui n'apporte rien et qui dessert même encore le livre.

Du coup, j'ai hésité entre ne pas mettre d'étoile et mettre un "moins" mais je ne serai pas aussi sévère car malgré tout il y a des passages intéressants.

Je classe donc ce livre en 193ème position et ne lui donne pas d'étoile.

 

26 mai 2014

Un palace en enfer

Sexy et grande gueule, Rosie Maldonne est une jeune mère de trois enfants qui a pour seules ressources les versements du RSA. À quelques encablures de Cannes, elle vit dans une vieille caravane posée sur un terrain vague, à la lisière d’une petite ville. Ce matin-là, la voilà partie à la recherche de quelques sous  en mettant en pratique son système D habituel, quand le destin va frapper à sa porte : un gros paquet de fric lui tombe dessus sans prévenir ! Cette manne imprévue ne sera-t-elle pas finalement la source de tous ses ennuis? À qui étaient destinés ces milliers d’euros?  Pourra-t-elle les garder sans dommages collatéraux? Est-ce un piège? Comment va-t-elle se sortir de ce traquenard? Qui est ce flic trop mignon qu’elle croise partout? Pourquoi sa meilleure amie et son bébé ont-ils disparus? Est-ce vraiment la mafia russe qui la pourchasse? Rosie, toujours cœur d’artichaut, est-elle vraiment en train de tomber amoureuse?

C’est un livre divertissant. L’héroïne principale est haute en couleur (au sens propre et au sens figuré) et on s’y attache. Par contre, l’intrigue est peu crédible et les rencontres fortement improbables.

Je classe ce livre d’Alice Quinn en 106ème position et lui donne une étoile.

19 février 2014

Le jardin des secrets

Présentation de l’éditeur

1913. Sur un bateau en partance pour l'Australie se trouve une petite fille de quatre ans, seule et terrorisée. Le navire lève l'ancre et elle se retrouve à Brisbane. Si le secret de son débarquement est religieusement gardé par ses parents adoptifs, ceux-ci décident, le jour de ses 21 ans, de révéler à Nell les circonstances étranges de son arrivée dans la famille. Les questions se bousculent : Qui est-elle ? D'où viennent ses souvenirs ? Que représente le livre trouvé dans sa petite valise, seule relique d'un passé perdu ? Bouleversée, ce n'est que des années plus tard qu'elle entreprend le voyage vers ses origines. Une quête difficile pour lever le voile sur près d'un siècle d'histoire familiale...

Une fois passée la compréhension des différentes époques (principalement début 1900, 1975 et 2005) et des personnages correspondants, j’ai énormément aimé ce livre. La chronologie des évènements et l’arbre généalogique se mettent progressivement en place (il n’y a qu'une trentaine de personnages et on s’y retrouve plutôt bien). Je trouve l’ensemble bien ficelé et l’on comprend l’issue avant même le personnage central qui mène l’enquête, Cassandra, ce qui est assez rare.

J’ai eu du mal à lâcher le livre sur les 200 dernières pages…

Juste un petit bémol pour ma part, c’est que le lecteur finit même par en savoir davantage que Cassandra (elle ne découvre qu'une partie de la vérité et je ne suis pas sûre que ce soit une volonté de l'auteure, peut-être un oubli…).

J’ai lu également les critiques comme quoi l’auteur du livre se serait fortement inspiré d’un autre destiné plus particulièrement aux enfants, il n’empêche que je l’ai trouvé très bien construit, on découvre les évènements petit à petit sans jamais s’ennuyer.

Je classe ce livre en 4ème position et lui donne 3 étoiles.

19 novembre 2013

La fleur sur la falaise

Présentation de l’éditeur

Enzo, solide gaillard, ne peut pas être considéré comme un solitaire, c'est simplement un homme qui cherche un coin tranquille, à l'abri des regards, pour finir tranquillement ses jours. Pourtant, même dans ce bout du monde, perdu dans les montagnes, son passé le rattrapera. Ce printemps 1959 pourrait bien être sa dernière saison sur cette terre qui s'éveille après un hiver rigoureux. Les hommes et les femmes de ces contrées sont rudes comme les montagnes qui les entourent et les isolent, cela n'empêche pas les rencontres amicales, voire amoureuses, mais également meurtrières. Il y a aussi cette mystérieuse petite fille, Flora, qui semble avoir pris ses habitudes dans la nouvelle demeure d’Enzo.
Elle possède quelques dons surprenants qui pourraient bien venir en aide à Enzo, ne dit-on pas : "On a toujours besoin d’un plus petit que soi…."

