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Le petit monde de So et de Fi
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15 février 2026

Beaucoup de bruit pour rien

Présentation de l’éditeur :

La pièce met en scène deux couples principaux : Claudio et Héro, dont le mariage est menacé par la manipulation de Don Juan et Béatrice et Bénédick, dont la relation est marquée par des joutes verbales pleines d’esprit et de sarcasmes. L’intrigue commence après la vengeance De Don Juan sur Don Petro (Don Juan étant le frère illégitime de Don Pedre) qui cherche à semer la discorde entre Claudio et Héro. Parallèlement, Béatrice et Bénédick se livrent à une guerre de mots pleine d’humour, refusant de reconnaître leur attirance mutuelle. Don Pedre et Léonato (père d’Héro et oncle de Béatrice) cherche à déjouer les plans malveillants de Don Juan.

J’ai bien aimé cette pièce de Théâtre de Skakespeare car il y a deux histoires en une et des rebonds intéressants. Pour une fois, cela ne se termine pas par un drame. J’ai juste trouvé la manipulation de Don Juan un peu grossière ou Claudio et Don Pedre un peu crédules (mais bon, sinon il n'y aurait pas d'intrigue).

Je classe ce livre en 377ème position et lui donne deux étoiles.

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17 février 2026

La Musica et la Musica Deuxième

Présentation de l’éditeur :

Un homme et une femme se croisent, un soir, dans un hôtel de province. Ils sortent du tribunal qui vient de prononcer leur divorce. Tout est fini, comme après une mort. Alors ils peuvent parler. Cela n'a plus d'importance. C'est du moins ce qu'ils voudraient croire. Tout est fini, donc tout peut commencer. La parole ira jusqu'au bout, et l'amour aussi. Scénario pour la télévision anglaise, "dramatique" devenue une première pièce de théâtre, puis un film de cinéma, puis une deuxième pièce, La Musica ne cesse de réécrire l'impossible partition de l'amour.

Une pièce de théâtre, de Marguerite Duras cette fois, donc un peu plus récente que Skakespeare ou Victor Hugo. Un peu plus moderne aussi car il est question d’un couple qui vient de divorcer et qui se parle après. L’idée de départ est bonne et les mots échangés sont intenses et précieux. J'ai eu l'impression que l'histoire allait se terminer par un drame, mais finalement non.

Je classe ce livre en 295ème position et lui donne deux étoiles.

17 février 2026

Pélléas et Mélisande

Présentation de l’éditeur :

Golaud rencontre Mélisande au fond d'une forêt. Il ne sait qui elle est ni d'où elle vient, et elle-même ne sait pas le lui dire, semblant perdue dans la forêt comme sur la terre. Golaud épouse Mélisande et l'emmène chez lui, au pays d'Allemonde, où règne le vieil Arkël. Mais Mélisande tombe amoureuse de Pelléas, le demi-frère de Golaud. Tout pourrait conduire à une simple tragédie bourgeoise, dans ce conte aux allures médiévales. Mais le mystère qui entoure chaque personnage, la manière dont chacun semble étranger à lui-même et aux autres, les forces irrésistibles qui les entraînent, érigent cette histoire au rang de mythe.

Cette pièce de théâtre de Maurice Maeterlinck est très courte. Effectivement, on ne sait pas grand-chose des personnages, on sait juste qui est qui par rapport à qui. On ne sait pas trop non plus ce qui provoque la mort de Mélisande, cela reste volontairement flou. L’action se déroule dans des lieux fermés, forêts profondes, château, grottes, fontaine où la lumière naturelle est rare. Cela crée une impression d’isolement et de fatalité. Cette obscurité poétique et symbolique reflète l’état intérieur des personnages et le destin tragique qui les entraîne.

Je classe ce livre en 750ème position et ne lui donne pas d’étoile.

19 février 2026

Phèdre

Présentation de l’éditeur :

Alors que Thésée, roi d'Athènes, est introuvable, un sentiment trouble attache Phèdre, épouse du souverain, à son beau-fils, Hippolyte. Mais, toute à son culte, elle en vient à mépriser son idole : la princesse n'a pas l'amour aimant, et Hippolyte paiera cher sa préférence pour la pure Aricie. Phèdre est un corps brûlant, que la morale encombre et que les remords ennuient. Car l'incestueuse connaît un amour qui ne souffre pas l'objection. Elle aime en femme et en mère. Elle aime en monstre.

