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Le petit monde de So et de Fi
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22 juin 2011

Les hauts de Hurle-Vent

J'ai lu "Les Hauts de Hurle-Vent" d'Emily BRONTE. C'est un roman très sombre de par les personnages et les situations mais on a envie de connaître la fin, on espère une éclaircie !

Mr Earnshaw a un fils, Hindley et une fille, Catherine. Un jour, il ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, dont l’origine restera inconnue (alors que j'ai imaginé un moment qu'on la découvrirait). Hindley ne s'entend pas avec Heathcliff et, à la mort de leur père, devient le maître de la maison. Heathcliff est traité durement mais Catherine et lui s’aiment tendrement et s’échappent fréquemment dans la lande.

Hindley se marie. Malheureusement, son épouse meurt peu de temps après la naissance de leur fils, Hareton Earnshaw. Hindley est fou de chagrin. Catherine Earnshaw épouse un riche héritier, Edgar Linton.

Heathcliff ne comprend pas ce mariage et s’enfuit, blessé. Catherine est désespérée.

Heathcliff réapparaît et tous deux s’avouent qu’ils se sont toujours aimés. Peu après cette rencontre, Catherine meurt après avoir donné le jour à une fille, Cathy, fille d’Edgar (on ne  savait même pas qu'elle était enceinte ou alors j'ai loupé un passage). Heathcliff, désespéré, se vengera d’Edgar et d’Hindley. Il ruine Hindley au jeu et entre en possession des Hauts de Hurlevent. Il séduit Isabelle Linton, sœur d’Edgar, l’épouse et la maltraite au point qu’elle s’enfuit. De cette union naît un fils, Linton Heatcliff.

Seize ans plus tard, Edgar Linton meurt, laissant pour seule héritière sa fille Cathy. Heathcliff fait alors en sorte qu'elle tombe amoureuse de Linton. Il l’attire aux Hauts de Hurlevent, la retient prisonnière et la contraint d’épouser Linton sous la menace. Celui-ci meurt bientôt, trop tard malheureusement pour Cathy dont Heathcliff s’est approprié les biens.

Cathy et le fils d’Hindley, Hareton, nouent une relation bien que Heathcliff ait élevé celui-ci de manière à en faire un rustre. Hareton ne tarde pas à protéger Cathy contre les violences de Heathcliff. Par ailleurs, le fait que les deux cousins ressemblent fortement à leur tante et mère Catherine rend Heathcliff incapable de poursuivre sa vengeance. Il agit de plus en plus étrangement, s’enferme dans sa chambre, refuse de s’alimenter et finit par mourir. A la fin du roman, Hareton et Cathy sont sur le point de se marier.

Je classe ce roman en 27ème position et lui donne une étoile.

Je me suis demandé pourquoi Catherine n'avait pas épousé Heatcliff, tout le monde aurait été bien plus heureux... peut-être parce qu'il n'avait pas d'argent. En plus, il n'y aurait pas eu 400 pages et Hareton, Cathy et Linton n'auraient pas vu le jour !!

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24 octobre 2012

La montagne invisible

Petite paysanne illettrée tout juste débarquée dans la capitale, abandonnée par un mari volage, Pajarita va mettre à profit sa connaissance des plantes médicinales et un savoir hérité de ses ancêtres indiens pour devenir une guérisseuse très appréciée. Le début d'un destin hors du commun…
Eva, sa fille, rêve de poésie pour mieux oublier un quotidien sordide. Violée par son patron, rejetée par Andres, son ami d'enfance dont elle est éperdument amoureuse, elle décide de tenter l'aventure en Argentine. Une aventure qui la mènera dans les plus hautes sphères du pouvoir avant de précipiter sa chute…
Salomé est la fille d'Eva. Le jeune interne qui assiste à sa naissance s'appelle Ernesto Guevara. Signe du destin ? À l'âge des premiers émois, la jeune lycéenne rejoint le groupe clandestin des Tupamaros…

Ce livre de Carolina de Robertis nous raconte l’Uruguay du XXème siècle.

Cela démarrait un peu mal avec une histoire de bébé qui disparaît et qui réapparaît dans un arbre… La magie, assez peu pour moi, trop cartésienne. J’ai malgré tout appris à aimer ce livre au fur et à mesure des pages, et il y en a 525. 3 générations de femmes, 3 destins hors du commun, 3 tempéraments qui luttent pour conserver leur indépendance et leur liberté de penser…

Je classe ce livre en 38ème position et lui donne 2 étoiles.

28 mars 2012

Le treizième conte

"Le treizième conte" de Diane SETTERFIELD, c’est l’histoire de Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, qui s'est inventé plusieurs vies à chaque rencontre avec les journalistes, toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’histoire de sa famille. Elle adresse une lettre à la biographe Margaret Lea et l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, doit traiter des faits, non de l'imaginaire et elle devra parfois mener l'enquête et provoquer la vérité. Cette confrontation avec les fantômes du passé de Vida Winter aidera Margaret à cerner sa propre vérité.