Ayant bien aimé les deux précédents livres de Patrice Vilette que j'ai lus, j'ai acheté "La fleur sur la falaise".

J’ai adoré les trois quarts du livre. A partir du moment où cela devient surnaturel je peux dire que j’ai décroché. Je veux bien admettre que certaines personnes ont des dons, qu’elles sentent des choses que les autres ne perçoivent pas et jusque là j’ai aimé l’histoire, les personnages et les situations. Par contre, mon esprit cartésien a refusé le passage où l'auteur nous emmène dans un monde fait d’esprits ayant des pouvoirs de téléportations, de parler sans qu’on les voit ou autres bizarreries de ce genre.

Je classe donc ce livre en 176ème position et ne lui donne pas d’étoile.

17 novembre 2013

Watsy Spawn, la dernière sirène

Présentation de l’éditeur :

Watsy Spawn sévit du 33ème étage de la tour Montparnasse. Elle y anime une émission de radio pour une poignée de fidèles noctambules en mal de conseils au vitriol.  Lorsqu’en direct, un auditeur lui annonce qu’il est en train de mourir, elle voit ressurgir les démons qu’elle avait cru enterrer, il y a longtemps, à des milliers de kilomètres. Ce soir, le sang coulera à nouveau dans la vie de Watsy Spawn. Plus que jamais déterminée à découvrir la vérité sur le suicide suspect de son assistante et sur l’identité de l’auditeur agonisant, elle entre dans une symphonie macabre qui la mènera jusqu’aux secrets de ses origines. Armée de son seul aplomb et de ses talons aiguille, elle tentera, soutenue par son amie, l’exubérante Baronne Éliane de Carantec, d’affronter ceux qui ont décidé de la supprimer.

Je ne suis pas une adepte des romans policiers et j’ai téléchargé « Watsy Spawn, la dernière sirène » de Jérémy Réynolds parce qu’il y avait de nombreux commentaires enthousiastes sur Amazon.

J’ai apprécié la façon d’écrire de l’auteur et les dialogues qui claquent. La personnalité  de l’héroïne est forte et on aime sa répartie, sa fougue et son humour. Elle arrive toujours à se tirer des mauvais pas (et il y en a un certain nombre tout au long du livre !). Par contre, j’ai trouvé l’intrigue assez tordue, voire irréaliste par moment. On attend des nouvelles d’un personnage qui ne viennent pas et c’est certainement pour cela que les commentaires sur amazon espèrent une suite…

Je classe ce livre en 102ème position et lui donne une étoile.

21 juillet 2013

Le bruit des silences

Quatrième de couverture

Il arrive que, dans les familles, les histoires se répètent. De générations en générations, les secrets, les non-dits, provoquent les mêmes mensonges et les mêmes fuites. La famille de Lorraine, comme bien des familles, est faite de ces secrets et de ces répétitions. Lorraine est une jeune divorcée : elle élève seule ses deux enfants, vit à Paris, travaille chez une fleuriste qui n'est autre que sa meilleure amie, s'occupe de sa famille et pense très peu à elle. Lorsqu' elle rencontre Cyrille, un ami d'enfance, qui a gagné en charme et en maturité, elle croit trouver l'amour qui manquait à vie. Mais cette histoire n'est pas celle qu'elle attendait et cet homme qu'elle croyait si bien connaître, lui échappe. Pour mieux savoir la femme et la mère qu'elle veut être, et l'histoire d'amour qu'elle veut vivre, Lorraine doit mettre à nu ses sentiments, ses espérances et les secrets des femmes de sa famille : sa sœur, sa mère, sa grand-mère, chacune a fait un choix qui a bouleversé sa vie. Un grand roman sur ce que vivent les femmes aujourd'hui.

J’ai beaucoup aimé ce livre sur l’histoire de femmes d’une même famille. On s’attache à chacune d’elles et on a envie de connaître les choix qu’elles vont être amenées à faire. C’est le premier livre que je lis de Valérie Gans et il me donne envie d’en découvrir d’autres.

J’aime beaucoup le titre aussi, en rapport avec la grand-mère qui a cessé du jour au lendemain, de parler. On en découvre la raison à la toute fin du livre…

Je classe ce livre en 30ème position et lui donne 3 étoiles.

