Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le petit monde de So et de Fi
Publicité
11 juillet 2023

Couleur de lac

Présentation de l’éditeur :

Afin de privilégier sa carrière, Gabrielle a fait le deuil de sa vie personnelle. Son entrain s’étiole pourtant jour après jour. Lorsqu’on lui impose une nouvelle affectation, elle y voit l’occasion de briser la routine qui l’étouffe. Tandis qu’elle s’interroge sur ce qui a réellement incité son employeur à lui confier ce poste, elle fait la connaissance de Melvil Vanier et de sa famille. Grâce à cette rencontre, elle s’autorise à penser qu’une autre existence est possible. Contre toute attente et pour la première fois, Gabrielle se sent enfin à sa place auprès d’eux. Cependant, ses doutes persistent. D’où vient en effet cette soudaine impression d’apaisement dans ce monde auquel elle avait pourtant renoncé ? Pour quelle raison a-t-elle été mise sur le chemin des Vanier ? Surtout, quel est ce fil invisible qui semble étrangement la relier à eux ? Est-ce le destin, le hasard, ou quelque chose de bien plus insaisissable ? Les apparences sont parfois trompeuses. La vie n’est peut-être qu’un jeu de dominos dont on ne comprend l’enchaînement qu’à la toute dernière minute.

Le résumé est une arnaque complète et je l’ai compris à la 85ème page du roman qui en compte 305. Comme je ne sais pas abandonner un livre que j’ai commencé, je suis allée au bout mais alors j’ai trouvé ça hyper difficile. L’histoire et les dialogues sonnent creux, les personnages sont cul-cul gnan-gnan. Il y a beaucoup de longueurs et je ne dénombre pas les idées improbables (même en dehors de ce qui ressort du paranormal). Je suis probablement trop cartésienne pour croire à la réincarnation et aux anges-gardiens, surtout raconté ainsi ! Et que dire de la fin avec l’histoire des générations suivantes racontées en 4-5 pages ! Et puis globalement, même si je ne suis pas du genre à spoiler une histoire, elle se marie quand même avec le grand-père et avec le petit-fils, si ce n’est pas glauque ça ?

Next !

Je classe ce livre en 721ème position (sur 766 que compte mon classement à ce jour) et lui donne un moins.

Publicité
1 juin 2023

Mon coeur, tu penses à quoi ?

Présentation de l'éditeur :

Tout va bien dans votre petite famille. Jusqu'au jour où rentrant gaiement chez vous, vous trouvez l'Homme effondré sur le canapé - "Qu'est-ce qui ne va pas, mon bébé ?" Il vient d'être poliment viré de son très important poste de PDG au profit d'un crétin de quarante ans et quelque. La mode est au "jeunisme". Certes, votre mari va recevoir beaucoup d'argent pour adoucir son départ, mais il adorait son travail et il est au bord du suicide. Pourtant le pire est peut-être pour vous. Toutes vos copines vous préviennent. Un homme qui n'a pas préparé sa deuxième vie est un véritable calvaire. Egaré, il traînasse dans les couloirs comme un môme qui s'embête. Vous dérange toutes les cinq minutes. Oublie son portable dans le frigo. Vous lui suggérez plein d'activités : jogging (il a mal au pied gauche), tennis (il souffre du coude droit), piscine (tous les enfants des écoles font pipi dans l'eau), écrire le livre de sa vie (quelle vie ? mais elle est finie, sa vie !), visiter le Louvre avec son petit-fils Attila (et des milliers de Japonais qui empêchent de voir la Joconde), etc. Rien ne lui plaît. Si ! le golf. Si vous aviez su... Après Chéri, tu m'écoutes ?, retrouvez les personnages désopilants et l'humour cent pour cent pur rire de Nicole de Buron.

Bon, c'est dans la même trempe que "C'est quoi, ce petit boulot" de la même auteure, Nicole de Buron.

On a quasiment les mêmes personnages, même s'ils changent de profession, ou de prénom, ou de petit ami(e).

Elle essaie toujours de nous faire rire à chaque page... La moindre situation est prétexte à l'autodérision (retraite non souhaitée, déménagement, incendie, kilos superflus, ...). Bon, rien qui casse 3 pattes à un canard.

Je classe ce livre en 381ème position et lui donne une étoiles.

29 mai 2023

C'est quoi ce petit boulot ?

Présentation de l’éditeur :

Stupeur. Petite Chérie, votre cancresse de fille cadette, décide de passer triomphalement son bac. Boulot d'enfer et angoisse pour toute la famille. Victoire. Joséphine réussit son examen. Tous les espoirs d'études brillantes lui -vous- sont permis. Non. Car votre héritière est tombée amoureuse d'un Marin Tatoué et veut courir les océans en faisant du charter sur une goélette. En attendant, à elle LES PETITS BOULOTS. Vendeuse de frites et de saucisses sur une plage bretonne. Vendeuse de chaussures. Chiffonnière aux Puces de vos vieilles et moins vieilles affaires-que-vous-ne-jetez-jamais. Téléphoniste chez son père. Enquêtrice de choc pour trois Instituts de sondage. Etc. Etc. Petite Chérie passe aussi son permis de conduire et s'empare de votre chère vieille 2CV. Vous, vous allez à pied. Ou dans d'exotiques taxis. Pendant ce temps-là, Fille Ainée casse le nez de la directrice qui essayait de violer Monsieur Gendre. Qui se retrouve chômeur. Justine se remet à travailler. Dactylo à domicile pour de curieux auteurs. Représentante de produits de beauté. Puis se lance dans les relations publiques. Devient une Superwoman. Monsieur Gendre, complexé, veut divorcer. Petit Garçon fait du cinéma et tombe amoureux. Vous courez de l'un à l'autre. Et le Marin tatoué ? Petite Chérie vous réserve là une dernière surprise.