J'ai beaucoup aimé ce livre à rebondissements qui garde du suspens et des surprises jusqu'à la fin.

Je le classe 14 ème position et lui décerne  3 étoiles. Il aurait peut-être mérité une meilleure place mais je ne pouvais me décider à le placer avant "les yeux jaunes des crocodiles".

19 février 2012

Encore une danse

Je viens de lire "encore une danse" de Katherine Pancoll.

Ils forment une bande d'amis : Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha. Ils ont grandi ensemble dans le même immeuble à Montrouge, banlieue parisienne. Lorsqu'ils sont devenus adultes, leurs vies ont pris des tournants différents mais leur amitié a résisté au temps, à la réussite des uns, aux échecs des autres. Leurs espoirs, leurs illusions se sont réalisés ou envolés. Une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s'annonce. Face à elle, ils ne peuvent pas tricher. Les masques vont tomber. Le groupe menace de voler en éclats, de révéler des trahisons, grandes ou petites, et mille ressentiments longtemps cachés. Arriveront-ils à franchir cette étape inattendue qui les met chacun face à eux-mêmes, qui les oblige à faire le point sur ce qu'ils sont devenus sans complaisance ni lâcheté ?

J'aime toujours autant l'écriture de Katherine Pancol (comme dans "les yeux jaunes des crocodiles" et sa trilogie) car on rentre rapidement dans l'histoire et les personnages sont attachants (parfois un peu "Cosette"). Par contre, pour le titre, cela aurait pu être "tout le monde couche avec tout le monde" (mais sûrement trop criant) et les liens d'amitié sont parfois ténus !!!

Je classe ce livre en 28ème position et lui donne deux étoiles malgré tout.

14 décembre 2011

La fille du tailleur

« La fille du tailleur » de Janice GRAHAM raconte l’histoire de Veda Grenfell, atteinte de surdité suite à une maladie à l’âge de 16 ans. Issue d'une famille de célèbres tailleurs londoniens, elle rêve de succéder à son père, mais dans l'Angleterre victorienne, une jeune fille de la bourgeoisie, infirme de surcroît, ne peut envisager de devenir couturière. Pourtant, l'indomptable Veda n'est pas de celle qui s'en laisse conter... Et lorsqu'elle tombe sous le charme d'un irrésistible gentleman de la haute société, c'est avec la même énergie qu'elle combat les barrières sociales et les conventions de la société de son temps. A ses risques et périls...

Comme les enfants, j’adore que l’on me raconte des histoires et c’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce roman. J’ai suivi l’héroïne dans ses aventures, ses joies et ses désillusions, ses rencontres et sa passion de la mode masculine. Elle va tout tenter contre l’adversité et balayer les préjugés de son époque pour décider de sa vie en dépit des trahisons (y compris de ses proches) dont elle va être victime.

J’avais envie de connaître la fin et en même temps je n’avais pas envie que cela s’arrête. Comme vous pouvez le constater j’ai adoré ce livre. Je le classe en 6ème position et lui décerne 3 étoiles !!!

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21 mars 2012

Corps et âme

J'ai littéralement dévoré "Corps et âme" de Franck Conroy.

683 pages en 5 jours !

J'ai plongé dans l'histoire dès les premières pages et n'en suis ressortie qu'à la dernière.

A New York, dans les années quarante, Claude Rawlings, un enfant pauvre, sans autre protection qu'une mère excentrique, découvre sous une montagne de papier de la chambre, un petit piano désacordé. Il va bientôt déchiffrer les secret de son clavier et, grâce à un marchand d'instruments de musique, devenir musicien.

On suit le Héros dans ses aventures musicales de ses 6 à ses 25 ans. C'est bien écrit, parfois un peu technique pour les "non-musiciens" mais cela n'en retire rien à l'intérêt de l'histoire et la fin est un commencement.

Je classe ce livre en 4ème position (il a réussi à détrôné le choeur des femmes et l'élégance du hérisson !!!) et lui décerne 3 étoiles.

11 février 2012

D'autres vies que la mienne

A quelques mois d'intervalle, Emmanuel Carrère a été témoin de deux événements qui l'ont marqué : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un lui a alors passé une commande qu'il a acceptée : écrire leur histoire.

Le premier évènement se passe lors du Tsunami en Asie, le second en plus de l'aspect familial de la perte de l'être aimé, parle de l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne. Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour...

J'ai beaucoup aimé ce livre, que Christelle m'a offert pour Noël, même si j'ai pleuré à plusieurs reprises. Il nous rappelle la fragilité de la vie et nous amène à relativiser sur les choses importantes et les autres... et puis surtout, qu'il faut dire aux êtres qu'on aime, qu'on les aime !

Je le classe en 17ème position et lui donne 2 étoiles.

