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Le petit monde de So et de Fi
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5 décembre 2012

Le magasin des suicides

La famille Tuvache tient un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit dans la famille un enfant différent, plein de joie de vivre.

Pour aimer ce livre, il faut aimer l’humour noir. A priori, je n’adhère pas.

Je classe ce livre en 117ème position et ne lui donne pas d’étoile.

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2 décembre 2012

J'ai réussi à rester en vie

Dans « j’ai réussi à rester en vie », livre autobiographique, Joyce Carol Oates relate les circonstances de la mort de son mari Ray et l’immense gouffre dans lequel plonge la perte de l’être aimé. Elle parle également des formalités administratives absurdes qui s’en suivent et se bat pour tenter de remonter la pente malgré son immense chagrin. Elle explique les situations par lesquelles doit passer « la veuve ».

Alors forcément, c’est un livre triste. Alors forcément, j’ai pleuré, surtout au début du livre. Alors forcément, j’ai pensé à ma maman qui a perdu mon papa. Alors forcément, je me suis imaginée dans la même situation (j’espère le plus tard possible mais vu notre différence d’âge il y a plus de probabilités que je sois veuve plutôt que l’inverse, mais bon, on n’en sait rien et je compte bien que mon époux fasse un beau centenaire, ce qui nous laisse encore une quarantaine d’années à partager !!).

Un petit extrait :

"Car quand Ray était en vie, même quand il n'était pas avec moi, je n'étais jamais seule ; maintenant qu'il a disparu, même quand je suis avec d'autres, avec une foule d'autres, je ne suis jamais pas-seule."

Je classe ce livre en 65ème position et lui donne une étoile. Ce n’est peut-être pas beaucoup mais j’y ai trouvé des longueurs et parfois des répétitions qui m’ont un peu gênée. Maintenant, c’est un livre honnête et authentique où l’auteure ne cache (a priori) rien.

Ce qui m’a gêné aussi, c’est le fait d’écrire sur son deuil et quelque part d’en tirer un profit financier (d’autant que dans le livre elle parle d’une de ses amies, écrivain également, qui a fait un succès avec un livre parlant de la perte de son mari). A aucun moment elle n’explique qu’écrire sur ce deuil ait pu lui faire du bien, ce qui serait plus acceptable et/ou compréhensible.

Enfin, un petit aparté concernant le temps de lecture de ce livre. Je n’ai pas mis 10 jours à le lire (date de mon dernier billet sur un ouvrage) mais 7. En fait, juste avant, j’ai lu un autre livre dont je n’ai pas parlé parce qu’à « l’eau de rose ». Il était classé dans les nouveautés à la FNAC et je ne me suis pas méfiée. Enfin bref, je l’ai lu en entier mais reconnu tout de suite les travers que je reproche à ce type de livres (le coup de foudre immédiat, le manque de fond, les échanges physiques forcément au top, les difficultés qui s’estompent systématiquement à la fin…). Cela faisait bien 20 ans que je n’avais pas lu un livre de ce genre et je pense que c’est un bon intervalle pour le prochain.

28 octobre 2012

La petite fille de Monsieur Linh

Mot de l’éditeur

Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés. Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille.

Ce petit livre de Philippe Claudel m’a bouleversée. Beaucoup de respect et délicatesse dans cette amitié particulière et sans parole. Les personnages sont attachants et la fin inattendue. A lire vraiment même si on se demande où nous emmène l’auteur.

Je le classe en 14ème position et lui donne 3 étoiles.

27 octobre 2012

L'appel de l'ange

Quatrième de couverture :

New York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais...

Guillaume Musso se lit facilement et rapidement, la preuve ? 453 pages sur 3 jours… (en même temps aujourd'hui, j'ai eu du temps pour lire, assise sur un banc en bois de 9 h à 15 h 30 et entre deux combats d'Antoine). C’est le 4ème livre que je lis de lui.

J’ai bien aimé l’histoire, j’ai bien aimé l’intrigue, j’ai bien aimé les personnages, même s’il y a beaucoup d’invraisemblances et de coïncidences hallucinantes.