Bon, il y a de bonnes trouvailles dans ce livre de Nicole de Buron mais on a parfois l’impression qu’elle a avalé un clown et un peu de mal à le digérer à force de vouloir être drôle à toutes les pages… C’est un peu daté aussi.

Sinon, c’est facile à lire et pas prise de tête. J’ai découvert cette autrice dans le cadre d’une brocante. J’ai acheté 5 livres de cette auteure… A voir si c’était une bonne idée.

Je classe ce livre en 380ème position et lui donne 1 étoile.

21 mai 2023

Umami

Synopsis : Gabriel Carvin est un chef étoilé de grande renommée. Lorsque sa santé et sa vie de famille se détériorent, il décide de partir à l’autre bout du monde. Direction le Japon, à la recherche d’un chef japonais qui l’avait battu à un concours de cuisine 40 ans plus tôt. Ce voyage culturel et culinaire va l'amener à faire le point sur sa vie.

Je ne suis pas sure d'avoir tout compris dans ce film de Sloni Sow et petit mari a carrément décroché...

L'idée de départ est plutôt bonne, un chef étoilé en France un peu perdu dans sa vie cherche à revenir à la source et à ce qu'il le faisait vibrer en démarrant dans la grande cuisine en retrouvant un chef japonais et en cherchant à découvrir ce qu'est l'umami. Après, on s'y perd un peu et il y a des scènes un peu loufoques (avec son peignoir dans la neige !).

Bref, cela ne restera pas un grand souvenir.

Et pour information, l'umami est un terme japonais désigne la cinquième saveur, après le sucré, le salé, l’acide et l’amer.

Je classe ce film en  125ème position et ne lui donne pas d'étoile.

7 mai 2023

Dans l'ombre du loup

Quatrième de couverture :

A Rennes, l’officier de police Hubert Grimm affronte une affaire obsédante : un notable, M. Kerdegat, personnage désagréable et méprisant, reçoit coups de téléphone et lettres anonymes. Il y a aussi cet homme en scooter qui semble traquer les moindres faits et gestes du chef d’entreprise. Jusqu’au jour où l’employée de maison des Kerdegat tombe, devant la demeure familiale, sur un corps découpé en morceaux. La tête du cadavre est introuvable… Cette fois, l’enquête prend un tour terrifiant. Hubert Grimm découvre les ramifications de ce qui n’était, au départ, qu’une sale histoire de corbeau : un club sadomasochiste, des messages codés, des mises en scène morbides. Et une famille décimée.

J’ai bien aimé ce roman policier. J’en lis peu mais j’ai apprécié celui-là. Astuce habituelle : on installe le lecteur dans deux histoires qui s’entremêlent pour brouiller les pistes. On rajoute à cela un enquêteur humain, avec ses failles et ses questions existentielles et son équipe composée de personnalités différentes mais attachantes. On comprend le titre vers la fin de l'histoire. J'ai lu le dernier tiers du livre d'une seule traite.

Je classe ce livre en 230ème position et lui donne deux étoiles.

Publicité
16 avril 2023

La traversée

Présentation de l’éditeur

" La maladie qui m'a conduit à la réanimation m'a emmené plus loin que la réa, bien au-delà du Cap Horn, dans ce qu'il convient d'appeler une expérience de mort approchée. Au cours de cette traversée, j'ai vu et entendu toutes sortes de choses. Des monstres, des anges, des paysages et des visages, du vide et du trop-plein, de la compassion, de l'horreur et de l'amour. Aux prises avec un bouleversement constant du temps et de la durée ; quand les jours et les nuits n'avaient plus aucun sens, aucune construction ; lorsque je perdais tout repère : lorsque deux Moi-même s'affrontaient en un dialogue permanent, quand l'un de ces deux Moi disait : - Tu vas mourir, laisse aller, c'est foutu, tandis que l'autre Moi répliquait : -Non, bats-toi, il faut vivre. "

J’ai bien aimé ce livre de Philippe Labro. Bien sûr, cette expérience est la sienne et chaque personne qui vit une période dans un service de réanimation entre la vie et la mort n’a sûrement pas les mêmes souvenirs ou peut-être mettre pas de souvenirs du tout mais j’ai trouvé que c’était intéressant. Le plus intéressant toutefois, c’est le fait de goûter, au retour à la vie, à toutes ses belles petites choses qui font notre quotidien et que l’on ne voit plus ou que l’on n’apprécie plus à leur juste valeur.

J’ai déjà lu un livre de Philippe Labro, « Manuella », classé en 308ème position avec 2 étoiles.

Je classe ce livre en 234ème position (sur 745) et lui donne 2 étoiles.

11 mars 2023

L'urgence de l'éphémère

Présentation de l’éditeur

Elle rêvait d’une grande maison aux volets bleus au bord de l’océan. Elle rêvait d’un mari, d’enfants, de vacances à la montagne. Mais tout ça, c’était avant. Avant Lucie. Avant que la vie n’en décide autrement. Elle, c’est Charlotte, 30 ans, mère célibataire dont l’existence se résume à un quotidien monotone, loin de sa Bretagne natale qu’elle a quittée il y a dix ans. Mais cette année, appelée au chevet de son grand-père malade, Charlotte n’a pas le choix : elle doit retourner là-bas, retrouver les siens, les crêpes de Mamicol, toute son enfance qu’elle voudrait voir briller dans les yeux de Lucie… Retour sur des instants précieux, d’insouciance, mais aussi place aux remords et aux regrets, la vie d’avant résumée dans une petite boîte à chaussures.

Ce livre de Sabine Latour est facile à lire. Les chapitres alternent entre le passé et le présent. On se rend compte assez rapidement qu’il y a quelque chose qui cloche et on comprend après ce qu’il s’est passé. J’ai bien aimé le lien qui est fait entre les situations que l’on vit et les musiques que l’on écoute en fonction de celles-ci. C’est un livre sur la résilience et le fait de savoir savourer tous les jours les petites choses agréables de la vie.