10 juin 2012

L'arbre aux haricots

Marietta, qui se fait désormais appeler Taylor, décide de partir dans sa vieille voiture pour éviter de pratiquer le sport national de son Kentucky natal : faire des bébés. Mais sur la route de l'Ouest, au milieu du désert, une femme lui confie une petite indienne. Taylor se retrouve donc à élever cette petite Cherokee qui a eut un très mauvais départ dans la vie mais qui, entourée par des amis et de sa mère adoptive, parviendra à refaire surface.

Barbara Kingsolver décrit merveilleusement bien les paysages sauvages de ces contrées des États-Unis, que ce soit l'aridité du désert de l'Arizona, le "vide" du Kentucky ou les montagnes de l'Oklahoma. On aime l'énergie et la tendresse de Taylor et l'apprentissage de la vie, douloureux parfois, devient alors une merveilleuse aventure pleine d'humour. Cependant, tout n'est pas rose non plus sous la plume de Barbara Kingsolver où l'auteure dénonce les injustices de notre monde avec beaucoup de sensibilité.

Je classe ce livre en 7ème position et lui décerne 3 étoiles. Il m’a donné envie de découvrir la suite « les cochons au paradis » que je vais acheter.

17 mai 2012

Les temps difficiles

Dans l'école de Mr Gradgrind à Coketown, les maîtres sont chargés d'enseigner aux enfants les faits et à éradiquer tout symptôme d'imagination : Sissy Jupe, qui vient d'un cirque, fait mauvaise impression. En retournant chez lui, Mr Gradgrind surprend ses propres enfants, Tom et Louisa, à épier le cirque itinérant, malgré leur éducation utilitariste et rationnelle. Persuadé que la non-rationnelle Sissy Jupe a une influence pernicieuse, M. Gradgring et son ami Mr Bounderby, souhaite prévenir son père que l'école ne peut plus l'accueillir. Le directeur de la troupe, Mr Sleary, les informe que le père de Sissy, incapable d'assurer ses numéros, est parti, abandonnant sa fille. Mr Gradgrind propose de la recueillir (et de lui enseigner les faits). Malgré sa bonne volonté, Sissy ne fait aucun progrès dans l'apprentissage.

Plus tard, Mr Gradgrind est élu au Parlement et Sissy reste chez lui pour s'occuper de sa femme. Tom est entré dans la banque de Bounderby et encourage sa sœur à l'épouser malgré les 30 années qui les séparent.

Ce livre m’a fait rappeler « ravage » de Barjavel pour son côté sombre. Charles Dickens y décrit les débuts de la révolution industrielle et Coketown, la ville du charbon, est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, persuadée de la divinité de ses droits.

J’ai détesté le style, les phrases trop longues et empesées de mots compliqués, la noirceur de l'ensemble. Malgré tout, j’ai eu envie d’aller jusqu’au bout pour connaître le destin des personnages.

Je le classe en 75ème position et ne lui donne pas d’étoile.

Juste pour terminer et pour vous donner une toute petite idée du style, un extrait (uniquement composé de 2 phrases !!) :

« Mme Sparsit, se reposant dans la villa Bourderby pour rendre du ton à ses nerfs, exerçait nuit et jour une surveillance si active, à l’ombre de ses sourcils coriolanesques, que ses yeux, semblables à deux phares allumés sur des récifs, auraient suffi pour avertir tout marin prudent de prendre garde d’aller donner contre un rocher aussi terrible que son nez romain et les sombres écueils des rides d’alentour, si la bonne dame n’eût rassuré son monde par ses manière calmes et doucereuses. Bien qu’il fût difficile de croire que ses disparitions nocturnes fussent autre chose qu’une simple affaire de forme, tant ces yeux classiques restaient sévèrement éveillés et tant il semblait impossible que ce nez inflexible pût céder à l’influence bienfaisante d’un paisible sommeil, cependant il y avait dans toute sa personne, dans sa façon de s’asseoir, de lisser ses mitaines (qui n’étaient pas bien moelleuses, fabriquées comme elles l’étaient d’un tissu aussi perméable à l’air que le treillage d’un garde-manger), il y avait dans sa manière de chevaucher à l’amble sur sa chaise, vers des pays inconnus, le pied dans son étrier de coton, une telle sérénité, que l’observateur le plus défiant ne pouvait s’empêcher de finir par la prendre pour une tourterelle, incorporée par quelque caprice de la nature dans le tabernacle terrestre d’un oiseau de proie. »

16 avril 2012

Le secret de Lady Audley

Arrivée sur recommandation dans un petit village de L’Essex, Miss Lucy Graham est engagée comme institutrice chez le médecin local. En peu de temps elle devient l’épouse du richissime châtelain de la région, Lord Audley.  D’apparence irréprochable, cette jeune et jolie femme suscite néanmoins la méfiance de sa belle-fille et aussi celle du neveu de son mari, Robert Audley, venu faire sa connaissance en compagnie de son ami George Talboys. Ce dernier, déprimé par le décès de sa femme survenu peu de temps avant son retour d’Australie où il était parti courir la fortune, disparaît dans de mystérieuses circonstances et Robert ne pourra s’empêcher d’observer d’étranges comportements et éléments autour de cette chère Lady Audley.

