Corinne et l'Italie
Présentation de l’éditeur :
Lord Nelvil, jeune Anglais hanté par les regrets, tourmenté par son passé, rencontre en Italie une femme hors du commun. Corinne, à la fois poétesse et artiste, fascine par son intelligence, son talent et sa liberté. Leurs destins se croisent et se lient.
Ce roman est aussi l’occasion pour Germaine de Staël d’explorer la condition de la femme au sein des différentes sociétés européennes, en s’appuyant sur les contrastes entre une Italie passionnée et une Angleterre plus réservée. Mélange d’amour, d’art et de voyage, et joignant la sensibilité à la réflexion, il conduit à la découverte de l’Italie comme espace de beauté et de liberté.
Que c’est long ! En plus, c’est une écriture au kilomètre, sans interligne et pas de retour à la ligne, même les dialogues, c’est d’ailleurs perturbant parfois de savoir qui parle.
J’ai bien aimé le début où Oswald, Lord Nelvil, rencontre Corinne. Celle-ci lui fait découvrir les principaux monuments de Rome ainsi que les beaux-arts de cette ville. J’y ai retrouvé les souvenirs du Capitole et de la Basilique Saint-Pierre, notamment. J’ai trouvé toutefois qu’il y avait des longueurs comme si cela devenait un guide touristique à lire d’une traite. Le plus intéressant restant les dialogues entre les deux protagonistes. Ensuite, l’indécision d’Oswald entre Corinne et Lucile devient pénible. Et le fait qu’Oswald ne se confie pas plus à Lucile que Lucile ne se confie à lui provoque beaucoup d’incompréhension, de même avec Corinne… Et puis, on constate que la condition de la femme de l’époque reste de s’occuper de son foyer et d’être soumise à son mari.
Petit extrait :
Il eût voulu que Corinne, timide et réservée comme une anglaise, possédât cependant pour lui seul son éloquence et son génie. Quelque distingué que soit un homme, peut-être ne jouit-il jamais sans mélange de la supériorité d’une femme : s’il l’aime, son cœur s’en inquiète, s’il ne l’aime pas, son amour-propre s’en offense.
Bref, je me suis ennuyée souvent, et dans ces cas-là, 599 pages, c’est long.
Je classe ce livre en 800ème position et ne lui donne pas d’étoile.