Je classe ce livre en  370ème position et lui donne une étoile.

12 juin 2022

Champagne !

Synopsis : Jean, Patrick, Joanna, Romane et Guillaume se connaissent maintenant depuis plus de 30 ans. Leurs mariages et leurs enfants n'ont pas réussi à les éloigner et justement, ce week-end, la bande de cinquantenaires se retrouve en Champagne pour l'enterrement de vie de garçon de Patrick, le dernier célibataire de la bande. Mais la future épouse, arrivée à l'improviste, ne semble pas faire l'unanimité... Dans ce sublime vignoble, au fil des fous rires, des engueulades et des réconciliations, les tensions rejaillissent... car en amitié, tout le monde trinque !

C’est un peu bizarre mais JP et moi ne savons pas trop quoi penser de ce film ni vraiment dire si on a aimé ou pas. Il y a de bons acteurs (Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison, Stéphane de Groodt, Sylvie Testud, …), quelques bonnes réparties mais voilà, rien de bien transcendant. Et puis, quand il y a trop de personnages, petit mari a toujours un peu de mal à se situer dans l'histoire...

Je classe ce film en 83ème position et lui donne une étoile.

14 juin 2022

Les suprêmes

Présentation de l'éditeur :

Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées : tout le monde les appelle "les Suprêmes", en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. L'intrépide Odette converse avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Cari ce endure les frasques de son volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l'existence n'a cessé de meurtrir. Complices dans le bonheur comme dans l'adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines se retrouvent tous les dimanches dans l'un des restaurants de leur petite ville de l'Indiana : entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de poulet frit en élaborant leurs stratégies de survie. 

J'ai bien aimé ce livre, conseillé par Emeline, d'Edward Kelsey Moore.

Les 3 héroïnes sont attachantes, notamment Odette qui a la particularité, tout comme sa mère avant elle, d'entendre et de pouvoir discuter avec les défunts.

C'est une belle histoire d'amitié sur fond de ségrégation raciale à une époque où constituer un couple mixte était encore inconcevable. Il est aussi question de résilience, du fait que l'on peut rebondir même si on n'a pas eu de chance dès le démarrage de sa vie.

Je classe ce livre en 174ème position (sur les 700 que compte aujourd'hui mon classement) et lui donne 2 étoiles.

 

 

8 mai 2022

Les héritiers, les étudiants et la culture

Présentation de l’éditeur            

Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en « dons » personnels. À partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social. La première édition de cet ouvrage est parue en 1964.

J’ai lu ce livre de Pierre Bourdieu, toujours dans le cadre du mémoire d’Antoine, sur le déterminisme social, à savoir le fait que le cursus scolaire, la poursuite d’études et même la profession d’un jeune est plus ou moins conditionnée ou induite par le niveau de la catégorie socio-professionnelle de ses parents. Les étudiants qui poursuivent leurs études après le bac sont plus nombreux parmi les classes sociales les plus favorisées.

De ce fait, ce livre parle davantage du déterminisme social que le livre précédent qui l’évoquait mais dans le champ de l’art.

J’ai trouvé que c’était beaucoup plus facile à lire que le précédent même si parfois une même phrase peut faire une page complète.... Pareillement, heureusement que c’était avec ma liseuse car cela m’a permis d’avoir la définition des mots compliqués même s’il y en avait beaucoup moins que dans le précédent.

Les statistiques ne datent pas d’hier car elles sont de 1964 mais cela reste malheureusement d’actualité. Le livre dénonce l'accès inégal à la culture dans les familles, ce qui se répercute dans le niveau scolaire des élèves de la maternelle à l’université. L’auteur déclare même que le système scolaire entretient le déterminisme social contre lequel il dit pourtant vouloir lutter.

Je classe ce livre en 476ème position et ne lui donne une étoile.

Comme pour le précédent, j’en ai fait un résumé de 10 pages pour Antoine.

26 mars 2022

Retour à la villa aux étoffes

Présentation de l’éditeur

Un vent de bonheur souffle sur la villa aux étoffes : le troisième enfant de Marie et Paul Melzer vient d’avoir quatre ans et le couple s’aime plus que jamais. Mais la crise économique qui se propage en Europe met en péril l’usine de textile. Et quand Paul tombe malade, c’est Marie qui doit une nouvelle fois sauver l’entreprise de la ruine. Croulant sous des dettes qu’elle ne peut rembourser, elle doit faire un choix déchirant. Devra-t-elle se résoudre à vendre l’héritage familial, la demeure qui l’a accueillie et a vu naître ses enfants ?

4ème tome de la saga d’Anne Jacobs, en attente du 5ème à paraître en juin. Même commentaire que pour les précédents, j’ai aimé retrouver les personnages et la suite de leurs aventures. Chaque chapitre est raconté par un personnage différent.

Je classe ce livre en 170ème position et lui donne 2 étoiles.

24 octobre 2021

Libre comme l'esprit

Présentation de l’éditeur

Que se passe-t-il lorsque nous mourons ? Peut-on aider les âmes passées dans l'au-delà ? Quel est le sens de l'existence ? Rosemary Altea répond à toutes ces questions et à bien d'autres. Médium depuis son enfance, elle entend et voit les personnes défuntes. Plus qu'un récit de son itinéraire spirituel, Libre comme l'esprit relate les passionnants dialogues de l'auteur avec son guide spirituel. On y découvre un enseignement chaleureux et bienveillant sur les lois de l'univers, la vie après la mort, la réincarnation, l'avortement, la guérison spirituelle, etc. Une histoire pleine de sagesse et d'amour.