C’est typiquement le genre de roman que j’affectionne. En même temps, je m’en doutais un peu puisque ce roman était recommandé dans un précédent ouvrage que j’ai lu (le treizième conte) et qui vantait ce livre tout comme celui de Jane Eyre ou de la Dame en blanc.

J’aime le charme désuet et vieillot de ces histoires à « suspenses » écrites au XIXè siècle. On rentre dans l’histoire et on a envie de connaître la fin et les révélations qu’elle va nous apporter.

J’ai hésité entre 2 et 3 étoiles. Il est donc juste à la limite en 21ème position et reçoit 3 étoiles car les 200 dernières pages ont été lues d’une traite.

22 mai 2011

Autobiobibliographie

Pendant les vacances à la Réunion, j'ai terminé "Bouquiner" d'Anne François. Cette autobiobibliographie de cette éditrice met le doigt sur ses habitudes et petites manies de lectrice dans lesquelles on se retrouve (ou pas !). Elle donne également une liste non exhaustive de ses nombreuses lectures.

J'ai bien aimé le début car je me retrouvais un peu dans ses attitudes de lectrice puis de moins en moins au fil des pages... Par contre, j'espérais bien davantage de son autobiobibliographie. En effet, j'aurais bien apprécié plus de détails sur chacune de ses lectures et pas seulement le titre ou l'auteur. Si elle les cite, c'est qu'elle les a aimé mais on n'en sait pas beaucoup plus.

C'est pourquoi je ne mets qu'une seule étoile et classe ce livre en 42ème position.

27 mars 2011

Là-haut, tout est calme

« Là-haut, tout est calme » de Gerbrand Bakker décrit la vie quotidienne d’Helmer. Il s'occupe seul de la ferme familiale. C'est son frère jumeau, Henk, qui aurait dû reprendre l'affaire mais il est mort dans un accident. Henk était sur le point de se marier à Riet. Celle-ci reprend contact avec Helmer 25 ans après pour lui demander de l'aider.

Ce livre se lit facilement. On espère un moment que le héros va enfin trouver sa place ou tout au moins une raison à son existence et rien ne se passe vraiment, les autres personnages ne faisant que passer dans sa vie… et puis une fin sans réelle fin. Chacun doit probablement se faire son idée…

Je le classe en 30ème position et lui mets une étoile.

 

25 février 2011

Orgueil et préjugés

Je viens de terminer "Orgueil et préjugés" de Jane Austen en 5 jours. J'ai adoré.

On y découvre l'histoire d'Elizabeth BENNETT et de ses 4 soeurs. Elle est vive, directe et ironique et rencontre Mr DARCY, d'un premier abord hautain et orgueilleux et surtout d'un milieu social nettement supérieur.

J'ai bien aimé le style de l'écriture et même si l'on s'attend à l'issue de l'histoire, on a envie d'y découvrir les rebondissements et le parcours, page après page, des différents personnages.

Je mets donc 3 étoiles à cette oeuvre romanesque et la classe en 1ère position de mes lectures !!

 

 

10 décembre 2010

Mémoires d'une jeune fille rangée

Je viens d'achever la lecture des "Mémoires d'une jeune fille  rangée" de Simone de Beauvoir.

Autant j'ai eu du mal à poursuivre la lecture le long des 100 premières pages car je trouvais qu'il n'y avait pas d'action et beaucoup trop de longueurs, autant j'ai fini par ne plus lâcher le livre sur la fin !

De ce fait, je lui donne deux étoiles dans mon classement (qui en compte trois au maximum) et le met en 9ème position.

Il s'agit en fait de l'autobiographie de Simone de Beauvoir jusqu'à ses 20 ans et où elle relate sa rencontre avec Jean-Paul Sartre. Celui n'apparaît  toutefois qu'à la 359ème page (sur 473) et encore sporadiquement au début de la fin !

Elle décrit son éducation bourgeoise, son refus de la vie toute tracée que sa famille envisage pour elle (éducation catholique et mariage arrangé... ). Son engagement social et philosophique est complètement marqué par son désir d'émancipation. La philosophie lui permet de se libérer de la morale rétrograde que lui propose sa mère.

 

10 décembre 2010

Reunion Parents-Professeurs

Hier, c'était la réunion Parents-Professeurs. JP me rejoint au collège sans Antoine (pas très content d'ailleurs de ne pas pouvoir assister à ce qui va être dit).

Tout d'abord, rencontre avec la Professeure d'EPS, professeure principale, qui nous remet le bulletin de notes. Antoine a une moyenne générale de 15,6. Les appréciations sont moins méchantes que je m'y attendais au vu des dernières observations, punitions et heures de retenue (voir mon billet précédent à ce sujet). Elle attend un meilleur comportement de sa part au deuxième trimestre.

Il est  vrai que son comportement lui a valu de perdre les félicitations, il n'a donc que les encouragements et une mention honorable.

