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Le petit monde de So et de Fi

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19 avril 2026

Corinne et l'Italie

Présentation de l’éditeur :

Lord Nelvil, jeune Anglais hanté par les regrets, tourmenté par son passé, rencontre en Italie une femme hors du commun. Corinne, à la fois poétesse et artiste, fascine par son intelligence, son talent et sa liberté. Leurs destins se croisent et se lient.

Ce roman est aussi l’occasion pour Germaine de Staël d’explorer la condition de la femme au sein des différentes sociétés européennes, en s’appuyant sur les contrastes entre une Italie passionnée et une Angleterre plus réservée. Mélange d’amour, d’art et de voyage, et joignant la sensibilité à la réflexion, il conduit à la découverte de l’Italie comme espace de beauté et de liberté.

Que c’est long ! En plus, c’est une écriture au kilomètre, sans interligne et pas de retour à la ligne, même les dialogues, c’est d’ailleurs perturbant parfois de savoir qui parle.  

J’ai bien aimé le début où Oswald, Lord Nelvil, rencontre Corinne. Celle-ci lui fait découvrir les principaux monuments de Rome ainsi que les beaux-arts de cette ville. J’y ai retrouvé les souvenirs du Capitole et de la Basilique Saint-Pierre, notamment. J’ai trouvé toutefois qu’il y avait des longueurs comme si cela devenait un guide touristique à lire d’une traite. Le plus intéressant restant les dialogues entre les deux protagonistes. Ensuite, l’indécision d’Oswald entre Corinne et Lucile devient pénible. Et le fait qu’Oswald ne se confie pas plus à Lucile que Lucile ne se confie à lui provoque beaucoup d’incompréhension, de même avec Corinne… Et puis, on constate que la condition de la femme de l’époque reste de s’occuper de son foyer et d’être soumise à son mari.

Petit extrait :

Il eût voulu que Corinne, timide et réservée comme une anglaise, possédât cependant pour lui seul son éloquence et son génie. Quelque distingué que soit un homme, peut-être ne jouit-il jamais sans mélange de la supériorité d’une femme : s’il l’aime, son cœur s’en inquiète, s’il ne l’aime pas, son amour-propre s’en offense.

Bref, je me suis ennuyée souvent, et dans ces cas-là, 599 pages, c’est long.

Je classe ce livre en 800ème position et ne lui donne pas d’étoile.

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12 avril 2026

La tour de Nesle

Présentation de l’éditeur :

La Tour de Nesle apparaît comme le miroir, grossissant et déformant, dans lequel se reflète la société de 1832. Ce corps social se compose de trois groupes distincts : le pouvoir, le peuple, ainsi qu'un tiers état plus insaisissable. Le pouvoir est représenté par Marguerite de Bourgogne, car le roi n'apparaît que brièvement. Autour d'elle se pressent le ministre Marigny et les courtisans, ainsi que les instruments de ses crimes (Orsini, Landry) ; ceux qui appartiennent à la sphère du pouvoir regardent de haut ce peuple, traité, dans la première scène, comme un chœur qui annonce la tonalité sinistre du drame, auquel il assiste sans pouvoir d'intervention. En marge se meuvent des êtres en porte à faux qui méprisent autant les privilégiés que le peuple : ce sont Buridan ou Philippe et Gaultier d'Aulnay, qui sont de naissance inconnue ou mystérieuse et portent des noms empruntés ; ils recherchent le pouvoir ou l'amour, et plus profondément une forme d'intégration à une société qui les a exclus. Quant à l'action de la pièce elle-même, la libido mortifère de Marguerite dans laquelle elle se réfugie afin d'oublier sa maternité criminelle, elle a pour conséquence le meurtre des amants, impliquant inceste et infanticides réels, puisque le destin donne pour amants à Marguerite ses propres fils.