J’ai failli arrêter la lecture de ce livre dès les premières pages. Mais je me suis dit qu’il y aurait peut-être des choses à prendre alors j’ai persévéré. Finalement, il y a trop de choses qui me laisse perplexe.

Tout d’abord, Rosemary Altea croit en Dieu, le répète sous une forme ou sous une autre quasiment toutes les pages, pense même avoir eu une apparition de Jésus-Christ et se prend limite pour Moïse. Ensuite, elle a un guide spirituel (ou un ange gardien), Aigle gris, avec lequel elle converse régulièrement. Elle voit et discute avec des esprits. Et enfin elle est guérisseuse, elle pratique la guérison (du corps ? de l'âme ? je n'ai pas bien compris) par l'apposition de ses mains.

Cela fait beaucoup pour une seule et même personne.

Autant je peux imaginer que certaines personnes ont un don pour communiquer avec l’au-delà, autant la façon d’en parler de Rosemary Altea m’a un peu dérangée. Elle considère que la vérité est sa vérité, même si elle nous dit le contraire.

Extrait :

« Lorsque l’enveloppe charnelle meurt, nous nous entendons déclarer : « il est mort, il n’existait pas de remède. ». Mais la mort n’est-elle pas une guérison ? Car l’âme n’est-elle pas alors libérée, capable de continuer à se développer… à vivre… à sentir… à exister ? Par conséquent, je vous le dis sincèrement du fond du cœur, la guérison que vous cherchez n’est peut-être pas celle que Dieu considère comme la meilleure pour l’âme… peut-être pas celle que l’âme considère la meilleure pour l’âme. Et nous admettons qu’avec votre vision limitée vous n’avez peut-être qu’un aperçu de la vérité de mes propos. »

Je classe ce livre en 636ème position et lui donne un « moins ».

13 septembre 2020

Les demoiselles

Présentation de l’éditeur

« Il n’y a que trois règles ici, Paloma. La première : ne jamais tomber amoureuse. La deuxième : ne jamais voler l’homme d’une autre. La dernière : ne boire que du champagne millésimé. » De ces trois règles, une seule pourtant serait respectée. J’avais quinze ans quand j’ai pris la route ce matin-là, et une seule idée en tête : rejoindre le Pays basque, devenir couseuse d’espadrilles, et échapper à mon destin. Jusqu’à ce que je rencontre les Demoiselles. Des femmes fantasques et mystérieuses vivant au milieu des livres, des jarretières et des coupes de champagne. Qui étaient-elles ? Quel secret cachaient-elles ? Libres et incandescentes, accompagnées d’un majordome plus grand qu’une cathédrale, d’un chauffeur louche et d’un perroquet grivois, les Demoiselles n’auraient jamais dû croiser ma route. Pourtant, ces femmes ont changé ma vie.

J’avais déjà lu un livre d’Anne-Gaëlle Huon : « le bonheur n’a pas de rides » classé en 332ème position avec une étoile.

J’ai préféré bien davantage celui-ci. Le côté historique m’a plus. Les « hirondelles », ces couturières espagnoles qui passaient la frontière pour gagner un peu d’argent, ont vraiment existé et on sent que l’auteure s’est documentée sur leurs conditions de vie, le risque du passage dans les montagnes, la volonté de gagner un peu d’argent en France et de constituer leur trousseau.

L’histoire de Rosa est intéressante et on suit ses aventures et celles des demoiselles avec intérêt. On aimerait d’ailleurs bien connaître la suite car elle est laissée à l’imagination du lecteur.

Je classe ce livre en 78ème position et lui donne 3 étoiles.

22 juillet 2019

Hanna

Présentation de l’éditeur

La suite de La drôle de vie de Zelda Zonk, Prix Maison de la presse 2015.Suffirait-il de partir pour tout oublier ? En tout cas, c’est ce qu’a voulu croire Hanna. Pour effacer le souvenir de son amant, la jeune femme a quitté l’Irlande et a ouvert à New York une librairie, Pemberley, un endroit chaleureux où l’on vient piocher un bon livre et rester des heures à grignoter les meilleures pâtisseries de Manhattan. Au milieu de cette nouvelle vie il y a la petite Eleanor, 6 mois, qui, bien malgré elle, complique tout... et rend l’oubli impossible. Hanna l’ignore encore, mais elle n’est pas la seule à avoir enfoui un secret trop grand pour elle. Bientôt, elle va découvrir que ses proches ont tous quelque chose à lui cacher : son mari, sa sœur, et même la mystérieuse Zelda Zonk depuis l’au-delà ! Que se passera-t-il pour Hanna lorsqu’un tout petit événement, presque anodin, fera éclater la vérité ?

Je comprends mieux pourquoi je n’avais pas compris grand-chose au livre « La drôle de vie de Zelda Zonk » (lu en 2017, classé en 239ème position avec une étoile) du même auteur, Laurence Peyrin, c’est que l’histoire n’était pas terminée ! Comme si l’éditeur avait réclamé un texte à un moment précis, que l’auteur n’avait pas eu le temps d’aller jusqu’au bout et que le livre n’avait pas été édité dans son intégralité… Bref, ici, j’ai tout compris et donc j’ai aimé !

Je classe ce livre en 82ème position et lui donne 3 étoiles.

