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Le petit monde de So et de Fi
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19 janvier 2016

Des vies en mieux

Quatrième de couverture

Billie a 13 ans. Elle n'a connu que les coups et la misère. Un matin, en classe, elle découvre On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset et l'amitié. Sa vie va changer. Mathilde a 24 ans. Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante et, à cause de cet homme justement, elle décide de changer de vie. Yann a 26 ans. Un soir, il rend service à son voisin de palier qui l'invite à dîner pour le remercier. Au cours de cette soirée, il réalise que sa vie n'a aucun intérêt et qu'il doit tout recommencer. Trois prénoms. Trois histoires. Trois jeunes gens d'aujourd'hui, déterminés et courageux, qui préfèrent encore se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune.

J’ai adoré, surtout l’histoire de Billie et celle de Yann. Les portraits sont finement ciselés et criants de vérité. On n’a pas envie de quitter les personnages. On voudrait que l’histoire dure toujours. C’est aussi plein d’enseignements et de belles réflexions sur la vie, sur la direction que l’on veut qu’elle prenne comme un rappel à rester acteur de son existence.

J’ai déjà lu et adoré un autre livre d’Anna Gavalda « Ensemble, c’est tout » et il est classé 5ème . Cela donne envie d'en découvrir d'autres...

Je classe celui-ci en 15ème position et lui donne 3 étoiles.

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26 décembre 2015

La femme coquelicot

Quatrième de couverture

Marthe a soixante-dix ans. On pourrait croire que ce n'est plus l'âge de la passion. Pourtant, elle va s'autoriser à la vivre avec Félix, l'homme aux écharpes multicolores, son aîné de dix ans... Une passion faite de l'émerveillement des âmes et aussi celui des corps. Tout ce qu'une longue vie d'épouse et de mère ne lui a pas donné. Enfants et petits-enfants, qui l'avaient assez vite rangée à la rubrique « troisième âge » et « grand-mère gâteau », devront assister à la métamorphose de Marthe en cette femme coquelicot, éclatante et fragile, toute au bonheur d'aimer et d'être aimée.C'est un sujet tabou sur lequel la romancière de La Femme en bleu lève ici le voile, dans une époque où la vieillesse se voit intimer l'ordre d'être honteuse ou vaincue. Elle le traite avec une grâce, une émotion, un humour aussi, qui lui ont valu un accueil enthousiaste de la critique et du public.

Ce livre de Noëlle Chatelet est un véritable sucre d’orge. Il raconte avec douceur et délicatesse la rencontre et l’amour naissant de deux personnes de plus de soixante-dix ans. Les personnages sont particulièrement bien décrits et attachants. La couleur coquelicot donne tout son sens à la passion entre ces deux êtres. L'humour est présent aussi, surtout quand les rôles s'inversent et que les enfants deviennent ceux qui interrogent et s'inquiètent. C’est beau et touchant. J’ai adoré !

Je classe ce livre en 15ème position et lui donne 3 étoiles.

20 décembre 2015

La nuit de feu

Présentation de l’éditeur

«Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989».Une nuit peut changer une vie. À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard. Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu il s attend à frissonner d angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l éclaire et le conseille. Cette nuit de feu ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique va le changer à jamais. Qu’est-il arrivé ? Qu’a-t-il entendu ? Que faire d une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l agnosticisme ? Dans ce livre où l aventure se double d un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d homme autant que d écrivain, découle de cet instant miraculeux.

C’est le 5ème livre que je lis d’Eric-Emmannuel Schmitt et c’est celui que j’ai le moins aimé. C’est pourtant le plus personnel car il raconte sa propre expérience. J’ai apprécié qu’il livre son histoire sans essayer de convaincre et même si c’est très bien écrit, cela m’a laissée froide (j'espérais ressentir davantage d'émotions au vu des commentaires sur internet et de ce dont j'ai entendu parlé). Je n'ai pas été particulièrement interpellée par ce livre. J’avais préféré nettement « la part de l’autre » classé en 47ème position ou « la femme au miroir » classé en 51ème position ou « M. Ibrahim et les fleurs du coran » classé en 117ème position et un peu moins « les 10 enfants que Mme Ming n’a jamais eus » classés en 181ème position. Dans ces autres livres, je trouve qu’il y a davantage d’enseignements et de philosophie.

D'autre part, 10,99 euros pour un livre numérique de 192 pages, je trouve cela un peu cher...

Je classe ce livre en 244ème position et ne lui donne pas d’étoile.

