Présentation de l’éditeur :

'Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.' Sylvain Tesson.

Que dire ? Je me suis ennuyée. Pourtant, j’aime la nature, j’aime visiter la France, j’aime les beaux paysages, j’aime marcher et découvrir mais je me suis ennuyée avec ce livre de Sylvain Tesson. Heureusement, il ne fait que 171 pages, car je ne sais pas si je serais allée jusqu’au bout s’il avait été plus long et pourtant vous savez que je termine toujours les livres que je commence.

Pourtant c’est souvent beau : « Certains hommes espéraient entrer dans l’Histoire. Nous étions quelques un à préférer disparaître dans la géographie » (page 37).

Je ne suis pas étonnée qu’il ait aimé la lecture (page 103) de « La ferme africaine » de Karen Blixen, autre livre contemplatif que j’avais trouvé particulièrement ennuyeux et insupportable (et aussi beaucoup plus long…).

J’ai bien aimé son idée des cercles concentriques, (en résumé) page 148 et 149 :

-          1er cercle le centre-ville charmant avec une églises restaurée et une librairie devant un salon de thé,

-          Le 2ème cercle avec le quartier pavillonnaire,

-          Le 3ème cercle avec le centre commercial et un rond-point qui mène aux champs, au hangar et à la forêt.

Et la conclusion : « tout cela prouvait une chose : avec des efforts, même le Français réussit à ordonner le monde ».

P 150 : « Dans la même journée, je passai par-dessus la Sarthe (…), l’autoroute (…) et une voie à grande vitesse dont je comprenais l’utilité : il fallait rajouter une ligne au réseau pour se précipiter vers des lieux qu’on serait pressé à nouveau de quitter. »

Surtout, il y a beaucoup de mots compliqués. J’ai fini par renoncer à les chercher sur wikipédia, ne lui en déplaise (il n’apprécie pas beaucoup l’envahissement des outils numériques, les histoires de réseau, de connexion, …).

Bref, je classe ce livre en 502ème position (sur 534) et lui donne un moins.