12 mars 2017

Les figures de l'ombre

Hier, nous sommes retournés au cinéma voir « Les figures de l’ombre ». Il s’agit d’un biopic.

Synopsis : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

Focus sur les années de ségrégation aux Etats-Unis. Trois femmes aux compétences intellectuelle hors-normes se battent pour être reconnues et avoir le droit de bénéficier des mêmes formations universitaires, des mêmes postes que les hommes, ce qui est d’autant plus difficiles qu’elles sont noires et que les fonctions et les bâtiments au sein même de la Nasa (et pas seulement bien sûr) sont déjà différents de par leur couleur de peau.

Je classe ce film en 7ème position et lui donne 2 étoiles.

27 juin 2013

Ce qu'il ne fallait pas oublier

Hier soir, 22 h 15, le téléphone portable sonne.

C'est Antoine : "maman, je ne trouve pas ma carte d'identité". Pour information, Antoine passe le brevet des collèges aujourd'hui et demain, et le seul truc à ne pas oublier était la CARTE D'IDENTITE.

Moi : "tu l'as mise dans ta valise"

Antoine : "Elle n'y est plus, tu peux regarder si elle n'est pas tombée quelque part ?"

Moi (me levant et cherchant, j'étais couchée) : "Elle ne peut pas être dans ta valise, elle est dans ta chambre !"

Antoine : "... Je suis sûr de l'avoir mise dans la valise, j'avais même mis un message sur mon portable pour me rappeler où elle était."

Moi : "On fait comment maintenant ? Et s'ils te refusent parce que tu l'as oubliée ?"

Lui : "Envoie la moi par sms !"

Moi : "Ok, et par mail, ce serait mieux si tu peux l'imprimer !!"

Antoine : "Il n'y a pas internet à l'internat !"

On raccroche et j'envoie le sms avec la photo de la carte. Il m'envoie un SMS me demandant de l'envoyer par mail quand même car la CPE a internet (non bloqué pour elle) et peut lui imprimer.

Ce midi, sans nouvelle, j'envoie un texto : "Ca va ?"

Lui : "oui"

Moi : "Tu pourrais pas m'en dire un peu plus, B***** !"

Lui : "Je n'ai qu'une heure pour manger" (Bon, ça c'est plutôt signe qu'ils ne l'ont pas refoulé).

Et depuis, silence radio.

S'il pense que je vais le rappeler pour lui en demander davantage !

 

23 juin 2013

La couturière

Quatrième de couverture

Emilia et Luzia, les sœurs orphelines, sont inséparables. Un jour, Luzia est enlevée par les cangaceiros, de terribles bandits. Dans ce Brésil âpre et violent des années 1930, Emilia nourrit toujours un infime espoir : et si Luzia avait survécu ? Se cacherait-elle sous les traits de la Couturière, cette femme réputée impitoyable, devenue chef des mercenaires ?

J’ai bien aimé ce livre de Frances de Pontes Peebles, qui est d’ailleurs son premier roman. On suit les aventures des deux sœurs dans leur enfance puis tour à tour à partir du moment où leurs vies se séparent. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la quatrième de couverture car Luzia n’est pas véritablement enlevée, elle a la possibilité de rester auprès de sa sœur et de sa tante mais choisit de partir car ses perspectives d’avenir sont limitées à cause de son handicap au niveau du bras et du regard des autres à cet égard.

La vie au Brésil est particulièrement bien décrite, notamment la différence entre les conditions de vie dans les grandes villes et les villages isolés où les conditions climatiques peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Il y a quelques longueurs dans ce livre et on se doute un peu de la fin. Il y a également des choses un peu surprenantes comme la possibilité de communiquer par médias interposés, des journaux en l’occurrence, pour les deux sœurs.

Certains mots du portugais ne sont pas traduits, comme "cangaceiros", qui veut dire bandits ou "capangas" qui veut dire voyous, et il y en a plein d’autres, peut-être pour teinter ce livre qui l'est pourtant assez par les situations politiques, les détails de la vie quotidienne des personnages, la secheresse de 1932, ...

Je classe ce livre en 28ème position et lui donne 3 étoiles. J’aurais bien aimé une fin un peu différente… et d'autres choses que je ne peux vous dire sans vous en dire trop...

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Le petit monde de So et de Fi
  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
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