Nous rencontrons ensuite chacun des professeurs :

Mathématiques : Antoine et 3 ou 4 de ses camarades lui rendent la vie difficile pendant les cours. Il a noté toutefois une amélioration depuis une semaine (est-ce l'effet réunion parents-profs ou est-ce plus durable ?). On lui explique que nous avons eu une discussion avec Antoine à peu près à ce moment là où il nous a dit qu'ayant été puni injustement par ce professeur en début d'année, Antoine s'est dit que les prochaines fois, il serait puni pour quelque chose... Nous lui demandons également de séparer Antoine de Dorian et de Sami. Enfin, le professeur paraît prêt à repartir sur de bonnes bases, à suivre donc...

Français : Elle pense qu'Antoine ne se relit pas et qu'il n'approfondit pas toujours les leçons malgré ses capacités certaines. Elle note une amélioration de son comportement pendant le trimestre. J'ai adoré son côté posé et je suis sûre qu'elle sait comment gérer Antoine.

SVT : La professeure a découvert la face cachée d'Antoine au conseil de classe. N'a pas de problème particulier avec lui, juste qu'il doit mieux gérer sa prise de parole.

Anglais : La professeure constate les grandes facilités d'Antoine et apprécie ce qu'il ose à l'oral, mais pense qu'il doit aller plus loin et qu'il est capable d'avoir encore une meilleure moyenne. Il a actuellement 16,3.

Physique-chimie : Le professeur pense qu'Antoine manque de concentration et de régularité mais fournit un bon travail.

Technologie : Le professeur pense que son cours est intéressant (Antoine n'aime pas du tout !). Nous dit qu'il faut qu'Antoine poursuive comme au 1er trimestre.

Latin : Le professeur adore son groupe de latinistes, nous explique que les notions sont faciles pour l'instant et qu'Antoine doit continuer. Il a séparé Antoine de Dorian et de Sami et depuis tout ce passe très bien. Antoine a 19,3 dans sa matière.

Histoire-Géographie : Le professeur est très bavard et la queue devant sa salle est importante. JP me quitte pour rentrer à la maison. A mon  tour, il m'explique qu'il a rarement vu un collégien comme Antoine. Il le trouve très intéressant. Par contre, contrairement à l'ensemble des autres professeurs, il trouve que le comportement s'est dégradé (2 heures de retenue dernièrement) et que sa dernière intervention d'Antoine dans le débat en éducation civique l'a déçu. Il me rend d'ailleurs un 7,5 ! Alors qu'Antoine avait au premier trimestre la meilleure moyenne de sa classe en Histoire-géographie. Je lui explique que c'est la première note en dessous de la moyenne depuis le début de l'année, toute matière confondue. Il attend donc une petite reprise pour retrouver l'élève qu'il appréciait tant jusqu'alors.

Tout cela en 3 heures et demie ! Beaucoup d'attentes entre chaque professeur mais bon, je suis contente de les avoir tous vus (hormis arts plastiques et musique).

Antoine est rentré aujourd'hui en me disant qu'il avait été félicité par le professeur de mathématiques pour son bon comportement pendant le cours. Pourvu que cela dure !!!

22 novembre 2010

Que se passe-t-il ?

Ce soir, je rentre rapidement à la maison avant de repartir à la réunion des parents délégués au collège et ne trouve pas Antoine. Je tente de joindre JP des fois qu'Antoine l'ait prévenu de quelque chose, je tombe sur la messagerie, je laisse un message. Je pars tout de même à la réunion en espérant avoir des nouvelles rapidement.

Au collège, seuls 12 parents sont là sur les 34 délégués. Le principal explique aux parents de 6ème comment se déroule un conseil de classe. Je trouve qu'il amplifie le rôle du parent dans les décisions qui sont prises. Pour avoir assisté aux 3 conseils de classe l'année dernière, je sais que tout se passe très vite et que les parents n'ont pas vraiment leur mot à dire car le conseil des professeurs a déjà acté les décisions (commentaires sur le bulletin, sanctions, récompenses et passages ou redoublement au 3ème trimestre). On est là juste pour faire une synthèse des propos des enseignants sur la classe qui sera ensuite diffuser à l'ensemble des parents.

Lorsque je reviens à la maison, JP et Antoine sont là. JP était allé le chercher chez Dorian car Antoine avait oublié la clé de la maison (encore !) alors que je lui avais demandé ce matin de tout vérifier (carte cantine, carte de bus, clé ...) car je trouvais qu'il avait un bien petit sac pour une journée complète. Il m'avait répondu alors que le professeur d'histoire était absent aujourd'hui (pour la petite histoire, le professeur était bien là, Antoine avait mal lu le nom sur le tableau des absences !!!).

Après dîner, Antoine me présente son carnet de correspondance, je constate avec désolation :

- un point en moins en comportement sur le permis à points (qui en comporte 12) par le professeur de Mathématiques : "conteste sans arrêt les consignes". Cela fait donc 2 points en moins (le premier avait été retiré par le même professeur pour "rire et insolence").