8 décembre 2015

Quelqu'un pour qui trembler

Quatrième de couverture

Pour soigner ceux que l'on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu'il apprend que la femme qu'il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent. Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n'importe quel inconnu. Est-il possible d'être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l'aide de ceux que le destin placera sur sa route.

C’est frais, c’est joliment conté, c’est plein d’humour et de jolies réflexions, c’est du Gilles Legardinier. Impossible de lâcher le livre avant de l’avoir terminé.

Je classe ce livre en 15ème position et lui donne 3 étoiles.

Un petit extrait ?

Le voici (p 190)  : «  Quand on aime quelqu’un, on nourrit pour lui des craintes et des rêves. Il cristallise nos peurs et nos espoirs. Nos plus beaux élans naissent de cela. Ce lien nous anime, nous motive, nous porte, nous construit. La seule chose qui compte, c’est d’avoir quelqu’un pour qui espérer mieux. L’essentiel, c’est d’avoir quelqu’un pour qui trembler. »

5 décembre 2015

La chartreuse de Parme

Fabrice Del Dongo, jeune noble italien, est un ardent partisan de Napoléon. En dépit de tout, il parvient à rejoindre Waterloo, bataille à laquelle il assiste en pur spectateur. Rejeté par son père, partisan de la monarchie, Fabrice troque sa carrière militaire contre la voix ecclésiastique et devient le coadjuteur de l’archevêque de Parme où sa tante l’a accueilli. Ses vœux ne l’empêche d’avoir un certain nombre d’aventures, dont une se solde par l’assassinat de l’acteur Giletti, qui contraient Fabrice de prendre la fuite. Convaincu par de fausses promesses de pardon, il se fait emprisonné au sommet de la tour de Farnèse. Là, il mettra à profit l’amour que lui porte la fille de son geôlier, Clélia, pour s’échapper. Le gouverneur de la prison manque cependant de succomber au puissant somnifère qui lui a été administré pour permettre la fuite de Fabrice, et Clélia jure d’obéir à toutes les volontés de son père si celui-ci survit. C’est le cas, et elle épouse le marquis de Crescenzi. Au terme d’une succession de rebondissements et de nouvelles aventures, Fabrice devient un fameux prédicateur, et renoue avec Clélia malgré ses fonctions, et le statut de femme mariée de la jeune femme. Leur enfant ne vivra pas longtemps, et sa mère le suivra dans la tombe. Fou de chagrin, Fabrice se retirera dans une chartreuse où il ne tardera pas à pousser son dernier soupir.

Hou la la, que c’était long !! Je me suis fort ennuyée. Que de tours et de détours dans ce roman. Je ne voulais pas relire « le rouge et le noir » parce que je l’avais adoré adolescente et que j’avais peur d’être déçue mais là franchement je n’ai pas aimé du tout « la chartreuse de Parme ». J’ai eu du mal à trouvé un résumé du livre (celui ci-dessus provient d’un site pour ado !) car même les résumés sont dramatiquement longs !! Pour la petite histoire, la seule femme qu’il va vraiment aimée, Clélia, apparaît pour la première fois au chapitre V et on ne la revoit plus avant le chapitre XV… (et le livre en contient XXVIII)

Je classe ce livre en 326ème position et lui donne deux « moins ».

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30 novembre 2015

Au bonheur des dames

Présentation de l’éditeur

Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

Il y avait bien longtemps que je n’avais lu du Zola. L’écriture est moderne, le style est enlevé, les descriptions sont précises sans être lourdes. On se passionne pour l’histoire de Denise, vendeuse maladroite et maltraitée au début puis par force de douceur et de droiture, emporte les suffrages de l’ensemble de ses collègues (et de son patron !). Les difficiles conditions de vie sont parfaitement décrites ainsi que l’essor des premiers grands magasins contre le déclin des petits commerces et les techniques commerciales qui attirent les clients jusqu’à les rendre dépendants. J’ai beaucoup aimé ce livre même si la faim attendue est un peu trop rapide à mon goût.

Je classe ce livre en 140ème position et lui donne deux étoiles.