J’ai bien aimé cette pièce de théâtre d’Alexandre Dumas. Au début, j’ai eu peur de me mélanger avec le nombre de personnages mais c’est finalement très accessible. J’ai apprécié l’intrigue, un peu comme un roman policier. J’ai compris assez vite qui était Philippe et Gaultier d’Aulnay dès qu’il a été question de Marguerite de Bourgogne jeune.

Je classe ce livre en 299ème position et lui donne deux étoiles.

11 avril 2026

Au jardin, le printemps est bien là

Voici le saule qui redémarre et le prunus en fleurs :

Les crocus, je pensais déjà les avoir partagés sur le blog, mais a priori pas :

 Les mêmes sous un autre angle avec la lumière :

Les muscaris que je trouve jolis (petit mari est moins fan) :

Les jonquilles :

Les jacinthes dont la tête est si lourde qu'elles penchent :

Les iris, devant la maison côté gauche, sortent en nombre :

 et du côté droit également :

 

11 avril 2026

La saison au potager redémarre

Voici ma parcelle de potager après le premier passage de motoculteur par Bernard :

Et voici Bernard pour un deuxième passage, deux jours plus tard :

et le résultat final, prêt pour démarrer la saison (au premier plan les artichauts) :

Première plantation, les oignons blancs, rouges et échalottes :

Ensuite (de droite à gauche), une ligne de radis, une de carottes et une de petits pois (dans le fond à droite on voit la rhubarbe qui est bien repartie) :

J'ai bêché le long de ma parcelle :

Pour pouvoir mettre une allée et limiter l'invasion de mauvaises herbes qui vient du tas de fumier de mes voisins :

Plantation de choux verts et rouges :

J'ai également mis des choux de Bruxelles et les premières laitues :

De l'autre côté de ma parcelle le long des fraisiers et des artichauts, j'ai également bêché :

Pour mettre une allée avec des dalles tous les 50 cm cette fois :

Les petits pois sont sortis:

Pour les protéger des chevreuils et pour les aider quand ils grimperont, j'ai mis des branches : 

 

10 avril 2026

Les feuilles d'automne

Présentation de l’éditeur :

Les Feuilles d'automne est un recueil de poèmes de Victor Hugo publié en 1831. Il regroupe en particulier six poèmes appelés Soleils couchants. Ecrits à vingt-huit ans, les 40 pièces des feuilles d'automne sont une oeuvre de transition. Selon Hugo, ce sont des vers sereins et paisibles, des vers de la famille (avec ses émotions), du foyer domestique, de la vie privée ; des vers de l'intérieur de l'âme.

Bon, ce sont des poèmes, en vers, de Victor Hugo. Ce n’est pas très gai la plupart du temps car cela parle du temps qui passe (l’automne) et de la jeunesse qui s’envole. Il parle de la nature, de la famille et de la maturité qui vient avec le temps. Il est question de Dieu aussi, assez souvent.

Je classe ce livre en 759ème position et lui donne une étoile (parce que je me suis souvent ennuyée même si c’est parfois très beau).

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8 avril 2026

Les lettres persanes

Présentation de l’éditeur :

En 1721 paraît anonymement un petit volume de lettres fictives, dans lequel des Persans visitant la France du début du XVIIIe siècle font part à leurs proches de leurs observations critiques. Montesquieu, qui en est l'auteur, vient de créer le premier roman épistolaire à plusieurs voix. En donnant la parole à des Orientaux, il place les lecteurs d'Occident en position de spectateurs de leur propre société et leur permet ainsi de mieux en mesurer l'étrangeté.

Je m’attendais à une lecture plus difficile pour « les lettres persanes » de Montesquieu. J’ai bien aimé surtout les échanges entre Usbek et les différents correspondants de son sérail. Je n’ai compris qu’à la fin qu’Usbek s’était éloigné de son harem pour fuir des ennemis et pourquoi il s’en éloigne si longtemps car il ne revient pas malgré la situation qui s’y dégrade. L’intérêt de ce roman épistolaire, c’est de voir la société européenne par les yeux d’un perse où il critique notamment la religion et le pouvoir.