28 mai 2020

Rive-Reine

Présentation de l’éditeur :

Dans Rive-Reine, l'Helvétie d'après 1815, indépendante et neutre, devient terre d'asile des patriotes européens. Genève et Lausanne sont d'importants carrefours intellectuels. La Confédération entre dans l'ère moderne : premiers bateaux à vapeur, naissance de l'industrie alimentaire, amélioration du réseau routier, mécanisation de l'horlogerie, essor des banques, urbanisation, développement du tourisme. Ces années ne sont pas exemptes de conflits internes, politiques ou religieux. Sous le signe du progrès, hommes et femmes s'aiment, se fuient, se poursuivent avec passion, dans de nouveaux épisodes de la tendre guerre des sexes. Les lecteurs de Rive-Reine retrouveront Blaise de Fontsalte, fidèle à la dame de Belle Ombre ; Axel, partagé entre deux pères, dilettante aventureux, voyageur romantique, mais Vaudois fidèle à son lac et à ses vignes ; Chantenoz, philosophe-poète; Guillaume, prototype des Suisses qui firent fortune en Amérique; Flora, l'Italienne. Ils découvriront de nouveaux acteurs de l'humaine romance : un banquier genevois et sa famille, une ardente Tsigane, pasionaria présente dans toutes les révoltes. La Suisse apparaît alors, en dépit des risques de désunion, comme le modèle d'une confédération continentale possible. Un exemple à retenir, pour notre Europe livrée à de sanglants conflits.

J’ai beaucoup aimé suivre les aventures d’Axel Métaz. Le problème c’est qu’elles sont noyées parmi les références historiques intéressantes mais par trop nombreuses et font parfois ressembler ce livre à un livre d’histoire plutôt qu’à un roman. Il y a trop de dates, trop de personnages et de faits historiques, d’hommes politiques, trop de peintres, d’écrivains ou d’artistes cités pour qu’on puisse en retenir un minimum. Trop d’histoire tue l’histoire.

Un court extrait (page 742) :

"- contrairement à ce que croient les gens simples, les souvenirs ne comblent pas le vide créé par la disparition d'un être cher. Ils le creusent, car chaque réminiscence d'un passé commun rend plus évidente l'absence de l'autre, dit seulement le professeur, pour marquer sa compréhension."

Je classe ce livre de Maurice Denuzière en 320ème position et lui donne une étoile.

25 novembre 2020

Chimères

Quatrième de couverture :

« Je m’étais toujours intéressée aux histoires passionnelles, donc je m’intéressai à Mme Talbot et à William Mullan. Je croyais en la passion comme d’autres croient en Dieu : tout en découle. » Parce que la passion est la grande affaire de sa vie, Kathleen veut écrire sur le scandale que suscita, peu après la grande famine, la liaison entre une aristocrate anglaise du XIXe siècle et son palefrenier irlandais. Mais ses recherches la confrontent insidieusement à son propre passé : dans un va-et-vient entre l’Irlande de 1850 et celle de son enfance, elle met en lumière les fatalités de l’histoire.

C’est un gros livre que celui de Nuala O’Faolin : 691 pages. Au début, je les ai vu défilées lentement, je me suis dit que cela allait être long… Puis on finit par s’intéresser aux pérégrinations de l’héroïne. Ce qui m’a paru un peu particulier ou compliqué, ce sont ses débuts d’histoire dans le passé puis retours dans le présent, puis on revient à un autre évènement qu’elle sort de sa mémoire et ainsi de suite pour finalement avoir la totalité du souvenir par petit bout.

C’est l’histoire d’une femme, mais également l’histoire des femmes avec les choix que l’on fait et que l’on assume plus ou moins, les erreurs que l’on commet, les douleurs, les désirs, de la solitude, de la sexualité, les sentiments et ressentiments, de l’exil aussi. Elle n’hésite pas à se mettre à nu. Elle épingle sa vie comme un papillon et la regarde avec un microscope. Elle parle beaucoup également de la relation (ou la non-relation) qu’elle a eu avec ses parents et les conséquences de son éducation sur sa vie.

Elle raconte en parallèle l’histoire d’un couple, issu d’un jugement pour adultère en 1848 au moment de la famine en Irlande et fait des parallèles par rapport à sa propre vie même si elle n’a jamais lié sa vie à un homme. Elle parle de l’Irlande, de ses paysages, du poids du catholicisme, de la relation entre les anglais et les irlandais.

Je classe ce livre en en 158ème position (sur 600) et lui donne 2 étoiles (à cause du début un peu laborieux, j’ai tout de même mis 13 jours pour lire 691 pages…).

PS1 : J’ai lu ce livre car il figure parmi les livres cités dans « la libraire de la place aux herbes » de Eric de Kermel.

PS2 : Ce livre est le 600ème que je mets dans mon classement.

PS3 : On ne sait pas vraiment ce qu'il advient de Marianne, accusée d'adultère en 1850... C'est un peu dommage.

18 août 2020

Tout ce que tu vas vivre

Présentation de l’éditeur

Le cœur du père de Dom cesse de battre dans les bras d'une femme qui s'éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse. Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu'il reçoit les condoléances d'un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d'autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.

J’avais déjà lu un livre de Lorraine Fouchet « entre ciel et lou » classé en 44ème position avec 3 étoiles.

Pour « Tout ce que tu vas vivre », j’ai apprécié les personnages et les petits (ou gros) secrets de chacun que l’on découvre au fur et à mesure. J’ai bien aimé les chapitres alternativement racontés du point de vue des deux personnages principaux. Ce livre nous rappelle l'envie et la nécessité de profiter de chaque bon moment de la vie.

Je classe ce livre en 140ème position et lui donne 3 étoiles.

14 août 2021

L’été des herbes sèches

Présentation de l'éditeur :

Durant l’été 70, un adolescent passe ses vacances dans la ferme d’un oncle, perdue dans une vallée de l’Aveyron. On y travaille encore à l’ancienne, les journées sont laborieuses, le mode de vie archaïque et les mœurs rudes, mais le garçon s’attache à ce monde à l’agonie, dont l’oncle est l’un des derniers survivants…

J'ai bien aimé ce livre de Daniel Crozes, entre le roman biographique, historique et le documentaire. Il détaille bien les rudes condirions de vie des paysans de l'époque, non encore motorises et fiers de leur labeur, même s'ils ont de faibles revenus.