Alors, en plus d’être en alexandrins, cette pièce de théâtre de Jean Racine est en vieux français. A part la succession potentielle du trône de Thésée (quand on le pensait mort) que je n’ai pas comprise entre des lignées rivales, le reste était facile à lire et à comprendre. Tout est crédible, sauf la fin, où Thésée appelle le Dieu Poséidon pour punir Hippolyte en lui envoyant un monstre marin qui surgit des flots.

Je classe ce livre en 543ème position et lui donne une étoile.

24 février 2026

La recluse de Wildfell Hall

Présentation de l’éditeur :

Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall ? D’où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils ? Son arrivée alimente toutes les rumeurs dans la petite commune et éveille l’intérêt d’un cultivateur, Gilbert Markham. Naît entre eux un amour qu’elle refuse de toutes ses forces. De plus, la famille de Gilbert s’oppose à cette relation et, petit à petit, Gilbert lui-même se met à douter de sa secrète amie. Pourquoi un voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ? Entretiendraient-ils une liaison ? Publié en 1948, La Recluse de Wildfell Hall analyse sans concession la place des femmes dans la société victorienne. Ce livre est aujourd’hui considéré comme l’un des premiers romans féministes.

Bon, alors, j’ai trouvé ce roman d’Anne Brontë trop long. Ce n’est pas le nombre de pages (569) mais des longueurs à plusieurs endroits du récit : le premier quand on nous parle des addictions de Lord Lowborough, ensuite au début de la lecture du journal d’Helen et surtout pendant cette longue période où les deux protagonistes ne se voient plus et ne s’écrivent pas. On attend tout de même la moitié du livre pour savoir qui elle est et quelle est son histoire.

J’ai bien aimé la personnalité d’Helen car pour l’époque elle ose affronter les hommes par des répliques bien senties. Elle ose fuir un mari abusif et débauché, ce qui est contraire à la morale à la fin du 19è siècle. J’ai moins aimé le rapport à la religion où on sent qu’elle sert plus à asservir les femmes qu’à les soutenir.

J’avais préféré le précédent roman que j’avais lu d’elle « Agnès Grey » (classé en 210ème position avec 3 étoiles). Elle n'a d'ailleurs écrit que ces deux romans.

Je classe ce livre en 448ème position et lui donne une étoile.

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24 février 2026

La dispute

Ce matin, j'ai lu "La dispute" de Marivaux que j'avais commandé sur amazon, n'arrivant pas à l'avoir sur ma liseuse.

Je l'ai lu rapidement, c'est très court.

"Une étrange expérience est menée à la cour du Prince : deux jeunes filles et deux jeunes garçons ont été élevés dans l’isolement et l’innocence ; il est temps de les libérer et de voir comment ils se comportent les uns avec les autres. L'enjeu de cette expérience est de découvrir si la première infidélité amoureuse est commise par l'homme ou par la femme..."

Bon, j'ai trouvé que c'était un peu réducteur et très naïf. Eglé et Adine se trouvent chacune belles (on pense presque au culte de Narcisse) mais comment peuvent-elles se juger belles sachant qu'elles n'ont jamais eu de point de comparaison depuis leur naissance avec d'autres femmes ?

Pourquoi Mesrou et Carise sont-ils noirs ? Pour souligner leur rôle d'observateurs dans cette expérience ?

Y a-t-il un sexe plus infidèle que l'autre, je ne le pense pas. Je pense surtout que c'était beaucoup moins toléré pour les femmes que pour les hommes... Ah, encore maintenant ?

Je classe cette pièce de théâtre en 775ème position et ne lui donne pas d'étoile.

27 février 2026

Ruy-Blas

Présentation de l'éditeur :

À la fin du XVIIe siècle, à la cour d'Espagne, Don Salluste, exilé par la reine pour avoir séduit une suivante, décide de se venger. Ruy Blas, son valet, amoureux transi de la souveraine, sera l’instrument de ce projet diabolique. Pièce parmi les plus jouées du répertoire de Victor Hugo, Ruy Blas s'impose comme l’un des chefs-d'œuvre du drame romantique où la peinture des passions dévoile une tragédie politique.

Nouvelle pièce de théâtre, toujours en vers et en alexandrins, de Victor Hugo et dans la catégorie "romantisme", c'est à dire avec de l'amour et un drame à la fin.