Petit conseil suite à la lecture de ce livre : Ne laissez pas trop d'informations personnelles dans vos téléphones portables...

Je le classe en 41ème position et lui donne 2 étoiles.

15 octobre 2012

le livre des copines

Quatrième de couverture :

« Ce livre s'adresse à celles qui comme moi ne pourraient pas vivre sans copines. J'ai enquêté, j'ai voulu comprendre ce lien mystérieux qui nous lie. J'ai demandé à ces femmes comment ça marche. Elles m'ont donné du temps, se sont ouvertes à moi sur un sujet intime parfois, intimidant sûrement. Que ce livre soit leur cadeau. ».

Amies d'enfance ou de bureau, amies pour un an ou pour la vie, amies mères de famille, amies amoureuses, amies virtuelles ou fusionnelles... nos amies nous soutiennent, nous engueulent et nous comprennent. Laurence Caracalla célèbre l'amitié dans ce livre joyeux.

Ce livre m’a été offert par Christelle, à l’occasion de notre anniversaire de rencontre. Jolie attention que voilà !

Difficile de classer ce livre. Je me suis même demandé si j’allais le mettre dans mon tableau. Mais, ayant envie d’en garder une trace, et c’est au final, l’idée de départ de mon système de classement, je l’y mets tout de même. Pour la petite histoire, je l’ai entamé hier et l’ai terminé ce soir… 200 pages avalées somme toute assez rapidement ! Et puis, pas vraiment une histoire, mais des histoires de femmes et de copines, d’enfance ou plus tardives, et on se retrouve forcément dans tout cela !

Je le classe donc en 63ème position et lui donne une étoile.

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14 octobre 2012

La rue du chat qui pêche

"La rue du chat qui pêche" de Yolande Földès a remporté le Grand Prix International du Roman qui lui valut d'être publié en 22 langues.

1920, la famille Barabas, quitte son pays natal, la Hongrie pour tenter de trouver une situation un peu meilleure à Paris. Le père, la mère et leurs 3 enfants, habitent tout d’abord dans un hôtel, entourés d’autres émigrés de tous pays d’Europe auxquels ils se lient, puis un petit appartement non loin, dans l’étroite Rue du chat qui pêche. Le père et Anna, la fille aînée sont à plusieurs reprises renvoyés de leur travail en fonction des évènements internationaux et tentent pas deux fois un nouveau départ, en Amérique du Sud et dans leur pays la Hongrie, avant de revenir à Paris. Les deux enfants plus jeunes, peut-être aussi plus facilement intégrés, poursuivront de hautes études. Quant à la mère, elle veille attentivement sur tout son petit monde.

On s’attache à cette famille d’émigrés hongrois qui tâchent de s’en sortir et de s’intégrer dans leur pays d’adoption. La fin me laisse un peu sur ma faim. J’aurais mieux aimé savoir ce que chacun devient. Cela laisse trop de place à l’imagination…

Ce livre m'a fait pensé au "Club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenessia où un jeune homme rentre peu à peu dans le cercle fermé d'un club de joueurs d'échec, tous issus de pays de l'est, et où il se lie peu à peu avec chacun et apprend leur histoire personnelle.

Ce classe ce livre en 60ème position et lui donne une étoile.

9 octobre 2012

Laisse-moi te raconter les chemins de la vie

Note de l'éditeur :

Pourquoi l'éléphant de cirque, capable d'arracher un arbre, reste-t-il sagement attaché à un maigre piquet ? Parce que, dès sa naissance, il y a été assujetti, et qu'incapable de s'en échapper à cet âge, il n'a plus jamais réessayé depuis. C'est par cette fable que Jorge Bucay, un thérapeute hors du commun, explique à l'un de ses patients qu'il est comme cet éléphant, relié à des centaines de piquets invisibles qu'il croit indéracinables. Et des histoires comme celles-là, Jorge en a beaucoup ! Limpides, faciles à retenir et bien plus éclairantes sur l'existence que n'importe quel discours théorique, elles constituent en effet la base de sa méthode, et elles s'adressent tout autant à son auditeur qu'à chacun d'entre nous...