J'ai moins aimé le manque "d'aération" du texte : très peu d'interlignes entre les paragraphes, même les dialogues ne permettent pas de revenir à la ligne ! Ce n'est pas très confortable et/ou agréable à lire.

Je classe ce livre en 365ème position et lui donne une étoile.

10 août 2021

Les lettres à Juliette

Présentation de l'éditeur :

Nina n'a pas été épargnée par la vie. À 18 ans, c’est une jeune écorchée vive. Son cœur a perdu toute envie de battre. Pour qui, pour quoi le ferait-il ? Imprégnée de l’histoire de Roméo et Juliette, son couple modèle, elle entreprend, seule, un voyage sur la terre célébrée par Shakespeare. De rencontres en découvertes, elle prendra conscience que la vie, si injuste soit-elle, sait aussi apporter des moments de bonheur. Saura-t-elle les reconnaître ? Ce voyage lui permettra-t-il de trouver enfin un sens à sa vie ?

J'ai l'impression de faire les mêmes commentaires sur les différents livres que je lis en ce moment. Cette dernière lecture, roman de Ninon Amey, est gentillette, un peu trop romantique et fleur bleue à mon goût. Le comportement de Nina est limite caricatural. Pourtant il y a de bonnes idées mais c'est un peu trop plein de bons sentiments. Quant à la rencontre fortuite à la fin, carrément pas crédible ! 

Je classe ce livre en 485eme position et ne lui donne pas d'étoile.

 

25 mars 2021

Lettre ouverte au monde musulman

Présentation de l’éditeur

Face au djihâdisme meurtrier, les consciences du monde musulman se sont indignées : "pas en mon nom", ont-elles crié pour refuser la confusion entre la barbarie de cet islamisme et la civilisation de l'Islam. Mais cette indignation est-elle suffisante ? Ne faut-il pas aussi que le monde musulman se remette en question ? Qu'il se demande pourquoi le monstre terroriste a choisi de lui voler son visage plutôt qu'un autre ?

C’est un court livre intéressant écrit par un philosophe de cultures française et musulmane. Il a le courage de critiquer ouvertement la religion musulmane mais l’occident en prend également pour son grade. Je n’ai d’ailleurs pas forcément compris pourquoi il oppose l’islam à l’occident et pas l’islam au christianisme. Abdennour Bidar prône la reconnaissance des richesses des deux cultures qui devraient davantage communiquer et chercher à se comprendre. Chaque culture a des travers qu’elle devrait chacune essayer de combattre.

Je classe ce livre en 342ème position et lui donne une étoile.

2 janvier 2021

La beauté du monde

Présentation de l’éditeur

Sur les photos de Martin et Osa Johnson, on voit ce couple vedette, ces amants de l’aventure, tels qu’ils prêtent à rêver, tels qu’ils inspirent à Michel le Bris ce roman-vrai du Continent noir : Osa, sensuelle, rayonnante, la carabine à l’épaule ou le viseur sur l’œil, saluant ici un chasseur au teint d’ébène, serrant ailleurs la main fripée d’un chimpanzé. Martin, l’ancien cuisinier de la croisière du Snark avec Jack London, l’ingénieux caméraman qui filma les réducteurs de têtes des Nouvelles Hébrides et les Big Nambas, maintenant commandant à une armée de porteurs, à l’assaut des territoires encore inviolés du Kenya. Martin et Osa Johnson, dans les années 1920, furent les grandes stars de l’aventure. Une certaine Winnie est chargée en 1938 d’écrire les mémoires d’Osa, veuve désormais, beauté flétrie réfugiée dans l’alcool. Commence un troublant face à face, où la jeune Winnie, outrepassant son rôle, prend peu à peu possession de son modèle, menant une enquête presque policière, traquant les zones d’ombres du couple qui révéla l’Afrique sauvage, mais paradisiaque, mais vierge, à l’Amérique. Mais il se pourrait bien que ce soit Osa, qui mène en fait le jeu, à travers ses confidences – Osa hantée par le mystère de la beauté du monde… Du New York des « Roaring twenties » à la jungle kenyane, de la « table ronde » de l’Algonquin, où Dorothy Parker et Zelda Fitzgerald furent les marraines new-yorkaises d’Osa, à la jungle étouffante du pays des Pygmées, des clubs de Jazz de Harlem où l’on ignorait résolument la prohibition tandis que s’inventait le style « jungle », au spectacle du monde primitif encore préservé : c’est toute une époque que Michel Le Bris nous fait revivre. Duke Ellington et King Kong, le Muséum d’histoire naturelle et les grands singes abattus, Hollywood et la fin du cinéma muet, les dernières heures de « l’heureuse » colonisation, les couleurs fauves d’une ferme en Afrique : un roman en technicolor.

Pfff, que j’ai trouvé ce livre de Michel le Bris difficile à lire : que de longueurs, de descriptions, de personnages ! La présentation de l’éditeur parle d’un face à face entre Osa l’exploratrice et Winnie qui doit faire sa biographie, en fait, on ne voit intervenir Winnie que trois ou quatre fois dans le livre. Quant à l’aventure en Afrique d’Osa et Martin, elle n’intervient réellement qu’à partir de la 289ème page ! (Le livre en contient 679). Les 288 pages précédentes ne parlent que de leur vie à New-York et seulement un peu de leurs précédentes découvertes sur les îles Salomon et à Bornéo.

Il y a beaucoup de personnages, tellement que j’en ai perdu le fil quand certains réapparaissaient dans l’histoire. Il aurait fallu un index récapitulatif.

Bref, je me suis perdue et ennuyée, j’ai presque failli abandonner… Il m’a fallu 18 jours pour en venir à bout. C'est pourtant un livre que j'avais noté dans "la librairie de la place aux herbes".

Et surtout, les deux personnages principaux défendent la vie sauvage mais que de bêtes tuées pour pouvoir faire leur film ! Inutilement ?