Don Salluste se sert de l'amour de son valet pour la Reine d'Espagne pour se venger de celle-ci. 

J'ai bien aimé le passage où l'on découvre que la Reine n'a pas le droit de faire grand chose : manger seule, jouer aux cartes, regarder par la fenêtre, ... et le Roi n'est jamais là puisqu'il préfère chasser.

Je classe ce livre en 747ème position et ne lui donne pas d'étoile.

1 mars 2026

Clôture de l'amour

Un couple clôture son amour en deux monologues qui vont au bout de leur pensée, deux longues phrases qui ne sauraient s’interrompre, manière de solder les vieux comptes et marquer dans une langue poussée à bloc le territoire des corps. Clôture de l’amour, écrit pour les acteurs Audrey Bonnet et Stanislas Nordey, a été créé lors du Festival d’Avignon 2011 dans une mise en scène de l’auteur et a reçu un accueil enthousiaste auprès du public et de la critique. La pièce obtient, en 2012, le Prix de la meilleure création d’une pièce en langue française du Syndicat de la critique, le Grand Prix de littérature dramatique du Centre national du Théâtre et en 2013, le Prix de l’auteur du premier Palmarès du théâtre.

Bon, alors, je n'ai pas du tout aimé. En fait, je pense même que dans la réalité, cela ne pourrait pas exister. Laisser l'autre, celui qui nous quitte, parler pendant une demi-heure, sans l'interrompre et parler ensuite à son tour une demi-heure !

En plus, c'est confus, parce qu'il y a plein de répétitions, c'est un langage parlé, d'accord, mais trop de répétition tue la répétition.

C'est une pièce de théâtre qui a plu au Festival d'Avignon, c'est peut-être moins pénible à écouter qu'à lire...

Je classe ce texte de Pascal Rambert en 913ème position et lui donne un "moins".

10 mars 2026

La mythologie pour les nuls

Présentation de l’éditeur :

De la Grèce ancienne à la Rome antique, partez à la découverte de toutes les croyances et autres histoires fabuleuses qui ont façonné la culture occidentale. Cet ouvrage vous donnera aussi accès aux plus grands textes de Virgile, Homère ou encore Ovide, et vous permettra de devenir incollable sur : les caractéristiques d'un héros, d'une vestale, les dieux de l'Olympe, les monstres les plus célèbres, les plus grandes histoires d'amour...
Découvrez comment :
Prométhée tenta de berner Zeus
Est née Athéna, déesse de la Sagesse, mais aussi de la Guerre
Hercule a accompli ses douze travaux
Ulysse a mis vingt ans à retrouver Pénélope
Thésée a tué le minotaure

Je suis déçue par ce livre sur la mythologie. On parle d’un Dieu ou d’une Déesse, puis d’un autre et encore un autre pour revenir à un qu’on a déjà évoqué. J’aurais aimé un ou plusieurs arbres généalogiques pour m’y retrouver. Le seul tableau qui existe est celui des correspondances de noms entre les dieux grecs et les dieux romains.

J’imaginais que l’on aborderait les différents mythes de façon claire et bien distincte, or, pour moi, tout est mélangé et il y a des répétitions.

Bref, je ne suis pas sûre de retenir des informations de ce livre. Ma méconnaissance de la mythologie m’apparaît intacte.

Je classe ce livre en 721ème position et lui donne une étoile.

12 mars 2026

Huis-clos

Présentation de l’éditeur :

Un publiciste adultère fusillé pour avoir déserté, une jeune bourgeoise qui a noyé son enfant et poussé son amant au suicide, une employée des postes lesbienne qui a peut-être une mort sur la conscience : les trois se retrouvent en Enfer. Contrairement à ce qu'ils croyaient, l'Enfer n'est pas une chambre de torture mais un salon Second Empire où ils vont - éternellement - s'épier, se provoquer, tenter de se séduire et surtout se déchirer. On l'aura compris : "L'Enfer, c'est les Autres." Créé en 1944, Huis clos illustre une réflexion philosophique menée par Sartre un an plus tôt dans L'Être et le Néant, en particulier sur le "regard de l'autre" qui me constitue en "esclave" vis-à-vis de lui. À ce titre, la pièce s'inscrit dans la tradition, vivace jusqu'après la guerre, du "théâtre d'idées". Mais, en interrogeant le sens même de l'existence par des dialogues de tous les jours, dans un décor bourgeois qui figure un univers irréel, elle annonce aussi le "théâtre de l'absurde" qui triomphera dans les années 1950. Comédie de boulevard à portée métaphysique, elle doit à cette vocation paradoxale d'être aujourd'hui encore, en France et à l'étranger, l'un des plus grands succès du théâtre français contemporain.