J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, notamment lorsqu’Usbek évoque avec son ami le décroissement démographique des populations.

Je classe ce livre en 561ème position et lui donne une étoile.

Un extrait : 

 

"Je le puis dire : je ne connais les femmes que depuis que je suis ici; j'en ai plus appris dans un mois que je n'aurais fait en trente ans dans un sérail.

Chez nous, les caractères sont tous uniformes, parce qu'ils sont forcés: on ne voit point les gens tels qu'ils sont, mais tels qu'on les oblige d'être.

Dans cette servitude du coeur et de l'esprit, on n'entend parler que la crainte, qui n'a qu'un lan-gage, et non pas la nature, qui s'exprime si diffé-remment, et qui paraît sous tant de formes.

La dissimulation, cet art parmi nous si pratiqué et si nécessaire, est ici inconnue: tout parle, tout se voit, tout s'entend; le coeur se montre comme le visage; dans les moeurs, dans la vertu, dans le vice même, on aperçoit toujours quelque chose de naïf."

8 avril 2026

Les souffrances du jeune Werther

Présentation de l’éditeur :

Jeune homme rêveur, Werther rencontre Charlotte lors d'un bal. Il en tombe éperdument amoureux ; mais celle-ci est fiancée à un autre. Partagé entre son amour et son sens de l'honneur, Werther refuse tout compromis et sombre dans le désespoir. Se heurtant de toutes parts à une société hostile, aspirant à un bonheur interdit, quelle issue peut-il s'inventer pour sortir de ce dilemme ? Hymne à la jeunesse et à ses ardeurs, texte fondateur du romantisme allemand, Les Souffrances du jeune Werther est le premier roman de Goethe....

Werther est très sensible, passionné et idéaliste. La femme qu’il aime est promise et va se marier à un autre. Il est heureux quand il est près d’elle et souffre dès qu’il s’en éloigne. Il choisit de partir mais finit par revenir. Il est submergé par ses émotions, Charlotte lui demande de ne plus la revoir. Il perd le sens de sa vie et décide de se suicider. Il préfère mourir que de renoncer à son idéal d’amour absolu.

C’est une critique indirecte de l’excès de sensibilité et le refus de la réalité de Johann Wolfgang Von Goethe.

Je classe ce livre en 750ème position et lui donne une étoile.

31 mars 2026

Les fleurs du mal

Présentation de l’éditeur :

Publié le 21 juin 1857, le recueil intitulé Les Fleurs du Mal scandalise aussitôt la société conformiste et soucieuse de respectabilité. Couvert d'opprobres, son auteur subit un procès retentissant. Le jugement le condamne à une forte amende, réduite sur intervention de l'Impératrice ; il entraîne la censure de six pièces jugées immorales. Nourrie de sensations physiques que la mémoire restitue avec acuité, l'œuvre exprime une nouvelle esthétique où l'art poétique juxtapose la palette mouvante des sentiments humains et la vision lucide d'une réalité parfois triviale à la plus ineffable beauté. Elle exercera une influence considérable sur des poètes aux publications ultérieures.

On ne peut pas dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture des « fleurs du mal » de Charles Baudelaire. C’est difficile à lire, il m’a fallu souvent relire plusieurs fois certains passages pour les comprendre (quand je les ai compris). L’IA m’a beaucoup aidé à décoder de quoi parlent certains poèmes. Je n’ai pas vu ce qu’il y avait de plus scandaleux dans les fameux 6 poèmes à part que pour certains ils parlent d’homosexualité, ce qui était interdit et très choquant pour l’époque. J’en ai trouvé d’autres sur la mort bien plus terrifiant. J’aurais certainement dû ne pas tout lire à la suite. Peut-être qu’en en lisant un de temps en temps, je les aurais davantage appréciés.