 

18 novembre 2015

La peau de chagrin

Présentation de l'éditeur

Si tu me possèdes, tu posséderas tout. Mais ta vie m'appartiendra. Dieu l'a voulu ainsi. Désire, et tes désirs seront accomplis. Mais règle tes souhaits sur ta vie. Elle est là. A chaque vouloir je décroîtrai comme tes jours. Me veux-tu ? A cette invitation séduisante et provocante, Raphaël répond par l'affirmative. Jeune homme malchanceux en proie au désespoir, il rencontre un mystérieux antiquaire qui lui fournit une peau de chagrin, support de cette formule qui résonne comme une incantation. Mais les pouvoirs de cet objet magique, symbole de sa propre vie, ne lui accorderont qu'un bref sursis. Cependant, si la fatalité règne en maître absolu sur le destin de Raphaël, les égarements de la nature humaine ne sont pas totalement étrangers à sa perte, puisque c'est par l'usage inconsidéré qu'il fait de ce talisman qu'il précipite sa déchéance. De même, si sa rencontre avec l'antiquaire est fortuite, elle aboutit néanmoins à un geste inaugural délibéré.

Raphaël de Valentin, sur le point de se suicider, achète une peau de chagrin (peau d’âne sauvage) chez un marchand d’antiquités, aux pouvoirs magiques : cette peau réalisera tous ses vœux mais en contrepartie, elle rétrécira la durée de sa vie. Ce livre d’Honoré de Balzac comporte 3 parties : « Le talisman » où Raphaël est au bord du suicide, l'acquisition de la peau de chagrin et son premier souhait ; « La femme sans cœur » où Raphaël nous raconte sa vie dans un long monologue (70 pages sans interligne, sans dialogue, sans respiration !!), sa chambre minable louée à la pauvre Mme Gaudin et sa fille Pauline où il écrit son œuvre, sa rencontre avec Foedora, une courtisane, les dettes et la misère, son souhait exaucé et la peau qui rétrécit ; «L'agonie » Raphaël et Pauline (devenue riche à son tour) se retrouvent et s'avouent leur amour, le temps du bonheur total, mais la peau qui s'amenuise jusqu'à l'issue fatale.

Je n’ai pas réellement compris ce que Balzac a voulu transmettre ici, l'excès de la passion chez l'homme ou la puissance du désir ? « Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit ». Je me rappelais les longues descriptions dans les livres de Balzac et je n’en avais pas forcément gardé un bon souvenir. Je me suis dit que peut-être avec davantage de maturité, j’apprécierai sa lecture et bien, non, décidément non, j’ai trouvé cela franchement trop ennuyeux, comme quelqu’un qui s’écoute parler sans fin et qui part dans ses propres délire

Je classe ce livre en 320ème position et lui donne deux moins (!) et tout de même 9 jours pour en venir à bout...

 

10 novembre 2015

Madame Bovary

Emma Rouault, fille d'un riche fermier, rêve d'une vie mondaine comme les princesses des romans qu’elle lit. Elle devient l'épouse de Charles Bovary, simple médecin de campagne. Emma est déçue de cette vie monotone. Lorsqu’Emma attend un enfant, son mari décide de déménager. Emma est déçue par la naissance de la petite Berthe, puisqu’elle aurait préféré un garçon. Elle s'enlise dans l'ennui et perd tout espoir d'une vie meilleure. Elle n'éprouve plus aucun amour pour Charles, qui pourtant est très amoureux d’elle. Elle ne parvient pas non plus à apprécier sa fille qu'elle confie à une nourrice. Elle laisse libre cours à ses dépenses luxueuses chez son marchand d'étoffes, M. Lheureux. Elle trompe son mari avec Rodolphe, puis Léon. Ses amants finissent par la quitter. Emma a accumulé une dette envers M. Lheureux, qui exige d'être remboursé. Les amants d'Emma ont refusé de lui prêter de l'argent. Emma se suicide par désespoir. Charles meurt de chagrin après avoir découvert les infidélités de sa femme. À la mort de ses parents, Berthe sera confiée à une tante, pauvre, qui l’enverra travailler dans une filature de coton pour subsister financièrement.

Je n’avais encore jamais lu « Madame Bovary » de Gustave Flaubert. Le style est étonnement moderne. Il y a de longues descriptions, comme dans un souci du détail, mais elles restent agréables à lire car assez poétiques. La personnalité de Madame Bovary est particulièrement bien décrite. On pourrait la trouver agaçante mais elle reste attachante malgré sa mauvaise foi et ses mensonges. L’auteur décrit particulièrement bien l’ennui qu’elle ressent de manière récurrente dans son mariage, dans sa maternité et même dans ses infidélités. Monsieur Bovary lui ne voit ni ne comprend rien.

Je classe ce livre en 192ème position et lui donne une étoile.