Maintenant je saurais qui a écrit « l’enfer, c’est les autres » et pourquoi. Jean-Paul Sartre installe trois personnes dans une même pièce, un salon Second Empire qui ne ressemble pas à l’enfer tel qu’on se l’imagine mais qui va le devenir. Ce lieu où ils ne dormiront plus jamais, dont ils ne pourront plus partir, où ils vont tenter de se séduire, de s’épier et de se voir à travers le regard des deux autres, va effectivement devenir leur punition pour les mauvais actes commis pendant leur vie.

Intéressant.

Je classe ce livre en 591ème position et lui donne une étoile.

14 mars 2026

Pour un oui ou pour un non

Présentation de l’éditeur :

Dans une action concentrée, où tout ce qui compte est ce qui n'est pas dit, deux hommes s'affrontent, prennent à tour de rôle la position du dominant ou du dominé, deux amis se brouillent - peut-être - " pour un oui ou pour un non ". La tension qui existe sous les mots les plus simples, les mouvements physiologiques et psychiques souterrains communiquent au public une sensation de malaise, en même temps qu'ils le fascinent. Car cette dispute est la nôtre, ces mots, nous les avons prononcés, ces silences, nous les avons entendus. Tout un passé refoulé se représente, une profondeur inconsciente, des pulsions agressives. Par les mots, nous nous déchirons nous-mêmes, et nous déchirons les autres. Mais le silence est pire.

181 pages et 7,49 euros ok, mais seulement 20 pages concernent le texte de Nathalie Sarraute, le reste ce sont des commentaires, des contextualisations, des comparaisons avec d’autres auteurs, …

Ce qui est dit par les deux protagonistes (H1 et H2) est important mais plus important encore sont les non-dits qui ont précédé cette rencontre et ce que Nathalie Sarraute nomme les « tropismes ». Il est évident que ce que l’on dit à un interlocuteur compte autant que le contexte et que ce qui est souvent sous-entendu. Cette dispute met le doigt dessus.

Je classe ce livre en 607ème position et lui donne une étoile.

19 mars 2026

Tenez bon

Présentation de l’éditeur :

Qui n'a jamais été tenté de reculer devant le risque et le danger, ou de céder à la mélancolie ? Face à l'adversité, qu'elle soit intime ou collective, Pierre Assouline sait les livres qui nous donnent de l'espoir. Il suffit d'une page, d'une phrase ou même d'un seul mot pour forger en chacun d'entre nous un socle de résistance. Les paroles d'Albert Camus, Simone Veil, Jean Moulin, Rudyard Kipling ou Paul Celan, sans oublier Job, personnage biblique à la portée universelle, ni la chèvre de Monsieur Seguin, permettent de tenir bon dans les situations difficiles.
Tenir bon face à la barbarie ordinaire.
Tenir bon dans ses valeurs, et ne pas renoncer à ses convictions, quand tout nous pousse à les trahir.
Tenir bon dans la défense absolue de l'État de droit, pilier de la République.
Tenir bon chaque fois que l'on croit perdre une forme de dignité.
Tenir bon, à condition que cela ne se fasse pas aux dépens de la légèreté...

Trois petites choses avant de parler de ce que je pense du livre de Pierre Assouline :

  • J’ai eu envie de l’acheter car Laurent Ruquier a invité l’auteur pendant son émission « les grosses têtes »
  • J’ai trouvé le prix exorbitant : 17 euros pour 124 pages !
  • J’ai fait une petite pause dans la lecture des classiques. 

C’est un peu comme s’il y avait plusieurs livres dans un seul ou tout au moins différentes histoires que l’auteur nous raconte :  celle de Paul Celan, de Jean Moulin, de Rudyard Kipling, une rencontre avec Simone Veil, …

J’ai bien aimé l’idée que des livres puissent donner du courage ou de l’espoir dans des moments difficiles. Cela m’a fait penser à des otages qui expliquent à leur retour les moyens mnémotechniques qu’ils ont pu utiliser pendant leur captivité pour ne pas sombrer.

Je classe ce livre en 381ème position (sur 974 que compte mon classement) et lui donne deux étoiles.