Difficile de classer ce livre de Jorge Bucay, psychiatre et psychothérapeute. Il est composé de fables et d'histoires pleines de bon sens et d'enseignements.

Cela m'a fait pensé aux petites anecdotes que nous racontaient un professeur d'histoire-géographie ou plus tard des cas concrets qu'un professeur de droit nous donnaient. Ces anecdotes ou cas concrets nous permettaient de nous rappeler du cours. C'est un peu pareil ici, on se souvient de la fable et donc de l'enseignement qui s'y rapporte.

Livre à relire régulièrement en fonction des événements de la vie...

Je le classe en 71ème position et lui donne une étoile.

P.S. : un petit Post Scriptum pour répondre au commentaire de mon époux : il n'y a pas beaucoup de contes dans ce livre en rapport avec les rapports amoureux mais je peux conseiller la lecture de "Possessivité" page 57, du "trésor enterré" page 71, de "l'épouse sourde" page 87 ou du "planteur de dattes" page 251. Bisous. :)

1 octobre 2012

Voisins, voisines et Jules le Chat

Nouvelle lecture d'une histoire de Barbara Constantine : "Voisins, Voisines et Jules le Chat".

Monsieur Jim, le voisin du dessus, est réapparu. Tout le monde croyait qu’il était mort, même son chat Jules qui est venu se réfugier chez Diego et Pépita. Ceux-ci découvrent que l’homme a perdu la voix mais qu’il possède des talents inattendus…

Comme la plupart des livres de Barbara Constantine, c'est bien écrit, une histoire simple, touchante, drôle et pleine de fraicheur. Un bon moment à passer, quoique qu'un peu trop court (j'aurais bien aimé que ce soit un peu plus consistant). Même si ce livre s'adresse plus aux plus jeunes, n'hésitez pas à le lire, vous ne serez pas déçus.

Je le classe en 57ème position et lui donne une étoile.

7 septembre 2012

1ère semaine - petit bilan

1er aller-retour tous les 3 :

lundi soir jusqu’à l’internat. Les élèves devaient être là pour s’installer dans leur chambre. Il nous semblait qu’il était possible de choisir ses copains de chambrée (puisqu'on nous avait dit que le stage de Dunkerque leur permettrait de faire connaissance et de choisir éventuellement ses "colocataires") mais la répartition était déjà faite et Antoine se retrouve avec le 2ème judoka de 3ème ainsi qu’avec deux élèves de seconde. Une réunion avait lieu à 18 h avec le Responsable de l’internat et les surveillants, l’intendante et l’infirmière ainsi que le proviseur. Présentation et rappel du règlement intérieur et questions réponses. Antoine n’ayant pas cours le mardi, nous sommes repartis après la réunion. (Cela aurait été sympa de penser aux 7 familles dont les enfants n’avaient pas cours le mardi et faire une réunion pour eux le mardi soir !?!)

2ème aller-retour tous les 3 :

mardi soir et repas à l’internat car Antoine découvrait son nouveau collège le mercredi de 9 h à 11 h 30 et premier repas sur place au réfectoire. Au niveau de l’emploi du temps, il commence tous les jours à 8 heures et fini tous les soirs à 16 h 30 sauf le mardi à 15 h 30. Ils sont 22 dans sa classe, 2 judokas, 5 handballeuses (également à l’internat) et d’autres sportifs en section. Première soirée d'échange de SMS.

3ème aller-retour par JP :

mercredi midi pour ramener Antoine car il n’avait pas cours ce jeudi et que l’internat est fermé en journée. (Sympa pour les internes, problème de communication entre le collège et l’internat !?!)

4ème aller retour par JP :

jeudi soir car Antoine avait sa première journée normale de cours le vendredi. 2ème soirée d'échange de SMS.

5ème aller-retour ce soir :

par moi toute seule après le boulot avec ma petite auto, si, si !! Je suis même arrivée avant Antoine qui revenait tranquillement du collège, une demi-heure après la fin des cours (le collège est à 500 m de l’internat !!)

Il faudra faire un 6ème aller-retour dimanche soir pour le ramener mais cette fois pour une semaine complète… Youpi !!