Je classe ce livre en 569ème position (sur 603 que compte mon classement) et lui donne un « moins ».

21 février 2021

L'éducation aux temps du coronavirus

Présentation de l’éditeur

Le 12 mars 2020, face à la pandémie, le Président de la République annonce la fermeture de tous les établissements d'enseignement. Le ministre de l'Education nationale exhorte à assurer la "continuité pédagogique" à distance. Comment, dans l'urgence et l'impréparation, confinés, enseignants et élèves, familles et étudiants font-ils dans les semaines qui suivent ? Que révèle cette "crise" de l'état du système d'enseignement ? Comment ce confinement sert-il à l'accélération des réformes gouvernementales en cours ? Treize spécialistes de l'éducation, de la maternelle à l'université, coopèrent et tentent de répondre à ces questions et d'ouvrir les chantiers de recherche que cette séquence inédite impose.

J’ai trouvé que ce livre était uniquement à charge contre le gouvernement et qu’il ne faisait que constater des éléments que l’on connaît déjà : la fracture numérique, la difficulté pour certains parents à aider scolairement leurs enfants, les différences selon le niveau social, l’isolement physique et psychologique qu’a imposé le confinement.

La « continuité pédagogique » demandée par le gouvernement a parfois été difficile à appliquer mais qu’aurait-il pu proposer d’autres ? D’ailleurs, les auteurs du livre critiquent les décisions venant d’en haut mais ils ne proposent, ne suggèrent absolument rien de ce qu’il aurait fallu faire. Si la recherche consiste à analyser une situation (qu’on connaît déjà) alors ils ont bien cherché mais qu’ont-ils résolu ? Le livre a été terminé le 1er juillet 2020, n'est-ce pas un peu tôt, a-t-on assez de recul pour analyser et apporter réellement quelque chose, n'est-ce pas un peu commercial ?

Les enseignants (la plupart) ont fait le maximum pour aider leurs élèves et c’est très bien. La situation a sûrement accentué les différences en fonction du niveau social, mais comment résoudre cela ?

Travaillant dans le milieu enseignant, dans une école d’enseignement supérieur, j’ai rencontré les mêmes difficultés avec les étudiants. Ceux qui avait un poste informatique défaillant, une mauvaise connexion internet, un ordinateur partagé par les parents ou la fraterie (et pour exemple, une famille privilégiant plutôt celui qui passait son bac que celui en 3ème année d’études supérieures).

Nos intervenants ont utilisé leur poste informatique personnel (ce qui n'est apparemment possible par les enseignants du public, selon les auteurs de ce livre, car tous les professeurs de l'Education Nationale n'en possèdent pas) et ont assuré les cours et modifé leur contenu, leurs supports de cours pour s'adapter à la situation.

On a fait le maximum, on a télétravaillé, on a prêté (et livré !) des ordinateurs aux étudiants, permis des connexions à distance sur les ordinateurs de l’école, assuré le maximum de cours en distanciel par visioconférence, reporté les cours où c’était impossible, adapté la pédagogie à cette contrainte qu’était le confinement lié à la situation sanitaire, apporté une aide psychologique par une ligne dédiée. Alors oui, c'est une école privée avec d'autres moyens que l'Education Nationale, mais même si on a trouvé la période compliquée, on s'est adapté au mieux. On a détricoté les plannings et retricoté, plusieurs fois, parce que l'on espérait toujours pouvoir revenir à l'école en présentiel avant la fin de l'année scolaire.

A aucun moment, on a incriminé le gouvernement, pour quoi faire ? Quel aurait été l’intérêt pour nos étudiants ?

Bref, se plaindre, c’est humain mais constatons plutôt le positif. Pour certains intervenants venant habituellement de loin, on a minimisé leur fatigue, les coûts de déplacement et d’hôtel et envisagé d’autres solutions qui perdurent encore à l’heure actuelle. Bien sûr, rien ne vaut un cours en présentiel, mais cette période a permis d’imaginer d’autres solutions ponctuelles ou durables, d’autres manières de fonctionner, des choses qui paraissaient impossibles, sont devenues possibles.

Je classe ce livre en 469ème position et ne lui donne pas d’étoile.

3 février 2021

Mémoire de fille

Quatrième de couverture :

"J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue." Dans Mémoire de fille, Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. S'appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu'elle a été dans un va-et-vient implacable entre hier et aujourd'hui.

C’est un peu étrange la façon dont l’auteure, Annie Ernaux, parle de cette fille de 1958, qui n’est autre qu’elle-même, comme si elle avait un regard extérieur et que cela ne la concernait pas vraiment. Son expérience doit faire écho à pas mal de femmes, en tout cas, il en a eu un chez moi. On devait toutes poser sur du papier notre première expérience, ou plutôt devrait-on dire notre non-expérience justement. Ecrire sur ce qui s’est passé permet peut-être de mieux comprendre et d’analyser, parce quand même, ce n’est pas anodin.

Je classe ce livre en 469ème position et ne lui donne pas d’étoile parce même si ce livre a éveillé des souvenirs ou des sensations, j’ai trouvé que c’était un peu trop bizarre de parler de soi de cette façon et si longtemps après les faits.