25 mars 2026

Le chat du jardinier

Présentation de l’éditeur :

« La poésie, c'est le plus joli surnom que l'on donne à la vie. » Une tempête vient de ravager l'arrière-pays provençal. Louis, jardinier hypersensible, ne parvient plus à faire face aux épreuves qui s'accumulent et plonge dans une souffrance muette. Il va alors faire la connaissance d'une femme extraordinaire. Thalie, professeure de français fraîchement retraitée, à la fantaisie solaire et communicative, va lui proposer un pacte : Louis soignera les oliviers et les lauriers-roses de son domaine voisin dévasté tandis qu'elle l'initiera aux pouvoirs de la poésie. De Sappho à Hugo et Rimbaud, de Pessoa à Neruda, un hymne aux mots des plus grands poètes, à l'amitié et à la vie.

J’ai lu et adoré le livre « les yeux de Mona » du même auteur Thomas Schlesser. Il était question d’œuvres de la peinture racontées par un grand-père à sa petite-fille où il expliquait le contexte et la vie des artistes. Ici, c’est une ancienne enseignante qui apprend la poésie à un jardinier.

C’est très intéressant mais plus difficile à retenir (d’un côté, il y avait 51 œuvres de peintres, ici, il y a plus de 130 poèmes). Il y a quelques textes que je connaissais, j’en ai découvert la plupart. De la même façon, dans ce livre, il explique l’origine des poésies et résume la vie de leurs auteurs.

Je classe ce livre en 113ème position et lui donne trois étoiles.

31 mars 2026

Les fleurs du mal

Présentation de l’éditeur :

Publié le 21 juin 1857, le recueil intitulé Les Fleurs du Mal scandalise aussitôt la société conformiste et soucieuse de respectabilité. Couvert d'opprobres, son auteur subit un procès retentissant. Le jugement le condamne à une forte amende, réduite sur intervention de l'Impératrice ; il entraîne la censure de six pièces jugées immorales. Nourrie de sensations physiques que la mémoire restitue avec acuité, l'œuvre exprime une nouvelle esthétique où l'art poétique juxtapose la palette mouvante des sentiments humains et la vision lucide d'une réalité parfois triviale à la plus ineffable beauté. Elle exercera une influence considérable sur des poètes aux publications ultérieures.

On ne peut pas dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture des « fleurs du mal » de Charles Baudelaire. C’est difficile à lire, il m’a fallu souvent relire plusieurs fois certains passages pour les comprendre (quand je les ai compris). L’IA m’a beaucoup aidé à décoder de quoi parlent certains poèmes. Je n’ai pas vu ce qu’il y avait de plus scandaleux dans les fameux 6 poèmes à part que pour certains ils parlent d’homosexualité, ce qui était interdit et très choquant pour l’époque. J’en ai trouvé d’autres sur la mort bien plus terrifiant. J’aurais certainement dû ne pas tout lire à la suite. Peut-être qu’en en lisant un de temps en temps, je les aurais davantage appréciés.

Je classe ce livre en 861ème position et ne lui donne pas d’étoile.

8 avril 2026

Les souffrances du jeune Werther

Présentation de l’éditeur :

Jeune homme rêveur, Werther rencontre Charlotte lors d'un bal. Il en tombe éperdument amoureux ; mais celle-ci est fiancée à un autre. Partagé entre son amour et son sens de l'honneur, Werther refuse tout compromis et sombre dans le désespoir. Se heurtant de toutes parts à une société hostile, aspirant à un bonheur interdit, quelle issue peut-il s'inventer pour sortir de ce dilemme ? Hymne à la jeunesse et à ses ardeurs, texte fondateur du romantisme allemand, Les Souffrances du jeune Werther est le premier roman de Goethe....

Werther est très sensible, passionné et idéaliste. La femme qu’il aime est promise et va se marier à un autre. Il est heureux quand il est près d’elle et souffre dès qu’il s’en éloigne. Il choisit de partir mais finit par revenir. Il est submergé par ses émotions, Charlotte lui demande de ne plus la revoir. Il perd le sens de sa vie et décide de se suicider. Il préfère mourir que de renoncer à son idéal d’amour absolu.

C’est une critique indirecte de l’excès de sensibilité et le refus de la réalité de Johann Wolfgang Von Goethe.

Je classe ce livre en 750ème position et lui donne une étoile.