Soit un total de 68 km x 2 x 6 = 816 kms !

La semaine prochaine, commencent les entraînements de judo (5 salles différentes) :

Lundi (à 500 m de l’internat) de 16 h 30 à 18 h 30 (sachant qu’Antoine et son copain finissent les cours à 16 h 30, ils seront en retard tous les lundis le temps d’arriver et de se mettre en kimono) – entraînement sur les techniques.

Mardi à 20 km de l’internat (en bus) de 19 h à 21 h (retour à l’internat ensuite pour manger avec un horaire spécial pour les 25 judokas) – entraînement sur les techniques et randoris (combats)

Mercredi (à 700 m du collège) de 14 h à 16 h – entraînement sur les techniques et PPG (préparation physique générale)

Jeudi à 5 km (en bus)  de 19 h 30 à 21 h (retour à l’internat ensuite pour manger avec un horaire spécial pour les 25 judokas) – randoris (1 h 30 de combats !)

Vendredi à 1 km 400 de l’internat de 18 h 15 à 19 h 30 – PPG (super l’horaire pour un vendredi soir !)

Sachant qu’Antoine a également 3 heures d’EPS au collège il aura donc 12 heures de sport par semaine (ils ont préféré retirer le latin plutôt que l’EPS alors que toute la classe est composée de sportifs en pôle espoir ou section sportive !). Bon, je vais arrêter là parce qu’on va encore me dire que je râle…

22 août 2012

Cet été-là

Cet été-là de Véronique Olmi


Il s'agit de l'histoire de trois couples d'amis qui se retrouvent, comme chaque année et depuis des années, dans la résidence secondaire de l'un d'eux en Normandie à l'occasion du long week-end du 14 juillet, avec enfants et amis de leurs enfants.


L'arrivée d'un jeune homme de 20 ans, timide et maladroit, dans ce cercle d'amis va provoquer des rèactions surprenantes et faire remonter à la surface pour certains des événements secrets du passé.


Une dizaine de personnages anime ce roman et on connaît tour à tour les pensées intimes de chacun d'entre eux.


J'ai aimé la pudeur et la justesse des sentiments des personnages vivant une crise dans leur couple ou dans leur vie professionnelle.


Je donne 2 étoiles à ce roman et le classe en 33ème position.

 

18 août 2012

Scarlett, si possible

«Scarlett, si possible» raconte l'histoire de trois amies, originaires de Pithiviers, qui se rejoignent tour à tour sur Paris.

Dans ce roman de Katherine Pancoll -auteur de la trilogie des «crocodiles, tortues et écureuils»- il est question d'amitié, d'amour, de sexe et de l'apprentissage de la vie en général.

En ouvrant un livre de Katherine Pancoll, on sait que l'on va rentrer directement dans la vie des personnages sans fioritures de style.

J'ai toutefois moins aimé ici :
- l'arbre généalogique de chaque personnage -et il y en a un certain nombre-
- les relations sexuelles un peu trop détaillées de l'une des héroïnes -même effet qu'au cinéma quand on en voit trop à mon goût-
- les clichés désabusés sur le mariage.

Je classe ce livre en 60éme position et lui donne une étoile.

6 août 2012

La fille de l’irlandais

Présentation de l’éditeur

Eve Green, huit ans, de père inconnu, sa mère subitement morte, se trouve renvoyée chez ses grands-parents dans un petit village du beau et sauvage pays de Galles. Un univers dur, où les mesquineries et le mépris jalonnent sa vie d'écolière. Un jour, la plus jolie fille de la classe disparaît, et le microcosme villageois se met en ébullition : enquête, soupçons, mensonges, faux témoignages, vengeance, culpabilité - à huit ans, c'est une drôle d'éducation à la vie qui lui tombe dessus. Seuls deux amis réussissent à gagner sa confiance, jusqu'au jour où l'un d'eux disparaît à son tour... Vingt ans plus tard, enceinte de son premier enfant, Eve remet en place, dans la sérénité et dans l'amour, le puzzle de sa vie ; et il en surgit ce magnifique conte d'innocence perdue, de paix et de bonheur retrouvés, de mystères résolus.