4 novembre 2015

Trois reines pour une couronne

Présentation de l’éditeur

Au début du siècle dernier, ruiné par l'incendie de sa petite brasserie familiale, Baptiste Thouvenelle se met au service d'Antoine Trampitsch, brasseur venu de Slovénie. Un génie dont la réputation ne cesse de s'étendre et les établissements de s'agrandir. Cet homme a décidé que sa bière était la " Reine des bières " et l'a baptisée du nom de son village des bords de la Meurthe : Champigneulles. Maître-tonnelier sans rival, lui-même possédé par la passion de l'orge, du houblon et du malt, Baptiste sait qu'il peut un jour égaler son patron. Par bonheur, sa fille Adèle semble avoir hérité de ses dons et de son énergie. Une dynastie est née. Durant quatre générations de luttes, de succès, d'accidents et d'amour, les Thouvenelle vont illustrer la plus passionnante des sagas industrielles.

Le livre d’Elise Fischer est d’une saga familiale, où sont principalement mises en avant, 4 générations de femmes : Lise, Adèle, Charlotte et Louise dont les 3 dernières vivront des amours compliquées avec 3 générations d’hommes d’une autre famille : Charles, Julien et Philippe. Le tout est livré sur fond historique des deux guerres mondiales, de fabrication de la bière et du terroir lorrain. Je garde de ce livre un sentiment mitigé tant sur la crédibilité de certaines « circonstances » ou « coïncidences » de l’histoire que sur le nombre incalculable de personnages.

Je classe ce livre en 238ème position et lui ne donne pas d’étoile.

5 novembre 2015

Elle s'appelait Sarah, le film

En septembre 2014 (voir mon billet du 16/09/14), j'ai lu "Elle s'appelait Sarah" et j'avais beaucoup aimé puisque je l'avais classé en 30ème position et donné 3 étoiles. J'avais même conseillé à JP de le lire aussi, ce qu'il avait fait.

Dimanche soir, le film tiré du livre était diffusé à la télévision.

Du coup, nous l'avons regardé tous les deux.

J'ai trouvé que l'actrice principale était formidable (Kristin Scott-Thomas) et que le film respectait globalement bien l'histoire. J'ai juste trouvé que la belle-famille était plus encline dans le film à aider la journaliste dans ses recherches que dans le livre (où elle est beaucoup plus réticente).

Je vous conseille et le livre et le film (dans cet ordre là :o) !).

 

20 octobre 2015

Newletters et commentaires

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N'hésitez pas non plus à me laisser un commentaire sur un billet. Créer un blog n'a de sens que s'il est lu et quoi de mieux qu'un retour écrit du lecteur !! J'adore ça :o) !

18 octobre 2015

La dernière vague

Quatrième de couverture

L'océan Atlantique est capable du meilleur comme du pire. L'inspecteur Monestier aussi. Nommé à Biarritz sans l'avoir vraiment souhaité, Monestier ne tarde pas à découvrir les charmes du bord de mer... Le lendemain d'une tempête, on retrouve le corps d'un noyé échoué sur une plage. Ce qui pourrait n'être qu'un banal accident est le point de départ d'une enquête assez peu conforme à la déontologie policière. Un vieux démineur géorgien, deux surfeurs fantasques et pittoresques, une photographe au sourire lumineux, un sous-brigadier basque plein de bon sens, quelques baïnes : tels sont les protagonistes de cette étrange affaire... Sans oublier les vagues, omniprésentes sur ce littoral grandiose, qui finiront par envoûter Vincent Monestier.

Les plus : une histoire qui se lit facilement, un personnage principal atypique, des chapitres courts.

Les moins : un ou deux nouveaux personnages par chapitre dont on n’entend parfois plus parler, quelques longueurs, quelques bizarreries.

Je classe ce livre de Denis Humbert en 206ème position et lui donne une étoile.

5 octobre 2015

La maîtresse d'école

Céline est née en 1918 dans un village de pêcheurs. Depuis qu'elle est enfant, ses parents lui répètent qu'elle épousera un marin. Elle accepte d'autant plus volontiers qu'elle est amoureuse de Pierrot, son matelot. Cela dit, la vie qui va avec ne l'attire pas du tout : l'attente, la peur, le travail harassant chez les mareyeurs... Ce qu'elle veut c'est être institutrice ! Ce rêve, elle le réalisera et croira défaillir de bonheur lorsqu'elle entrera pour la première fois dans sa classe ; défaillir de douleur aussi, lorsque Pierrot lui dira qu'il ne veut pas épouser une institutrice... C'est cette histoire que nous raconte Marie-Paul Armand. Puis celle d'Irène, la fille de Céline.