10 avril 2026

Les feuilles d'automne

Présentation de l’éditeur :

Les Feuilles d'automne est un recueil de poèmes de Victor Hugo publié en 1831. Il regroupe en particulier six poèmes appelés Soleils couchants. Ecrits à vingt-huit ans, les 40 pièces des feuilles d'automne sont une oeuvre de transition. Selon Hugo, ce sont des vers sereins et paisibles, des vers de la famille (avec ses émotions), du foyer domestique, de la vie privée ; des vers de l'intérieur de l'âme.

Bon, ce sont des poèmes, en vers, de Victor Hugo. Ce n’est pas très gai la plupart du temps car cela parle du temps qui passe (l’automne) et de la jeunesse qui s’envole. Il parle de la nature, de la famille et de la maturité qui vient avec le temps. Il est question de Dieu aussi, assez souvent.

Je classe ce livre en 759ème position et lui donne une étoile (parce que je me suis souvent ennuyée même si c’est parfois très beau).

11 avril 2026

Au jardin, le printemps est bien là

Voici le saule qui redémarre et le prunus en fleurs :

Les crocus, je pensais déjà les avoir partagés sur le blog, mais a priori pas :

 Les mêmes sous un autre angle avec la lumière :

Les muscaris que je trouve jolis (petit mari est moins fan) :

Les jonquilles :

Les jacinthes dont la tête est si lourde qu'elles penchent :

Les iris, devant la maison côté gauche, sortent en nombre :

 et du côté droit également :

 

12 avril 2026

La tour de Nesle

Présentation de l’éditeur :

La Tour de Nesle apparaît comme le miroir, grossissant et déformant, dans lequel se reflète la société de 1832. Ce corps social se compose de trois groupes distincts : le pouvoir, le peuple, ainsi qu'un tiers état plus insaisissable. Le pouvoir est représenté par Marguerite de Bourgogne, car le roi n'apparaît que brièvement. Autour d'elle se pressent le ministre Marigny et les courtisans, ainsi que les instruments de ses crimes (Orsini, Landry) ; ceux qui appartiennent à la sphère du pouvoir regardent de haut ce peuple, traité, dans la première scène, comme un chœur qui annonce la tonalité sinistre du drame, auquel il assiste sans pouvoir d'intervention. En marge se meuvent des êtres en porte à faux qui méprisent autant les privilégiés que le peuple : ce sont Buridan ou Philippe et Gaultier d'Aulnay, qui sont de naissance inconnue ou mystérieuse et portent des noms empruntés ; ils recherchent le pouvoir ou l'amour, et plus profondément une forme d'intégration à une société qui les a exclus. Quant à l'action de la pièce elle-même, la libido mortifère de Marguerite dans laquelle elle se réfugie afin d'oublier sa maternité criminelle, elle a pour conséquence le meurtre des amants, impliquant inceste et infanticides réels, puisque le destin donne pour amants à Marguerite ses propres fils.

J’ai bien aimé cette pièce de théâtre d’Alexandre Dumas. Au début, j’ai eu peur de me mélanger avec le nombre de personnages mais c’est finalement très accessible. J’ai apprécié l’intrigue, un peu comme un roman policier. J’ai compris assez vite qui était Philippe et Gaultier d’Aulnay dès qu’il a été question de Marguerite de Bourgogne jeune.

Je classe ce livre en 299ème position et lui donne deux étoiles.

19 avril 2026

Corinne et l'Italie

Présentation de l’éditeur :

Lord Nelvil, jeune Anglais hanté par les regrets, tourmenté par son passé, rencontre en Italie une femme hors du commun. Corinne, à la fois poétesse et artiste, fascine par son intelligence, son talent et sa liberté. Leurs destins se croisent et se lient.

Ce roman est aussi l’occasion pour Germaine de Staël d’explorer la condition de la femme au sein des différentes sociétés européennes, en s’appuyant sur les contrastes entre une Italie passionnée et une Angleterre plus réservée. Mélange d’amour, d’art et de voyage, et joignant la sensibilité à la réflexion, il conduit à la découverte de l’Italie comme espace de beauté et de liberté.

Que c’est long ! En plus, c’est une écriture au kilomètre, sans interligne et pas de retour à la ligne, même les dialogues, c’est d’ailleurs perturbant parfois de savoir qui parle.  