Pas tout à fait d’accord avec les « mystères résolus » car l’auteur, Susan Fletcher, nous laisse avec pas mal d’incertitudes à la fin du livre… J’aurais aimé qu’elle retrouve son père aussi…

Les incessants aller-retour entre le passé et le présent m’ont un peu gênée et à la fin j’ai envie de dire « tout ça pour ça » !

Je classe ce livre en 65ème position et lui donne une étoile.

5 août 2012

Le mur de séparation

Il me semblait que j'en avais déjà parlé dans mon blog mais apparemment pas...

Quand nous sommes revenus de nos dernières vacances, nous avons découvert que la voisine avait arraché la haie qui longeait notre clôture sur le côté gauche de la maison. J'ai tout d'abord pensé que les troènes lui prenaient trop de lumière mais à mon avis c'est plutôt que cela représentait trop d'entretien, car 2 tailles par an étaient nécessaires (il faut voir son jardin derrière la maison si on peut appeler cela un jardin, royaume des ronces et des orties) et elle a fait construire un mur de béton de 2 m 50 derrière notre clôture.

Tous nos visiteurs ont trouvé ce mur assez (voir très) moche (et en plus, il est encore plus moche de son côté, je trouve, car il y a des motifs !).

Il y a peu de temps, je lui ai demandé si elle nous autorisait à le peindre. Elle m'a répondu que oui sauf les petits "chapeaux" sur les piliers qu'elle peindrait de la couleur qu'elle souhaiterait plus tard.

Donc aujourd'hui, nous nous y sommes attelés (tout au moins la première couche car je pense qu'il y en aura besoin d'une seconde). Nous l'avons peint couleur meulière (entre le blanc et le crème). On a l'impression qu'il est un peu moins visible car de la même couleur que notre clotûre mitoyenne qui longe le mur.

27 juillet 2012

Un peu de respect, j'suis ta mère !

"Un peu de respect, j'suis ta mère" de Hernan Casciari, raconte l'histoire d'une famille argentine. La narratrice, Mirta Bertotti, est une femme au foyer de 52 ans, née dans le quartier de Mercedes à Buenos Aires, qui vit entourée d’un mari au chômage, d’un beau-père qui ne sait pas vieillir et de trois enfants aux tempéraments bien trempés et bien précoces sexuellement parlant. Elle tente de gérer au quotidien sa famille complètement loufoque et déjantée et raconte sur son blog les événements qui ponctuent leur vie.

Un peu de mal au début à me faire au style et au vocabulaire de l'auteur (pour exemple son expression préférée et imagée est "se mélanger les poils") et puis, petit à petit, je suis rentrée dans l'histoire de cette famille...

Je classe se livre en 55ème position et lui donne une étoile.

22 juillet 2012

Grand-mère déballe tout

"Grand-mère déballe tout" de Irène Dische.

La narratrice, femme du Chirurgien Carl Rother, nous raconte l’histoire de sa famille. Lui est juif, converti au catholicisme, elle catholique.  Elle est arrogante, pleine de préjugés, raciste et hypocondriaque (elle mourra toutefois à 96 ans !). Elle nous décrit la montée du nazisme en Allemagne, les lois anti-juives, la progressive interdiction d’exercer de son mari, jusqu’à leur exil aux Etats-Unis. Suivent ensuite les tribulations de sa fille Renate, brillante, qui deviendra médecin légiste par des chemins détournés et se mariera 3 fois, et de ses petits-enfants, Petit Carl et Irène. Cette dernière, rebelle à toute forme d’éducation, donnera du fil à retordre à sa mère et à sa grand-mère.

Ce livre m’a fortement ennuyée les 200 premières pages (il en contient 385 !). Après, soit la manière de raconter s’est modifiée (moins d’aller et retour dans le temps), soit j’ai commencé à rentrer dans l’histoire (notamment celle de la petite fille Irène)…

Je classe ce livre en 82ème position et ne lui donne pas d’étoile. Je trouve encore qu'il est bien classé au regard des 200 premières pages... Je l'avais choisi pour le titre.