- un mot de 12 lignes de ce même professeur qui explique qu'Antoine conteste les consignes, qu'il n'indique que des morceaux de réponses dans son cahier, et que ce ne sont que des exemples parmi d'autres...

- une observation comportement du 09/11/10 (nous sommes le 22 !) : "agité en cours d'arts plastiques",

- une observation comportement du 17/11/10 : "Punition pour moquerie en cours" en mathématiques,

- une observation comportement du 22/11/10 : "agité" en histoire.

Antoine a ensuite montré son carnet à son père, qui s'est fâché et lui a dit qu'au prochain oubli, à la prochaine punition ou à la prochaine observation, il serait privé d'entraînement et de compétition de judo pendant une semaine !

La dernière fois que j'ai évoqué avec JP le manque de sérieux d'Antoine dans les devoirs et les leçons, je lui avais proposé de supprimer une séance de judo, il n'était pas d'accord...

J'ai l'impression que mon petit garçon, pour lequel je n'avais que des compliments sur son comportement, se transforme, se rebelle, sans que je ne puisse rien faire pour l'empêcher. Quand on essaie de lui parler, de comprendre, il considère qu'il est puni injustement par les professeurs !!

18 novembre 2010

Pas titulaire cette année

Antoine m’a transmis le courrier concernant les parents délégués au conseil de classe. Tout comme l’année dernière pour sa classe, il y a 4 parents (dont je suis) qui se sont proposés. Il y aura donc 2 délégués titulaires et 2 suppléants. L’année dernière, étaient délégués titulaires, les 2 premiers dans l’ordre alphabétique, j’étais donc titulaire, cette année il s’agit du premier et du dernier, je ne suis donc que suppléante (il avait été proposé de faire un roulement entre les parents l'année dernière, idée à laquelle je m'étais opposée par rapport à une certaine continuité et connaissance des conseils précédents).

Pour la petite histoire, il y a des classes où il n’y a aucun parent délégué et en moyenne plus de parents en 6ème et 5ème qu’en 4ème et 3ème . Il n’y a que 3 classes sur 19 où le nombre de parents volontaires est supérieur à 2 (34 parents en tout sur plus de 500 élèves !).

Il y a une réunion lundi prochain pour les parents délégués. J’avais un RV exactement à la même heure chez le dentiste. Je vais voir pour le décaler.

La première réunion parents-professeurs aura lieu début décembre. J’ai hâte de les voir un par un pour évoquer entre autre le problème des punitions. Antoine en a encore ramené 2 cette semaine. Les notes restent très bonnes mais c’est la première année où les punitions tombent comme cela.

4 mars 2010

Vive le collège (2)

Je suis parent délégué titulaire au conseil de classe d’Antoine.

Lors du conseil du premier trimestre, j’ai évoqué la difficulté que je rencontrais à faire réciter à Antoine ses leçons d’histoire-géographie auprès de la professeure concernée, qui n’est autre, pour la petite histoire que la professeure principale. Je trouvais les leçons dans le cahier un peu obscures, un peu écrites en message de télégramme.

Le lendemain du conseil, Antoine s’est fait malmené par la professeure qui lui a demandé assez durement ce qu’il ne comprenait pas dans son cahier. Antoine a pris peur et a dit « rien, rien ». Elle fait alors toutefois un sondage auprès de la classe qui lui révèle qu’une bonne partie pense la même chose. Elle leur explique alors qu’elle attend plus que le simple fait de connaître sa leçon mais des recherches complémentaires à la leçon et une analyse à partir de document lors des évaluations (en 6ème !).

Peu de temps après, Antoine est revenu en décembre avec :

-          un 7 sur 20 en géographie (alors qu’il avait 16 de moyenne au premier trimestre, meilleur élève de la classe dans cette matière),

-          un point en moins en travail sur son permis (travail et comportement),

-          une heure de retenue (avec une nouvelle évaluation à la clé),

-          un mot dans le cahier de correspondance nous demandant des explications sur la leçon non apprise.

Antoine connaissait sa leçon, comme les 20 autres élèves collés de la classe. Il n’a pourtant pas vu le rapport entre les questions, les textes donnés et la leçon. J’ai donc répondu dans le cahier que je trouvais la triple sanction bien lourde, j’ai soutenu qu’il savait sa leçon et indiqué que c’était la première note d’Antoine en dessous de la moyenne depuis le début de l’année. J’ai contacté à cette occasion d’autres parents par téléphone. Certains ont écrit des mots dans le cahier, d’autres ont eu peur des représailles ayant eu vent des suites du conseil de classe sur Antoine.

Je n’ai pas eu de réponse à mon message sur le carnet de correspondance (alors que les élèves sont punis si les mots restent sans signature). J’ai demandé un RV à la professeure d’histoire-géographie que je n’ai pas vue depuis.

J’ai appelé le collège. La CPE m’a indiqué que chaque professeur utilisait l’éventail de sanctions comme il le souhaitait ( !) et même différemment d’une classe à une autre ( !!). Elle devait me rappeler pour organiser un RV commun avec d’autres parents. Je n’ai jamais été rappelée.