J’ai préféré la première partie (de 1918 à 1938) qui concerne Céline à la seconde (1947 à 1967) qui concerne sa fille Irène. En effet, dans cette première partie, l’auteure décrit fort bien le contexte social où la volonté de Céline de devenir institutrice est très mal perçue dans ce milieu de marins. Dans la seconde partie, il y a des situations (voir des incohérences selon moi) qui m’ont fait un peu décrocher.

Je classe ce livre en 81ème position et lui donne deux étoiles.

26 septembre 2015

Les larmes de caramel

Présentation de l’éditeur

Le grand exode des campagnes est commencé. Comme des milliers d'autres déracinés, Rose fait l'expérience de la vie ouvrière, dans les ateliers des soyeux. Marguerite est institutrice, mais devra, sous la pression d'un mari petit-bourgeois, renoncer à son métier. Camille, elle, brave les convenances : elle est la garçonne, la femme émancipée. Autour de ces trois femmes, de leurs amours, de leurs interrogations, de leurs destins, l'histoire bouge et menace : voici la grande crise de 1929, le Front populaire qui divise la ville. Et les menaces qui montent au-delà des frontières, en Allemagne, en Italie, en Espagne... D'une guerre à l'autre, c'est la vie qui va, fertile en surprises, en joies et en deuils, douce et brûlante comme les larmes du caramel...

Franchement, je ne me suis pas passionnée par l’histoire de ces trois femmes. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages de Danielle Pampuzac. La situation des femmes à cette époque et le contexte historique auraient pu être des atouts mais j’ai trouvé que c’était trop brouillon. Je m’y suis perdue. Ravie d'avoir terminé pour passer à autre chose...

Je classe ce livre en 270ème position et ne lui donne pas d’étoile.

17 septembre 2015

Dernière sortie avant l'autoroute

Présentation de l’éditeur

Après des années de débauche médiatique, une rédemption est-elle encore possible ? C'est la question que se pose Fraser, star de la télévision écossaise qui, après avoir été au coeur d'un scandale sexuel, décide de se refaire une virginité en gagnant la Floride, à l'invitation de deux jumeaux nés d'une soirée de débauche entre leur mère et le Rat Pack de Frank Sinatra. Après des années de mariage sans amour et avec pour seul horizon la maladie, reste-t-il encore un espoir ? C'est ce que se demande George, un avocat de Glasgow, en route pour un dernier tour de piste entre Londres et Paris, où l'attend une femme merveilleuse dont les six derniers maris sont décédés de mort violente. Fraser et George, les deux amis d'enfance, auraient-ils perdu leur âme ? Et comment la retrouver dans un monde où télévangélistes, scientologues, patrons de studios bipolaires et escort girls hystériques finissent par rendre les serial killers sympathiques ?

Cet avis n’engage bien évidemment que moi mais ce livre est une horreur. 400 pages qui partent dans tous les sens. Un nombre incalculable de personnages dont la grande majorité que l’on ne côtoie que 5 minutes et que l’on ne retrouve plus. J’avais commencé à noter pour tenter de faire des liens entre eux mais je me suis vite rendu compte que cela ne servait à rien. L’auteur emmène ses personnages dans des rêves ou des comas qui sont l’objet d’autant d’histoires parallèles, histoire de complexifier le tout qui n’est déjà pas très compréhensible. Je n’ai donc pas aimé du tout ce livre de Craig Ferguson que j’ai mis 8 pénibles jours à terminer.

Je classe ce livre en 311ème position et lui donne deux "moins".

11 septembre 2015

sms avec son (grand) ado...

La semaine dernière, semaine de la rentrée en Terminale ES - sport-étude judo - internat pour Antoine, un seul sms de sa part :

- "Il faut un chèque de 70 euros pour les livres. Tu m'y feras penser ?"

Cette semaine, de nouveau un seul sms :

- "Il faudra le chèque pour le Pôel Espoir de judo"

Je ne sais pas, moi, je sais qu'il est grand, mais il pourrait juste donner quelques nouvelles sur la façon dont se passent les cours, comment sont ses nouveaux profs, comment ça va aux entraînements de judo...

26 juillet 2015

Oups, j'ai glissé chef !

Ce matin, je coupe les cheveux de mon petit mari.

A un moment, il y avait plein de cheveux dans le sabot de la tondeuse. Je l'ai donc retiré pour les enlever.

Je remets alors le sabot au maximum (21 mm) afin de couper sur le dessus de la tête et là, oups, le sabot s'est remis d'un coup sur 3 mm !!

JP s'est retrouvé avec une tranchée en plein milieu de la tête. Le sabot était mal remis... Il n'était enclenché que d'un côté !