J’ai bien aimé le début où Oswald, Lord Nelvil, rencontre Corinne. Celle-ci lui fait découvrir les principaux monuments de Rome ainsi que les beaux-arts de cette ville. J’y ai retrouvé les souvenirs du Capitole et de la Basilique Saint-Pierre, notamment. J’ai trouvé toutefois qu’il y avait des longueurs comme si cela devenait un guide touristique à lire d’une traite. Le plus intéressant restant les dialogues entre les deux protagonistes. Ensuite, l’indécision d’Oswald entre Corinne et Lucile devient pénible. Et le fait qu’Oswald ne se confie pas plus à Lucile que Lucile ne se confie à lui provoque beaucoup d’incompréhension, de même avec Corinne… Et puis, on constate que la condition de la femme de l’époque reste de s’occuper de son foyer et d’être soumise à son mari.

Petit extrait :

Il eût voulu que Corinne, timide et réservée comme une anglaise, possédât cependant pour lui seul son éloquence et son génie. Quelque distingué que soit un homme, peut-être ne jouit-il jamais sans mélange de la supériorité d’une femme : s’il l’aime, son cœur s’en inquiète, s’il ne l’aime pas, son amour-propre s’en offense.

Bref, je me suis ennuyée souvent, et dans ces cas-là, 599 pages, c’est long.

Je classe ce livre en 800ème position et ne lui donne pas d’étoile.

28 avril 2026

L'affaire Jane Eyre

Présentation de l’éditeur :

Nom : Thursday Next
Age : trente-six ans
Nationalité : britannique
Profession : détective littéraire
Signe particulier : vétéran de la guerre de Crimée
Animal domestique : un dodo régénéré, version 1.2, nommé Pickwick
Loisirs préférés : rencontrer des personnages de romans, chercher à découvrir le véritable auteur des pièces de Shakespeare, occasionnellement, aider son ami Spike à traquer des vampires
Mission actuelle : capturer l'un des plus grands criminels de la planète, j'ai nommé... Ah, c'est vrai, j'oubliais – il ne faut surtout pas prononcer son nom car il vous repère aussitôt ; disons simplement que c'est l'homme qui tue dans un éclat de rire !

J’ai acheté ce livre sur les conseils d’une collègue (j’ai même acheté le tome 2 en même temps).

C’est complètement déjanté, un peu trop pour moi. Entre le père de l’héroïne qui navigue dans le temps, le méchant qui ne craint pas les balles, l’héroïne qui entre dans le roman et modifie la fin de Jane Eyre, et plein d’autres choses du même genre, c’est un peu beaucoup. Il y a énormément de personnages, certains que l’on ne voit qu’une fois, alors c’est parfois un peu difficile à suivre.

Je classe ce livre en 490ème position et lui donne une étoile (pour l’imagination débordante de l’auteur).

10 mai 2026

Mrs Dalloway

Présentation de l'éditeur :

"Une journée dans la vie d’une femme. Vivant dans la haute société anglaise, au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’héroïne s’interroge sur ses choix – pourquoi n’a-t-elle pas épousé l’homme qu’elle aimait vraiment, qui lui rend visite ce jour-là? –, ses souvenirs, ses angoisses – pourquoi est-elle si frappée par la mort d’un ancien militaire qui ne s’est pas remis de la guerre, pourtant un parfait inconnu pour elle? Crise existentielle qui mène à un dédoublement de personnalité, aux portes de la folie. Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, mais aussi de se reconnaître soi-même. Comment s’émanciper du carcan social, comment assumer son identité? Publié en 1925, Mrs Dalloway est le chef-d’œuvre de Woolf et l’un des piliers de la littérature du XXe siècle. Dans ce roman poétique, porté par la musique d'une phrase chantante et d’une narration incisive, les impressions deviennent des aventures."

Sur 368 pages, il y a 66 pages de préface et 35 pages de dossier à la fin... C'est écrit au kilomètre (même les dialogues) et il n'y a pas d'interligne. La forme est donc peu digeste.

J'avais déjà lu un livre de Virginia Woolf : "Une chambre à soi". Je lui avais mis 2 étoiles.

J'ai trouvé le début un peu ennuyeux mais ensuite on passe d'un personnage à l'autre à la première personne et cela devient plus intéressant. 

Quant à la fin (du roman et de l'unique journée de la vie de Mrs Dalloway), cela s'arrête brusquement, sans que Clarissa n'ait rejoint Peter et Sally lors de la soirée. Donc pas vraiment de fin à cette histoire. Dommage.