7 novembre 2020

La libraire de la place aux herbes

Présentation de l’éditeur

La librairie de la place aux Herbes à Uzès est à vendre ! Nathalie saisit l’occasion de changer de vie et de réaliser son rêve. Devenue passeuse de livres, elle raconte les histoires de ses clients en même temps que la sienne et partage ses coups de coeur littéraires. Elle se fait tour à tour confidente, guide, médiatrice... De Cloé, la jeune fille qui prend son envol, à Bastien, parti à la recherche de son père, en passant par Tarik, le soldat rescapé que la guerre a meurtri, et tant d’autres encore, tous vont trouver des réponses à leurs questions. Laissez-vous emporter par ces histoires tendres, drôles ou tragiques qui souvent résonnent avec les nôtres. Quand les livres inspirent et aident à mieux vivre…

Je l’ai dit dans le commentaire du précédent livre, j’aime les livres qui parlent des livres. C’est le cas ici avec « la librairie de la place aux herbes ». Je pense ne jamais avoir corné un livre autant que celui-ci. Tout d’abord, parce que j’hésite à corner un livre pour ne pas l’abimer, ensuite même si ce livre a un index à la fin avec tous les livres dont parle l’auteur, tous ne m’ont pas interpellée et enfin, j’ai corné également des pages où il y avait certains passages que je trouvais beaux. Je vous en mets d'ailleurs quelques extraits :

« Un jour je suis tombée sur un livre où les espaces avaient été oubliés. J’ai été immédiatement gagnée par une crise d’agoraphobie tant j’avais de la compassion pour ces mots sardines, maltraités comme à l’heure de pointe dans le métro parisien. » Page 24

« Je ne me suis jamais aussi proche de moi-même qu’en lisant les mots d’un autre. » Page 26

« Ce que j’ai trouvé de vraiment « beau » en venant de Saint-Jacques, c’est le chemin. Le chemin lui-même. Ce chemin marché par tant d’autres avant moi et où je posais mon pas, pression nouvelle sur la terre meuble. » page 75

« Tu sais, Nathalie, mon père… Je ne lui ai jamais dit que je l’aimais. Il est parti brutalement sans savoir que je lui étais reconnaissant d’avoir été le père qu’il a été. Depuis 5 ans, il me manque car il était celui à qui je pouvais tout dire. Les parents sont les seuls à aimer inconditionnellement. Depuis qu’il est parti, je prends le vent en pleine face et j’essaye d’assurer mais certains jours je trouve cela difficile. Je sens bien qu’avant il y avait quelqu’un qui était encore un peu responsable de moi. Ne pas lui avoir dit que je l’aimais revient comme un éternel regret, une cicatrice qui se rouvre, comme un silence qui hurle. » page 88

« Ce livre m’a rappelé mon père. Les hommes de cette génération ont souvent du mal à exprimer leurs sentiments, à accepter de laisser la mer se retirer en laissant à découvert les rochers saillants de leurs émotions. » Page 90

« Ralentir est le début du mouvement. Habiter le temps plutôt que lui courir après. Être à chaque chose pleinement plutôt qu’à de nombreuses incomplètement. » Page 111

« Je perçois bien souvent que mon énergie est modifiée par mon environnement. Je suis une éponge de la bonne humeur comme de la mauvaise de ceux qui me sont proches. Je suis sensible aux propos qui s’emportent, au ton qui monte, mais je suis aussi la première à rendre un sourire et à rire sans réserve. ». Page 151

« J’ai l’impression de réveiller les livres et tous ceux qui dorment dedans. Comme je suis une grosse dormeuse, j’éprouve de la compassion pour tout ce petit monde. Ce matin, c’est dans le rayon des classiques qu’il y a eu le plus de remue-ménage. Hugo avait la tête à l’envers, Maupassant s’était retrouvé dans les polars et Racine avait rejoint la table des nouveautés. » page 227 (Cette phrase me fait beaucoup rire !).

« Cessons de croire que le soleil, le loriot, la lune ou l’homme à notre bras sont acquis pour toujours et vivons comme s’ils pouvaient disparaître. Non pas dans l’angoisse de leur disparition, mais dans le bonheur de leur existence. » Page 252

Belle performance de l’auteur également, Eric de Kermel, car il arrive à nous faire oublier que ce livre est écrit par un homme tellement l’héroïne est pleine de sensibilité et proche de nos pensées.

Je classe ce livre en 45ème position et lui donne 3 étoiles. Je recommande !

 

2 novembre 2020

Le cercle des derniers libraires

Présentation de l’éditeur

Adrien Darcy, journaliste sportif, est en convalescence. Il vient de survivre à un grave accident de la route. Le jeune homme, la trentaine, n’a jamais su tenir en place et veut reprendre du service. Charles Batifol, son rédacteur en chef à la Montagne, quotidien régional basé à Clermont-Ferrand, lui confie un dossier non sportif : le meurtre de trois libraires de la région en trois mois. Darcy rechigne, ce n’est pas son domaine. Il finit cependant par accepter la mission : enquêter discrètement pour découvrir ce que la police n’a pas découvert, et en faire une avant-première dans La Montagne.

J’aime lire, j’aime les livres donc j’aime bien les livres qui parlent de livres. C’est le cas de celui-ci écrit par Sylvie Baron. Un roman, un peu policier, même si l’enquête est menée par un journaliste. Il y a de jolies trouvailles, de l’humour et plein de petites informations sur le métier de libraires. Je me suis attachée aux deux personnages principaux.

On parle beaucoup des libraires en ce moment avec la covid. Je ne suis pas sûre, en tenant compte de mon expérience personnelle, qu’interdire les grandes surfaces de vendre des livres va permettre aux libraires de récupérer ces ventes à la fin du confinement. Pour ma part, les 3 derniers livres achetés (dont celui-ci) proviennent d’une librairie (ouverte récemment) mais c’est assez rare. Je me fournis dans les rayons de supermarchés, de stations essences et surtout et principalement chez amazon via le téléchargement sur ma tablette (ou en livres papier mais c’est de moins en moins vrai). Et pour information, je n’ai pas eu plus de conseils en allant chez cette libraire que dans un rayon de supermarché… Elle est restée assise et ne m’a jamais demandé si je cherchais quelque chose de particulier.

Si c’était à refaire, je ferai en sorte de travailler parmi les livres.

Je classe ce livre en 80ème position et lui donne 3 étoiles.

Publicité
Le petit monde de So et de Fi
  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
Archives
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 224 676
Publicité