Présentation de l’éditeur

Ma foi, qu’est-ce donc que la vie, la vie qu’on vit ? D’expérience, elle a la douceur d’un airbag en béton et la suavité d’un démaquillant à la soude, la vie ne serait-elle qu’une épaisse couche d’amertume sur le rassis d’une tartine de déception ? Pas moins, pas plus ? C’est en tout cas la démonstration que nous livre Marion Messina, l’Emmanuel Bove de ces temps, dans Faux départ, son premier roman. À ma gauche, Aurélie, à ma droite Alejandro ! Entre la Grenobloise de toute petite extraction qui crève la bulle d’ennui dans une fac facultative, souffre-douleur d’un corps en plein malaise, et le Colombien expatrié, ça s’aime un temps mais ça casse vite. D’aller de Paris en banlieue et de banlieue à Paris, d’œuvrer comme hôtesse d’accueil, de manger triste, coucher cheap et vivre en rase-motte, rencontrer Franck puis Benjamin ne change que peu de choses à l’affaire. Renouer avec Alejandro ne modifie guère la donne : l’amour fou, la vie inimitable, le frisson nouveau sont toujours à portée de corps, mais jamais atteints. Toujours en phase d’approche, jamais d’alunissage. Marion Messina décrit cette frustration au quotidien avec une rigueur d’entomologiste. Que voulez-vous, la vie fait un drôle de bruit au démarrage. Jamais on ne passe la seconde. Faux départ, telle est la règle.

Vous lisez la présentation de l’éditeur et vous avez un résumé parfait du ton du livre. C’est sombre, c’est noir, c’est triste, c’est pessimiste, c’est long, … Je me suis ennuyée, pas une seule lueur d’espoir dans ce livre de Marion Messina. C’est pourtant un livre qui était recommandé dans le Biba de septembre (pas que ce soit une référence mais c’est ce qui a suscité mon achat). Je n’ai eu qu’une envie : arriver à la fin du livre pour passer à autre chose !

Je classe ce livre en 388ème position et ne lui donne pas d’étoile (et j'aurais peut-être même dû mettre un moins).