Je classe ce livre en 436ème position et lui donne 1 étoile.

19 mai 2026

Retrait des cornouillers et des véroniques

Des cornouillers avaient envahi une partie du jardin :

On a fait intervenir deux jardiniers et en une journée de travail :

La même portion de terrain vu depuis le côté avant :

Après leur passage :

Devant la maison, il y avait des véroniques mais qui étaient en partie abîmées et sèches :

 

Après une autre journée de travail des deux artisans :

 

Ils ont bien travaillé.

A voir ce que l'on va mettre à la place des cornouillers (à l'automne surement) et des véroniques.

26 mai 2026

Et toujours les forêts

Présentation de l'éditeur :

Corentin, personne n’en voulait. De foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence. À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Je n'ai pas aimé ce livre de Sandrine Colette (à part le début, avant la catastrophe). Je n'avais qu'une hâte, arriver à la dernière page. L'apocalypse, pas trop pour moi. C'est sombre, parfois jusqu'au glauque. Quand on pense que le pire est arrivé, et bien non, il y a encore davantage de tristesse, de noir, de pluie (acide la pluie bien sûr). Rien ne va, pas d'espoir, même le chien qu'il recueille est aveugle. Je suppose que c'est bien écrit car l'auteur nous transporte dans un monde parallèle mais je n'ai pu me raccrocher à rien.

Bref, je classe ce livre en 967ème position et lui donne "un moins".

28 mai 2026

Les éclats du bonheur

Quatrième de couverture :

Stella, gérante d’une boutique de décoration à Paris, ferme les yeux sur la situation financière catastrophique de son entreprise… comme sur le reste de sa vie. Quand son banquier lui pose un ultimatum pour rétablir au plus vite l’état de ses comptes, elle décide, contre toute logique, de s’envoler pour le Bénin. Elle est invitée à la célébration des soixante ans du foyer de jeunes filles Liberté, un lieu cher à son cœur où elle a exercé, trois ans plus tôt, une mission de bénévolat. En partant là-bas, Stella se persuade qu’aider les plus démunis apaisera ses tourments. Mais derrière ce voyage se cache autre chose : la peur d’affronter le chaos de son couple, l’échec d’un enfant qui ne vient pas et une douleur plus enfouie encore. À des milliers de kilomètres de Paris, Stella découvre que fuir n’empêche pas la vie de la rattraper.

Bon, j'ai trouvé ce livre d'Estelle Lequette un peu gentillet. Pendant le premier tiers du livre, l'héroïne Stella, n'arrête pas de se noyer dans un verre d'eau et de faire l'autruche face à ses problèmes. Ensuite, elle part au Benin et je ne pense pas qu'il faille se rendre la-bas pour se rendre compte de la chance que l'on a de vivre en France. Enfin, j'ai trouvé que les dialogues sonnaient faux et les tentatives d'humour mal amenées.

Bref, je n'ai pas aimé ce livre.

J'avais déjà lu deux livres de cette autrice "juste une étincelle de bonheur" classé 443ème avec une étoile et "l'elixir du bonheur" classé en 841ème position sans étoile.

Je classe celui-ci en 818ème position et ne lui donne pas d'étoile.

 

3 juin 2026

Par où entre la lumière

Présentation de l'éditeur :

Une plongée émouvante dans l'intimité d'une famille qui doit réapprendre à vivre après les épreuves qui l'ont brisée. Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu'elle croyait être son grand amour et dont elle s'était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d'un accident survenu dans l'enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. Tandis qu'elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu'elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches. Mais à présent saura-t-elle entendre, à son âge, l'appel du renouveau ? Saura-t-elle reconnaître le bonheur quand il se présentera à elle ?
 

Je n'ai pas senti passer les 600 pages de ce livre de Joyce Meynard. Elle nous raconte l'histoire d'une famille ordinaire, celle d'Eleanor, avec ses joies, ses peines, ses rencontres, ses accidents, beaucoup d'amour des siens, ses brouilles, ses réconciliations et une vision simple de la vie par Toby, cet enfant différent mais qui analyse les choses de belle manière. On s'attache à tous les membres de cette famille. La fin est peut-être un peu rapide par rapport au reste de l'histoire.

Je classe ce livre en 164ème position et lui donne 3 étoiles.

 

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Le petit monde de So et de Fi
  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
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