Je classe ce livre en 861ème position et ne lui donne pas d’étoile.

25 mars 2026

Le chat du jardinier

Présentation de l’éditeur :

« La poésie, c'est le plus joli surnom que l'on donne à la vie. » Une tempête vient de ravager l'arrière-pays provençal. Louis, jardinier hypersensible, ne parvient plus à faire face aux épreuves qui s'accumulent et plonge dans une souffrance muette. Il va alors faire la connaissance d'une femme extraordinaire. Thalie, professeure de français fraîchement retraitée, à la fantaisie solaire et communicative, va lui proposer un pacte : Louis soignera les oliviers et les lauriers-roses de son domaine voisin dévasté tandis qu'elle l'initiera aux pouvoirs de la poésie. De Sappho à Hugo et Rimbaud, de Pessoa à Neruda, un hymne aux mots des plus grands poètes, à l'amitié et à la vie.

J’ai lu et adoré le livre « les yeux de Mona » du même auteur Thomas Schlesser. Il était question d’œuvres de la peinture racontées par un grand-père à sa petite-fille où il expliquait le contexte et la vie des artistes. Ici, c’est une ancienne enseignante qui apprend la poésie à un jardinier.

C’est très intéressant mais plus difficile à retenir (d’un côté, il y avait 51 œuvres de peintres, ici, il y a plus de 130 poèmes). Il y a quelques textes que je connaissais, j’en ai découvert la plupart. De la même façon, dans ce livre, il explique l’origine des poésies et résume la vie de leurs auteurs.

Je classe ce livre en 113ème position et lui donne trois étoiles.

19 mars 2026

Tenez bon

Présentation de l’éditeur :

Qui n'a jamais été tenté de reculer devant le risque et le danger, ou de céder à la mélancolie ? Face à l'adversité, qu'elle soit intime ou collective, Pierre Assouline sait les livres qui nous donnent de l'espoir. Il suffit d'une page, d'une phrase ou même d'un seul mot pour forger en chacun d'entre nous un socle de résistance. Les paroles d'Albert Camus, Simone Veil, Jean Moulin, Rudyard Kipling ou Paul Celan, sans oublier Job, personnage biblique à la portée universelle, ni la chèvre de Monsieur Seguin, permettent de tenir bon dans les situations difficiles.
Tenir bon face à la barbarie ordinaire.
Tenir bon dans ses valeurs, et ne pas renoncer à ses convictions, quand tout nous pousse à les trahir.
Tenir bon dans la défense absolue de l'État de droit, pilier de la République.
Tenir bon chaque fois que l'on croit perdre une forme de dignité.
Tenir bon, à condition que cela ne se fasse pas aux dépens de la légèreté...

Trois petites choses avant de parler de ce que je pense du livre de Pierre Assouline :

  • J’ai eu envie de l’acheter car Laurent Ruquier a invité l’auteur pendant son émission « les grosses têtes »
  • J’ai trouvé le prix exorbitant : 17 euros pour 124 pages !
  • J’ai fait une petite pause dans la lecture des classiques. 

C’est un peu comme s’il y avait plusieurs livres dans un seul ou tout au moins différentes histoires que l’auteur nous raconte :  celle de Paul Celan, de Jean Moulin, de Rudyard Kipling, une rencontre avec Simone Veil, …

J’ai bien aimé l’idée que des livres puissent donner du courage ou de l’espoir dans des moments difficiles. Cela m’a fait penser à des otages qui expliquent à leur retour les moyens mnémotechniques qu’ils ont pu utiliser pendant leur captivité pour ne pas sombrer.

Je classe ce livre en 381ème position (sur 974 que compte mon classement) et lui donne deux étoiles.

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  • Jeune quinca, Mariée, Maman d'un sportif de haut niveau en judo... Vous me retrouverez ici telle que je vis, avec mes bonheurs et mes indignations, telle que je suis, avec mes qualités mais aussi et surtout avec mes défauts !!
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