Souvent quand j'ai bien aimé un livre, je laisse passer 2 ou 3 jours avant d'en reprendre un nouveau pour rester dans l'histoire. Pour le coup, je vais en reprendre de suite...

15 juillet 2012

Il faut laisser les cactus dans le placard

Je reprends le résumé figurant sur la 4ème de couverture :

Trois sœurs, trois personnalités différentes, trois voix entrelacées : Marie, libraire et mère de famille épanouie, Anne, l'artiste, et Lise, solitaire et fragile. Toutes trois ont été marquées par la séparation de leurs parents et la figure d'un père taciturne et froid. Chacune a suivi son chemin, emportée par le cours de sa vie. Et les voilà aujourd'hui réunies à nouveau autour de ce père, décédé. Mais une quatrième personne s'invite à la lecture du testament : un homme qui reçoit l'entreprise familiale. Qui est ce légataire ? Et qui était vraiment leur père ? Un héritage familial lourd de secrets qui va donner aux trois sœurs l'opportunité de choisir leur destin.

J’ai bien aimé ce livre. Il se lit facilement. Chaque personnage prend la parole tour à tour. On aime suivre les aventures de chacun. J’ai eu toutefois du mal à cerner ce personnage qu’est le père et les raisons de ses relations avec ses filles.

Je le classe en 20ème position et lui donne 3 étoiles.

11 juillet 2012

Les dieux voyagent toujours incognito

A bout, Alan GREEMAN s’apprête à sauter dans le vide du haut de la Tour Effeil quand un homme lui parle et lui sauve la vie, en échange de son engagement à faire tout ce qu’il lui demandera. Alan se voit accepter le pacte et se retrouve alors embarqué dans des situations inhabituelles. Il n’est plus tout à fait le maître de son existence, et pourtant, à bien des égards, elle est plus intéressante qu’auparavant ! Toutefois, peu à peu, le doute s’installe en lui : quelles sont les intentions réelles d’Yves DUBREUIL ? Qui est-il vraiment ? Et qui sont les personnages énigmatiques de son entourage ? Les découvertes qu’il va faire n’ont rien pour le rassurer.


Ce livre nous interroge sur nos habitudes, notre résistance au changement et nos rapports avec les autres. Peut-on réellement changer notre manière de percevoir les autres et améliorer notre façon de communiquer avec eux en dépassant nos peurs ?

Je n’avais pas particulièrement apprécié « l’homme qui voulait être heureux » du même auteur mais ce livre là m’a beaucoup plu. Il y a beaucoup de messages qui donnent à réfléchir sur notre propre rapport aux autres et nos inhibitions. L’histoire se déroule dans un suspense croissant, et ce, jusqu’à la fin du livre. J’ai tout compris ( !). Maintenant, quant à appliquer les conseils, c’est une autre paire de manche !!

Je le classe en 10ème position et lui décerne 3 étoiles.

Ah si, il y a une chose que je n'ai pas comprise : le titre !!

25 juin 2012

Les cochons au paradis

Turtle a six ans. Témoin d'un accident, elle permet de sauver un homme et participe à une émission de télévision. Sa mère adoptive, Taylor, ne pouvait penser alors que commencerait alors un combat contre les liens du sang. Turtle est-elle la fille du peuple Cherokee dont elle est issue ou de celle qui l'a recueillie ? Entre le sang, les traditions, l'amour et l'éducation, les racines trouvent des chemins parfois sinueux pour permettre à l'être de grandir.

 « Les cochons aux paradis » est la suite réussie de « L'arbre aux haricots ». On y retrouve avec plaisir Taylor et Turtle, personnages que l’on a presque l’impression de connaître intimement.  Toujours beaucoup d’humour et de tendresse dans l’univers de Barbara Kingsolver qui nous emporte.

Je classe ce livre en 12ème position (3 places derrière le premier tome) et lui donne 3 étoiles.