J'ai fait du mieux que j'ai pu pour égaliser... JP voulait que je laisse de la longueur sur le dessus. Pour le coup, c'est complètement raté, il ne les a jamais eus aussi courts !! On dirait une coupe militaire...

Je me suis excusée et il m'a dit que c'était court mais que cela allait repousser.

Heureusement que c'est arrivé avec mon chéri parce que le ptit con ne l'aurait pas aussi bien pris si cela m'était arrivé avec lui.

Je vais dorénavant faire très attention quand je remettrai le sabot !!

24 juillet 2015

L'instant présent

Présentation de l'éditeur

Lisa et Arthur n'ont rendez-vous qu'une fois par an. Il passe sa vie à la chercher... ... elle passe la sienne à l'attendre. Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d'art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d'Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n'offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n'est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l'aimer : " Ce qui m'arrive est inimaginable, et pourtant bien réel... ". Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

C'est du Musso tout craché : on rentre dans l'histoire immédiatement. L'histoire est complètement dingue mais on suit l'auteur dans ses délires et le héros dans ses aventures. J'ai eu peur sur la fin de ne pas comprendre ou d'avoir loupé quelque chose, mais non, tout s'éclaire ! On ne s'attend pas au dénouement et ça, c'est vraiment bien !!

Je classe ce livre en 59ème position et lui donne trois étoiles.

 

24 juillet 2015

Leçon de tâche ménagère (suite)

Suite à ma petite leçon sur LE secret pour bien étendre le linge (voir mon billet du 8 juillet), je pensais Antoine paré pour l'étendage des lessives (je me dis que sa future compagne -bon, on a un peu de temps, il a 16 ans !- aura du pain sur la planche car question bonne volonté sur ce type de questions, c'est limite ! Il m'a même dit une fois qu'il comptait sur sa future petite amie pour faire un certain nombre de choses dans leur foyer -vive le partage des tâches !!-. Il me fait un peu penser à son grand frère Nico, très maternée par Aurélie -bisous vous deux-).

Nouvelle tentative donc plutôt soldée par un échec...

Il y avait son kimono à étendre. Bon, le pantalon était bien positionné (youpi en progrès !), par contre la veste était étendue de façon peu orthodoxe. Du coup, quand il est venu me rejoindre pour une partie de ping pong, je lui ai montré... Il a pu constaté que la veste, étendue au soleil depuis le matin 11 h était encore humide car positionnée avec un amas de tissu au niveau des pinces.

A sa décharge, un kimono humide est assez lourd et la veste étant fendue sur les côtés, il n'a pas trouvé le moyen de suivre les coutures...

Les culottes étaient elles aussi étrangement suspendues...

Il y a encore du progrès attendu !!

18 juin 2015

Nouveau club - 1er entraînement

Hier soir, JP a emmené Antoine pour un premier entraînement au sein de son futur club de judo.

Comme nous sortions (repas dansant avec les professeurs du cours de danse de salon), c'est la maman de Lucas qui a ramené Antoine à la maison (merci maman de Lucas !).

Nous nous sommes un peu inquiétés vers 21 h car il ne répondait pas à nos messages lui demandant s'il était bien rentré.

Quand nous sommes rentrés à 23 h, nous avons trouvé le sac de judo, le pantalon et la veste de kimono par terre dans l'entrée (!). Dans le canapé du salon, se trouvait un Antoine tout habillé et en chaussures en train de dormir (!!).

JP l'a réveillé et il est parti directement se recoucher... dans son lit... sans nous raconter.

Ce matin, j'ai mieux compris... Il a effectivement fait l'entraînement en se donnant à fond de 18 h à 20 h. Puis à 20 h est arrivé un second entraîneur, non averti du changement d'horaire, qui a proposé un second entraînement dans la foulée. Antoine est resté (toujours aussi motivé).

Il a donc fait quasiment 4 heures de judo (après une interruption de presque 15 jours) et a fini l'entraînement par des randoris (des combats) avec l'entraîneur. Pour la petite histoire, cet entraîneur dirigeait le Pôle espoir avant qu'Antoine n'y entre et c'était lui qui lui avait fait passé les tests d'entrée.

Il était donc un peu fatigué !!

 

 

10 juin 2015

Le plus bel endroit du monde est ici

Présentation de l’éditeur

Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d'un café auquel elle n'avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L'intérieur est plus intrigant encore, comme sorti d'un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel Italien porteur d'une promesse : le bonheur

188 pages pour 8,99 euros, je l’ai trouvé cher pour le nombre de pages mais je l’ai téléchargé sur ma liseuse car les commentaires des précédents lecteurs étaient pour la plupart élogieux et donnaient envie de découvrir ce livre de Miralles et Santos.