16 octobre 2015

Le sourire aux lèvres

Présentation de l’éditeur

Le 17 août 2040, le narrateur fête ses cent dix-sept ans. Il est donc, au jour près, de l'âge de Robert Sabatier lui-même (et du reste il parle à la première personne).De quoi parle-t-il ? De tout. Du passé, du présent. D'un monde devenu écologiste, végétarien, non fumeur, où le gouvernement du « Tandem » continue de se heurter aux « Rebelles ». Il sera d'ailleurs entraîné dans une mystérieuse aventure, au cours de laquelle il rencontrera Alcida Maria, mi-femme mi-déité, que chacun vénère.Pour le reste, il vit plutôt heureux, entouré de la belle Alexandra, sa maîtresse (car les progrès de la science l'ont conservé jeune et séduisant), de son vieil ami Euler, de Madame Versailles. Tout un petit monde au sein duquel il laisse passer le temps, non sans quelque nostalgie, mais, dans l'ensemble, avec le sourire.On n'est pas sérieux quand on a cent dix-sept ans. L'auteur de David et Olivier s'est à l'évidence amusé en rédigeant cette chronique du futur. Son plaisir est communicatif.

Que dire ? Je n’ai pas compris grand-chose. Je suis restée complètement hermétique. Je me suis ennuyée. Je ne suis décidément pas faite pour les romans futuristes ou de science fiction. J’ai eu le sentiment que l’auteur s’écoute lui-même et s’auto-apprécie quand il part dans ses délires sans queue ni tête. J’aurais dû me méfier car Robert Sabatier faisait partie de l’académie Goncourt et les lectures de prix Goncourt ne m’ont jamais inspirées… Le sourire aux lèvres, je l'ai perdu dès les 10 premières pages et il en comporte tout de même 345...

Je classe ce livre en 317ème position et lui donne deux « moins » !

21 août 2015

Ne lâche pas ma main

Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l'île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial Bellion, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l'île, est lancée.

Difficile de donner un avis unanime sur ce livre de Michel Bussi.

Il y a du bon :

- la description des paysages de l'Ile de la Réunion faisant revivre personnellement les souvenirs que j'en ai (voir mon billet du 20/05/2011 sur notre voyage),

- certains passages et certains personnages (les deux flics Aja et Christos),

- la façon, décrite avec beaucoup de justesse, dont Martial arrive à convaincre sa fille de le suivre au fur et à mesure de sa cavale,

- un très joli dernier chapitre (!).

mais il y a du moins bon aussi :

- les clichés sur les réunionnais (l'alcool, la misère, la drogue, une population vivant d'avantages sociaux) il y en a mais comme partout ailleurs,

- des morts inutiles,

- le meurtrier assez rapidement découvert pour ma part,

- et aussi et surtout une question qui me laisse perplexe et qui ternit encore l'image générale du livre : pourquoi Martial et sa famille reviennent sur l'île après ce qu'il y a vécu ??

Pour tout cela, je classe ce livre en 186ème position et lui donne une étoile.

J'avais déjà lu deux livres de Michel Bussi : "Les nymphéas noirs" (classé actuellement en 183ème position) et "un avion sans elle" (classé en 25ème position).

12 août 2015

Pour quelques milliards et une roupie

Quatrième de couverture

Un logeur avide, une soeur qui joue à Miss India, une mère malade... Sapna Sinha a troqué ses rêves pour une vie de vendeuse en électroménager, quand un mystérieux milliardaire lui fait une proposition folle : il lui lègue sa fortune ! A une condition : qu'elle réussisse sept épreuves. Miracle ou pacte avec le diable ? Embarquée malgré elle dans d'incroyables aventures, Sapna devra prouver sa vaillance et son honnêteté afin de se construire un avenir meilleur.

J´ai a-do-ré !! C'est bien ecrit, cela décrit parfaitement les conditions de vie en Inde et particulièrement la situation des femmes dans ce pays (il est question des mariages forcés et des unions impossibles, du système des castes, de la corruption, du travail des enfants, ...). L'histoire est prenante, pleine d'humour et la fin est surprenante. Vikas Swarup (l'auteur de Slumdog Millionnaire) nous transporte dans son univers. Ce livre est à lire absolument !!

Je le classe en 15ème position et lui donne 3 étoiles.

3 octobre 2015

Quatre saisons parmi les fleurs

Quatrième de couverture

Anicia a vingt-deux ans quand un accident de voiture bouleverse son existence. Aveugle et défigurée, elle est recueillie par Martial, son oncle horticulteur, et s'installe dans la propriété qu'il habite avec ses deux grands enfants. La vie au domaine des Demoiselles est heureuse et laborieuse, mais un secret pèse sur cette famille. Pourquoi la femme de Martial s'est-elle enfuie un matin en abandonnant son mari et ses enfants ? Ce secret, Anicia tient absolument à le percer...