21 juin 2012

Allumer le chat

C’est un tourbillon de personnages, pas toujours comme il faut, surtout si l'on se glisse dans les secrets de famille (trahison, vols, crimes déguisés, mensonges, couples mal assortis, enfants parfois non désirés, femmes et maris trompés, …). Chacun prend la parole pour donner sa version, les enfants, les parents, les amants, les beaufs, les croque-morts, et même le chat, celui qui manque de se faire allumer régulièrement. Il y a aussi de l’amour, de la tendresse, de l’amitié et des liens entre les générations.

Après avoir lu récemment « Et puis Paulette », et il y a un peu plus longtemps « Tom, petit tom, tout petit homme, Tom », j’ai eu envie de connaître d’autres livres de Barbara Constantine. J’ai donc commencé par son premier roman, « Allumer le chat ».

On reconnaît le style tout de suite. Par contre, j’ai moins aimé car il y a beaucoup trop de personnages à mon goût dont on a parfois du mal à établir le lien des uns avec les autres. Un langage parfois un peu trop châtié aussi mais cela vient du fait que ce sont les personnages eux-mêmes qui s’expriment tour à tour. Quant aux situations elles frisent souvent le rocambolesque…

Je le classe en 68ème position et lui donne une étoile.

14 juin 2012

La rose retrouvée

La rose retrouvée de Serdar Ozkan raconte l'histoire de Diane. Elle vient de perdre sa mère. Avant de disparaître, cette dernière lui a laissé une lettre lui révélant que son père n'était pas mort, comme elle l'avait toujours cru, mais s'était enfui en compagnie de Marie, sa sœur jumelle. Sa quête pour retrouver cette sœur mènera Diane de San Francisco à une roseraie d'Istanbul, où une femme mystérieuse l'initiera au langage des roses avant de la mettre sur la piste de Marie. Conte philosophique, La Rose retrouvée mêle mythologie occidentale et mysticisme oriental, en même temps qu'il entraîne Diane à la découverte de sa propre vérité.

Je classe ce livre en 81ème position et ne lui décerne pas d’étoile.

Je n’ai pas été emportée par la poésie de ce livre qui fait apparemment l’unanimité dans les commentaires des lecteurs que j’ai pu lire sur internet. Je n’ai pas réussi à écouter les roses et ce qu’elles avaient à dire. En plus, la fin me laisse sur ma faim, pas assez claire à mon goût... Pourtant j’aime les jeux de piste mais j’ai trouvé celui-là trop tordu. (Oui, c’est moi qui dit ça !!).

29 avril 2012

Les tribulations d'une caissière

Anna SAM, 28 ans, caissière depuis 8 ans dans différents supermarchés malgré un diplôme universitaire de littérature en poche, raconte ce métier (tout d’abord dans un blog puis ensuite dans ce livre « les tribulations d’une caissière », celui-ci sera d’ailleurs adapté au cinéma), entre les automatismes qu’il génère, client après client, les relations avec les collègues et supérieurs, l’analyse rapide des gens qui défilent, tous différents et en même temps catégorisables (faciles, emmerdeurs, riches, pauvres, respectueux ou pas, …).

J’ai moyennement aimé ce livre. L’idée de départ est vraiment très bonne mais je n’ai pas apprécié le côté « donneuse de leçon ». Par exemple, elle décrit une scène où il y a une bagarre entre un individu et les vigiles du magasin et où les gens s’amassent autour. Elle critique le fait que personne n’intervienne mais elle-même derrière sa caisse, reste spectatrice et se garde bien d’intervenir. Qu’aurait-elle pu faire d’ailleurs ? et les autres ? à part passer leur chemin ?

Je suis d’accord bien évidemment sur le fait qu’il faille respecter le métier difficile que font les caissières et que cela passe par le fait de ne pas les prendre pour des machines, mais les gens sont comme ils sont et on ne pourra pas y changer grand-chose. Il y aura toujours des impolis, des râleurs, des gens de mauvaise foi, des gens irrespectueux, ou des blagues et des questions 1000 fois entendues, mais je crois que l’on en rencontre dans toutes les professions…

Je le classe en 70ème position et ne lui donne pas d’étoile.

3 novembre 2011

Prenez soin du chien

Je viens de terminer la lecture de "Prenez soin du chien" de J.M. Erre et suis ravie d'en être venue à bout.