Il n’y a que le titre qui est intéressant. C’est une sorte de conte qui se veut transmettre des notions de développement personnel et des références philosophiques mais il n’y a que des clichés, comme si l’auteur avait fait une liste de sujets qu'il souhaitait aborder (les poèmes japonais Haïkus, la liste des choses à faire avant de mourir, l’idée de savourer l’instant présent, le fait de savoir rebondir sur nos erreurs ou sur nos peines, …) et qu’il les avait jetés tour à tour dans une histoire qui se perd dans une sorte de monde parallèle, carrément tirée par les cheveux.

Bref, je n’ai pas aimé du tout et je n’en ai rien retiré. Cela ressemble à du Gounelle mais ce n’est pas du Gounelle (et loin de là !).

Je classe ce livre en 289ème position et lui donne un « moins ».

 

26 mai 2015

Voisins, Voisines, suite...

Dimanche, alors que nous nous apprêtions à prendre l’apéritif dans le jardin, vers midi et quart, j’entends du jardin voisin une débrousailleuse qui se met en route.

Je me faufile le long de la haie et demande à l’ado, fils de la voisine, de bien vouloir arrêter son engin car nous sommes dimanche et que l’on aimerait bien prendre l’apéritif au calme. Il arrête sa machine.

Celle-ci reprend 5 minutes plus tard. J’y retourne et je le rappelle. Je le vois se tourner vers sa mère qui lui dit de continuer.

Du coup, JP s’en mêle, le prend en photo pour avoir une trace du fait qu’ils font, une nouvelle fois du bruit indifféremment dimanches et jours fériés. La mère arrive accompagnée de sa sœur et d’une autre femme. Sa sœur se dit juge et essaie de nouer le dialogue alors que la voisine s’énerve et commence à insulter JP d’alcoolique et de gros porc. Elle le menace même avec son rateau !!

J'ai enregistré la conversation et le leur ai dit. C'est hallucinant de bétises !

Elle dit qu'il n'y a pas d'arrêté municipal, qu'elle travaille tous les jours et fait les travaux quand elle peux. Elle dit aussi qu'elle est chez elle et donc libre de faire ce qu'elle veut.

Elle nous reproche d’avoir fait des courriers anonymes. JP a effectivement mis des mots dans sa boîte à lettres (contre mon avis) pour lui demander de cesser les travaux le dimanche. Elle nous reproche aussi d’avoir pris son fils en train de passer la débroussailleuse alors qu’il est mineur et nous parle d’un droit à l’image. On n’a pas l’intention de diffuser la vidéo !

Elle nous reproche d'avoir peint son mur de notre côté, alors que je lui avais demandé la possibilité de le faire et qu'elle avait accepté (voir mon billet du 05/08/2012).

J’ai appelé la police mais aucune patrouille n’est disponible. On me conseille de passer tout de fois au commissariat pour déposer une main courante. Ce que nous avons fait l’après-midi.

JP a envoyé 3 courriers à la mairie. On ne l’a rappelé qu’au troisième courrier. Non seulement elle fait du bruit tous les jours mais la construction qu’elle a entreprise n’est même pas encadrée par un permis de construire. Le Maire lui a donc demandé de régulariser, ce qui ne l’empêche pas de continuer les travaux sans autorisation…

Le maire a proposé qu'on se rencontre tous pour discuter mais je ne pense pas qu'elle se déplacera...

19 mai 2015

Le temps des délivrances, Angélina

Après des études à Toulouse, Angélina, la fille d’un cordonnier, s’est installée en tant que sage-femme dans la maison familiale, à Saint-Lizier, dans l’Ariège. L’exercice de son métier est difficile dans les campagnes en cette fin de XIXe siècle. Accaparée par son travail, elle peut compter sur sa protectrice, Gersande de Besnac, pour s’occuper de son fils Henri qu’elle élève seule. Grâce à ses compétences et à sa disponibilité, sa réputation ne cesse de grandir. Son bonheur serait complet si elle ne désespérait de revoir un jour Luigi, un bohémien dont elle s’est éprise et qui s’est réfugié en Espagne pour fuir de fausses accusations de meurtre. Au lieu du ténébreux gitan, dont la naissance s’entoure de mystère, c’est Guilhem, le premier amour d’Angélina et le père d’Henri, qui revient au pays. Il est accompagné de son épouse légitime, mais semble n’avoir rien oublié de ses sentiments pour la sage-femme…

J’ai adoré retrouver les personnages du tome 1 « Angélina, les mains de la vie » dans le tome 2 « le temps des délivrances, Angélina » de Marie-Bernadette Dupuy. Angélina est toujours aussi investie dans son travail de sage-femme et prend en maturité et en assurance. On a plaisir à suivre les aventures de Rosette, Luigi, Oncle Jean et tous les autres.