J’ai beaucoup aimé ce roman de Janine Montupet. L’amour de la nature et des fleurs y est très présent et le vocabulaire utilisé est également très « fleuri » lui aussi. Les  personnages sont bien décrits et attachants et même si la fin est un peu cousue de fil blanc, j’ai apprécié suivre leurs aventures. C’est une jolie histoire d’amour et une ode aux bonheurs simples.

Je classe ce livre en 29ème position et lui donne 3 étoiles.

9 septembre 2015

L'amour sans le faire

Quatrième de couverture

Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. "On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, "insister" finit par ressembler à la vie réinventée.

Ce livre de Serge Joncour se déroule crescendo. Au début, chaque chapitre alterne entre la vie de Franck et la vie de Louise. L’histoire est un peu sombre car tous les deux ont été malmenés par la vie et se trouvent un peu perdus chacun dans leur univers. Et puis, ils se rencontrent à la ferme autour du fils de Louise et se comprennent sans avoir à se parler. On sent l’espoir renaître pour chacun d’eux. La fin laisse entrevoir la suite mais sans réellement nous dire ce qu’il advient des différents personnages. Habituellement, je n’aime pas ces fins trop vagues mais là c’est plutôt bien fait.

C’est le second livre de Serge Joncour que je lis. Le premier ne m’avait pas plu du tout, il s’agit de « l’idole » classé en 299ème position avec un « moins » !

Je classe ce livre en 131ème position et lui donne deux étoiles. Il mériterait certainement davantage mais le début un peu plombant a terni le classement. C’est un livre à lire !

5 septembre 2015

Prélude de cristal

Présentation de l’éditeur

Fin mars 1886 en Belgique. Mineurs et verriers se révoltent dans le bassin de la Sambre, mettant le pays à feu et à sang, tandis que l'orchestre philharmonique de Berlin fait étape à Bruxelles pour un concert consacré à Mozart. Lena, une jeune harpiste, rencontre Lazare, un souffleur de verre. Avec lui, elle se retrouve impliquée dans un recel de formules secrètes, puis obligée à fuir en Amérique où elle sera nomade parmi les saltimbanques, mère de substitution, justicière, chantre du destin tragique du peuple sioux.

Je me suis clairement ennuyée avec ce livre de Bernard Tirtiaux et cette narration sans fin d’un amour contrarié. L’héroïne s’épanche à longueur de lignes et j’ai eu parfois envie de tourner les pages sans les lire (ce que je n'ai pas fait...). Elle attend l’homme qu’elle aime pendant des années en se demandant si elle fait bien (un pas en avant, deux pas en arrière…).

Un extrait pour exemple :

En route pour Mons, je ressasse ces trois années de privations, cherche désespérément un sens à ma dérobade, à mon entêtement à poursuivre un homme marié avec enfants qui m’est inaccessible et pour lequel je suis surnuméraire. Je me fustige d’avoir canalisé toute ma force d’amour sur cette impossible reconquête.

Il y a parfois de jolies choses poétiques :

Mon guerrier d’un côté, mon verrier de l’autre, mes deux bras en étreinte sur les barreaux cristallins de ma harpe, l’un pour marteler l’accord et le rythme, l’autre pour colorer les notes d’une mélodie, vous êtes tout ce qui en moi se dédouble et se ramifie, mes yeux, mes bras, mes mains, mes seins, mes lèvres…

En résumé, je classe ce livre en 257ème position et ne lui donne pas d’étoile.

26 août 2015

Cette vie ou celle d'après

C'est dans les solitudes du Vercors, son pays natal, que Blanche a décidé de se retirer. Quarante ans auparavant, elle s'était pourtant juré de n'y jamais revenir... Blanche était institutrice. Un beau métier, choisi dès l'enfance et conquis de haute lutte par une petite fille devenue orpheline à quatorze ans. Peu avant la guerre, elle avait rencontré Julien, un charbonnier illettré. jour après jour, elle lui avait appris l'écriture et donné le goût des livres. Il lui avait appris à aimer. Quand la guerre avait éclaté, ils avaient rejoint la Résistance et leurs destins s'étaient scellés à jamais. Mais le cœur de Blanche n'a jamais cessé d'espérer : ce qui n'a pu s'accomplir dans cette vie ne pourrait-il se réaliser dans celle d'après ? Histoire d'une vie, inoubliable portrait de femme, ce livre nostalgique et grave, auquel la langue forte et vraie de Christian Signol donne toute sa tragique beauté, est aussi le plus bouleversant des romans d'amour.

C’est effectivement une très jolie histoire d’amour écrite par Christian Signol sur fond de seconde guerre mondiale, de résistance et de déportation. J’ai trouvé quelques longueurs au début du livre mais ensuite j’ai eu envie de connaître ce qu’il advient des personnages. Il y a des passages émouvants et celui sur la déportation dans le camp de concentration est particulièrement juste et bien décrit. Le retour (ou la tentative de retour) à une vie « normale » est également bien dépeint par l’auteur.

Je classe ce livre en 193ème position et lui donne une étoile.

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Le petit monde de So et de Fi
  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
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