Rue de la Doulce-Belette, Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, et Eugène Ruche, peintre sur coquilles d'œuf, habitent en vis-à-vis. Chacun suspecte l'autre de l'épier. La méfiance règne, d'autant plus que le voisinage n'est pas spécialement sain d'esprit. Sans compter les commérages de Mme Ladoux, la gardienne... Quand un cadavre est découvert, c'est une véritable psychose qui s'installe. Seraient-ils allés trop loin ?

J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, si réellement j'ai réussi à y entrer. Chaque personnage est une caricature. Quant à l'épilogue qui se veut certainement surprenant, j'étais pour ma part, seulement ravie d'arriver à la fin du livre pour pouvoir en attaquer un nouveau ! Seul le titre m'a plu...

Je le classe en 57ème position et ne lui donne pas d'étoile.

17 octobre 2011

Les petites soeurs

Le suicide de Sarah à Los Angeles marque le début de l’intrigue. Avant de mourir, Sarah, 3ème fille d'Albert, patriarche autoritaire et homme d'affaires redoutable, a pensé à tout. Elle a décidé de mettre Agathe, sa nièce, sur un jeu de piste, afin de lui dévoiler les secrets de leur famille.

C'est l'histoire de la famille Debussy, pleine de rebondissements, que nous raconte Valérie Saubade dans "les petites soeurs".

On ne s'attend pas à la fin de l'intrigue et l'on va de surprise en surprise.

Je classe ce livre en 20ème position et lui donne 2 étoiles.

11 octobre 2011

La voleuse de livres

La voleuse de livres de Markus Zusak est une histoire qui se situe en Allemagne en 1939, racontée par un narrateur peu ordinaire : la Mort. Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d'adoption, à l'abris, en dehors de Munich : le père de Liesel a en effet été emporté par le souffle d'un seul et étrange mot - communisme -, et Liesel a vu la peur d'un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. Sur la route, la Mort rôde autour des enfants, réussit à s'emparer du petit garçon. Durant l'enterrement de son petit frère, Liesel ramasse un objet singulier pour elle qui ne sait pas lire, un livre, "Le manuel du fossoyeur", dont elle pressent qu'il sera son bien le plus précieux, peut-être sa protection. Commence alors entre elle et les mots une étrange histoire d'amour. Poussée par un incoercible besoin de comprendre ce qu'il se passe autour d'elle, Liesel, avec l'aide de Hans, son père adoptif, décide d'apprendre à lire. A mesure que l'histoire avance, la Mort s'empare de nombreuses vies mais Liesel et ses livres continuent à lui échapper.

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire mais après j'ai suivi avidement l'histoire de la fillette dans l'Allemagne Nazie et tout ce qu'elle contient d'horreurs. J'ai toutefois ressenti 2 déceptions :

- j'aurais aimé que le livre qu'elle finit par écrire devienne un roman publié et qu'elle en fasse son métier puisqu'elle adore tant les mots,

- on ne sait pas ce que devient Max, le juif caché dans la cave, en dehors du fait qu'il survive à Dachau.

Je classe ce roman de 632 pages (ce qui explique un peu le laps de temps écoulé depuis le dernier ouvrage listé sur mon blog, j'ai mis un mois pour le lire !) en 19ème position et lui décerne 2 étoiles.

 

17 septembre 2011

Le potentiel érotique de ma femme

C'est le 3ème roman de David Foenkinos que je lis après "la délicatesse" et "nos séparations".

C'est l'histoire d'un homme fasciné par la façon dont sa femme lave les vitres. Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les oeufs d'oiseaux, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié. Alors, il s'est mis à collectionner sa femme...

Autant j'ai adoré "la délicatesse" et apprécié "nos séparations", autant je n'ai pas jamais vraiment accroché à l'histoire d'Hector dans "le potentiel érotique de ma femme". Je n'ai nicretrouvé le style, ni les appartés de l'auteur comme dans les 2 premiers romans et que j'appréciais particulièrement.

Je le classe donc en 53ème position et ne lui donne aucune étoile.

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  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
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