Je classe ce livre en 34ème position (juste après le tome 1) et lui donne 3 étoiles.

Je vais, de ce pas, télécharger le 3ème tome…

15 mai 2015

Angélina, les mains de la vie

Présentation de l’éditeur

1878, dans les Pyrénées. Angélina, la fille d’un cordonnier, n’a qu’une ambition depuis qu’elle est petite : devenir sage-femme comme sa mère, morte tragiquement. Abandonnée par son amant, la jeune fille se résigne à confier l’enfant qu’elle a eu de lui à une nourrice afin de pouvoir devenir élève sage-femme à l’hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse. Dans cet établissement réputé, elle rencontre un médecin obstétricien dont elle devient la fiancée. Mais sa belle-famille la regarde de haut et Angélina, malgré l’aisance matérielle dont elle jouit, comprend qu’elle n’est pas faite pour la vie mondaine. Elle décide de reprendre sa liberté et part s’installer dans sa région natale pour exercer enfin son métier…

Je n’avais encore jamais lu Marie-Bernadette Dupuy et je suis ravie de l’avoir découverte. L'écriture est très fluide et on rentre tout de suite dans l’histoire. Il arrive plein de choses à Angélina (807 pages tout de même !) et c’est très agréable de la suivre dans ses aventures. Les personnalités des personnages sont fines et bien décrites. Le métier de sage-femme est mis en relief et c’est l’occasion de découvrir les pratiques de l’époque (et les croyances !) qui évoluent, principalement les règles d’hygiène qui sauveront bien des nouveau-nés et leur mère (les sages-femmes remplacent peu à peu les matrones). En plus, et ce qui donne encore plus d’intérêt à ce livre, il y a des références historiques et relatives au terroir de l’Ariège. Région que nous avons visitée en 2011 et dont j’ai retrouvé avec plaisir l’histoire de certains lieux, comme le château Cathare de Montségur... La fin me laissait un peu sur ma faim mais je viens de découvrir qu’il y a un tome 2, puis 3, (voire 4 !)…

Je classe ce livre en 33ème position et lui donne 3 étoiles.

Je m’empresse de ce pas à télécharger le tome 2 sur ma liseuse… à suivre !

19 mai 2016

L'éveil de Mademoiselle Prim

Ref : 445 « Cherche esprit féminin détaché du monde. Capable d’exercer fonction de bibliothécaire pour un gentleman et ses livres. Pouvant cohabiter avec chiens et enfants. De préférence sans expérience professionnelle. Titulaires de diplômes d’enseignement supérieur s’abstenir. » Mademoiselle Prim ne répondait qu’en partie à ce profil : bardée de diplômes et sans aucune expérience des enfants et des chiens. Elle est engagée et, après quelques heurts avec son employeur, un homme aussi intelligent et cultivé que peu délicat, elle découvre le style de vie et les secrets des habitants de Saint Irénée d’Arnois. Mademoiselle Prim tombe très vite sous le charme de ce village hors normes où les voisins s’adonnent à leur passion et où l’intérêt de la communauté prédomine. Pour eux le temps n’a pas d’importance et la littérature ne sert qu’à s’épanouir.

Le livre de Natalia Sanmartin Fenollera fait penser à la littérature anglaise du XIXème siècle et ce n’est pas un hasard puisque l’auteure cite plusieurs fois des livres de cette période, un peu comme si elle s’en était inspirés. Elle utilise le même style raffiné et un peu désuet où elle prône la délicatesse et les bonnes manières tout en utilisant l’humour. Il y a des réflexions profondes sur l’amour et ce qui fait la réussite d’un couple et ce qu’il faut transmettre aux enfants. Le système d’éducation se fait au début auprès d’une institutrice puis ensuite par l’ensemble de la communauté.

Petit extrait :

« C’est la différence, non l’égalité, qui alimente l’admiration entre deux personnes, d’où il résulte que l’égalité n’a rien à voir avec un bon mariage, alors que la différence, elle, a beaucoup à y voir. »

Je classe ce livre en 159ème position et lui donne une étoile (une seule étoile car je n'aime pas les fins qui me laissent sur ma faim).

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Le petit monde de So et de Fi
  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
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